Borloo se pose en leader de l’«opposition sereine»

Pour le patron de la jeune Union des démocrates et indépendants (UDI), créée il y a moins de deux mois seulement, la guerre de positions que se livre l’UMP est du pain bénit. Quelle qu’en soit désormais l’issue, la guerre Copé-Fillon laissera des traces à droite. Et notamment au centre droit.

Certes, jeudi matin, sur France Info, l’ancien ministre d’État de Nicolas Sarkozy a assuré que «ce qui se passe à l’UMP (le)désole», même s’il avait toujours pensé que c’était «prévisible». En fait, au-delà de la querelle de chiffres que se livrent les partisans de Jean-François Copé et ceux de François Fillon pour savoir lequel des deux serait le chef, Jean-Louis Borloo observe que le congrès de l’UMP a surtout révélé une chose: «Ce parti unique, unitaire, qui est de plus en plus à droite, ne représente pas une véritable alternance, une opposition capable de gouverner.»

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