Au Havre : Françoise Nicollet ou l’ode à la vie

A 82 ans, Françoise Nicollet reste une fervente militante de la lutte contre la peine de mort.

Françoise Nicollet, 82 ans, reste une fervente militante de la lutte contre la peine de mort.


Le 30 novembre, à l’occasion de l’opération Villes pour la vie, villes contre la peine de mort, la délégation d’Amnesty International du Havre déclinera un programme d’actions culturelles à Montivilliers, Gonfreville et évidemment au Havre. La lutte contre la peine de mort, c’est l’engagement de Françoise Nicollet, l’une des représentantes havraises d’Amnesty, qui, depuis 1984, date de son entrée dans la délégation, s’y investit totalement. La France avait aboli la peine de mort, trois ans plus tôt.

« Mon rôle ? Informer, envoyer des courriers assez abondants aux autorités politiques et judiciaires des pays où nous nous battons pour sauver un prisonnier. Je fais signer également des pétitions. Quand je peux, j’écris des lettres de soutien aux familles. »

Un engagement naturel

Inlassablement, Françoise Nicollet écrit. À 82 ans, son engagement reste sans faille, même quand son combat échoue. Et d’évoquer alors l’Américain Troy Davis, mort par injection létale, en septembre 2011.

« J’avoue que ma tâche n’est pas distrayante, mais j’avais 15 ans en 1945. J’ai appris alors tellement de choses abominables qu’il m’a semblé naturel à ma retraite de prendre part à Amnesty car j’étais totalement sensible à sa cause. »

Dans la lutte contre la peine de mort, la militante défend les articles 3 et 5 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, ceux qui réfèrent au droit à la vie.

« La peine de mort, c’est une décision d’État. Mais en quoi a-t-il le droit de vie ou de mort d’autant que l’effet dissuasif de la peine de mort n’a jamais été démontré ? »

Françoise Nicollet se réjouit évidemment de voir le nombre de pays anti-abolitionnistes se réduire.

« Mais il ne faut pas que la mobilisation faiblisse en raison du trop grand nombre de pays qui exécutent dans des proportions incroyables. Nous craignons même un retour en arrière dans certains autres. » Françoise Nicollet promet d’être encore longtemps de cette mobilisation.

Une expo, du théâtre et plusieurs rassemblements

À l’occasion de l’opération “Villes pour la vie, villes contre la peine de mort”, Amnesty International Le Havre  propose plusieurs rendez-vous :
Exposition Faut-il abolir la peine de mort, jusqu’au 15 décembre, à la bibliothèque Condorcet, 50 rue Léon-Gambetta, à Montivilliers.
Opération Villes pour la vie, villes contre la peine de mort : rassemblement à Montivilliers et Gonfreville l’Orcher, le 30 novembre.
Théâtre Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, adapté par la Cie W, le 17 novembre, à 20h30, à la bibliothèque Condorcet de Montivilliers, les 30 novembre et 1er décembre au Poulailler, 7 bis rue du Général-Sarrail, au Havre.

        • Informations pratiques

          Pour obtenir plus de renseignements sur chacune des manifestations, contactez la délégation havraise d’Amnesty International au 06 21 03 67 87.

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