(fil-fax 15/11/12)
L’Insee Haute-Normandie vient de publier un numéro spécial de sa revue Aval (Octobre 2012, n°120) consacré aux territoires de la Communauté d’agglomération Rouen, Elbeuf, Austreberthe (CREA) étudiés à travers la démographie, le logement, la mobilité, l’emploi. L’étude titre sur la « diversité territoriale » de la CREA. Pour mettre en exergue cette caractéristique, la 8ème intercommunalité de France par sa population avec 492.000 habitants soit le quart de la Haute-Normandie, a été découpée en sept secteurs : la commune de Rouen, les plateaux nord, les plateaux est, la rive gauche, le secteur d’Elbeuf, la vallée du Cailly, Seine-Austreberthe.
Sans surprise, la ville de Rouen est le « pivot de l’armature urbaine » de la communauté même si sa taille est modeste avec 109.000 habitants, soit 22% des 70 communes de la CREA. Mais elle concentre 36% des emplois (80.000). Pour l’Insee, Elbeuf peut être considéré comme un « pôle complémentaire » avec ses 16.000 habitants. Les autres communes qui jouent un rôle sont plus peuplées qu’Elbeuf : Sotteville-les-Rouen, Saint-Etienne du Rouvray, Le Grand-Quevilly, Le Petit-Quevilly, Bois-Guillaume – Bihorel, Mont-Saint-Aignan (entre 20 et 30.000 habitants).
L’étude confirme les mouvements migratoires perçus année après année. L’ensemble du territoire s’est peuplé jusqu’au début des années 70 mais s’est fortement ralenti ensuite (+3% sur les trois dernières décennies). Les plateaux nord et est sont les bénéficiaires de la croissance. La pyramide des âges montre une surreprésentation des jeunes adultes – caractéristique des pôles urbains universitaires -, et au sein de la CREA, c’est Rouen qui est le secteur le plus jeune même si la proportion d’enfants est relativement faible. Les plateaux nord sont « les plus aisés » et le parc social « fortement concentré sur Rouen et la Rive gauche ». Rouen est également la ville où l’on construit le plus de logements, un constat à mettre en parallèle avec la dynamique démographique de Rouen sur les 10 dernières années.
Sur le plan économique, le territoire de la CREA offre 230.000 emplois, soit le tiers des emplois haut-normands. En mobilité, l’emploi génère 169.000 déplacements domicile – travail chaque jour à l’intérieur de la CREA. 60 et 70% de ces déplacements se font entre la Rive Gauche, Rouen, et les plateaux nord et Est. On comprend mieux l’impact de la coupure du pont Mathilde !
• Insee – Revue Aval Octobre 2012 n°120 : La CREA dans sa diversité territoriale. www.insee.fr
