Petroplus : une grève de la faim envisagée "jusqu’au sauvetage du site et de ses emplois"

La réunion du mardi 27 novembre à Matignon, n’ayant rien donné de concret, une nouvelle est prévue pour ce vendredi 30 novembre.

Selon Yvon Scornet, représentant des salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, « beaucoup de questions sont restées sans réponse » lors de la réunion organisée à Matignon, mardi 27 novembre.
Une seconde a donc été programmée ce vendredi 30 novembre. Les salariés souhaitent que le Président de la République, ainsi que le Premier ministre et les ministres concernés par cette affaire, soient présents. « Si à l’issue de cette réunion, il n’y a aucune avancée jugée concrète par les salariés de la raffinerie de Petit-Couronne, des actions seront mises en place« , a indiqué Yvon Scornet. Certains représentants du personnel se disent prêts à entamer une grève de la faim, « jusqu’au sauvetage du site et de ses emplois ».

Guerre des Chefs à l’UMP : le FN en embuscade.

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur le lamentable spectacle qu’offre aujourd’hui l’UMP : cette guerre pour la présidence du parti entre deux hommes dont le sens politique est dévoré par l’ambition personnelle et la quête du pouvoir.

L’exercice de la démocratie ne semble pas des plus évidents pour cette formation politique et pourtant, la démocratie, elle, a besoin d’un parti d’opposition crédible, constructif et fidèle aux valeurs républicaines.
Il serait facile de s’amuser ou de se réjouir de cette débâcle de la droite, mais ce serait sans en mesurer les réelles conséquences. 

En effet, l‘explosion de l’UMP laisse toute la place à Marine Le Pen . 
Certains militants séduit par les dérives « extrêmement » droitières de quelques uns pendant cette élection risquent de ne pas résister aux sirènes du FN qui se positionne donc comme seule force politique d’opposition crédible du fait de la déliquescence de la droite classique.
Nous, socialistes, devons poursuivre notre effort de pédagogie et d’écoute pour être au plus proche des préoccupations des Français, permettre la mise en oeuvre de la politique gouvernementale du changement et faire vivre la démocratie.

La Libye toujours en lice pour la Raffinerie de Petit-Couronne #Petroplus

Selon le cabinet d’Arnaud Montebourg, le fond souverain libyen aurait signé mardi (27/11/12) une lettre de confidentialité pour accéder aux données économiques et financières de Petroplus. Le même fonds avait démenti lundi être intéressé par la raffinerie en faillite.

La Libyan investment authority (LIA) a signé une lettre de confidentialité avec Petroplus concernant la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), alors qu’il avait démenti lundi s’intéresser à cette entreprise, a indiqué à l’AFP le ministère du Redressement productif. « Le fonds libyen a signé un accord de confidentialité avec Petroplus », a-t-on simplement déclaré, sans autre précision.

Selon l’Intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, cette lettre a été signée mardi matin avec les administrateurs judiciaires de la raffinerie en liquidation depuis le 16 octobre. « Cela veut simplement dire que les Libyens ont accès, comme une quarantaine d’autres sociétés avant eux, aux données industrielles et économiques de l’entreprise », a précisé Yvon Scornet, son porte-parole.Ce syndicaliste a cependant ajouté ne pas croire en cette solution. « Ils ne sont pas vraiment intéressés et cela va retarder de deux ou trois mois l’issue du dossier alors que nous ne pouvons plus attendre », a-t-il assuré.
 
« Obliger Shell à reprendre Petroplus ou la nationaliser »
Au cours d’une réunion à Matignon avec les parties prenantes et des représentants de plusieurs ministères, l’intersyndicale a plaidé mardi soir pour une cession à un repreneur début décembre. Si une telle issue n’était pas possible, elle demande au gouvernement d’obliger Shell, l’ancien propriétaire, à reprendre la raffinerie ou de la nationaliser.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait annoncé début novembre avoir reçu une lettre du fonds libyen, qui entendait selon lui « examiner le dossier ». Il s’était même rendu en Libye pour tenter de convaincre la LIA d’investir dans l’Hexagone, aux côtés de son homologue français, le Fonds stratégique d’investissement (FSI), dans une société « publique » qui aurait repris la raffinerie.La LIA a toutefois démenti lundi toute intention d’investir dans cette raffinerie de 470 salariés. « Les informations rapportées à ce propos ne sont pas justes et les médias n’ont pas pris la peine de les vérifier », a affirmé ce fonds dans un communiqué.
Un partenariat avec la Libye : « une très bonne idée » pour Laurent Fabius
De son côté, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius avait regretté mercredi matin –avant l’annonce de la signature de la lettre de confidentialité– le retrait libyen. « C’est très dommage parce que l’idée qu’un pays comme la Libye qui produit beaucoup de pétrole puisse entrer dans un partenariat avec une raffinerie en France, c’est une très bonne idée mais ça ne s’est pas concrétisé », avait-il déclaré sur France Inter.
La raffinerie normande a déposé son bilan le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison mère suisse. Le 13 novembre, le tribunal de commerce de Rouen a repoussé au 5 février la date limite de dépôt des offres de reprise, qui était fixée initialement au 5 novembre.

A cette date, une seule offre avait été déposée: celle du groupe NetOil, basé à Dubaï, mais elle avait été jugée « incomplète ». Six autres candidats potentiels s’étaient simplement déclarés intéressés: la LIA, Alafandi Petroleum Groupe (APG), basé à Hong Kong, l’Irakien Jabs Gulf Energy Ltd, l’Iranien Tadbir Energy Development Group, ainsi que les Suisses Activapro AG et Terrae International.
 

Scandale en Hongrie : l’extrême droite veut une liste des juifs

Marton Gyongyosi, un dirigeant du Jobbik, parti national radical hongrois, a suscité une vague d’indignation dans son pays en demandant au gouvernement de dresser une liste de juifs représentant un « risque pour la sécurité nationale », y compris parmi les députés.

Responsable des questions diplomatiques au Jobbik, la troisième formation politique de Hongrie, Marton Gyongyosi juge une telle initiative nécessaire à la suite du conflit dans la bande de Gaza. Le dirigeant d’extrême droite a réagi en déclarant devant le Parlement, selon une vidéo diffusée lundi soir sur le site internet du Jobbik : « Je sais que beaucoup de personnes d’ascendance hongroise vivent en Israël et que beaucoup de juifs israéliens vivent en Hongrie. Je pense qu’un tel conflit rend opportun un recensement des gens d’origine juive vivant ici, notamment au sein du Parlement hongrois et du gouvernement hongrois, qui, effectivement, constituent un risque pour la sécurité nationale en Hongrie ».

« Je suis un survivant de l’Holocauste », a réagi Gusztav Zoltai, directeur de la Fédération des consistoires juifs de Hongrie. « Chez les gens comme moi, cela génère une peur viscérale, même s’il est évident que tout cela répond uniquement à des considérations politiciennes. C’est la honte de l’Europe, la honte du monde. » De 500.000 à 600.000 juifs de Hongrie ont été exterminés par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, selon le Mémorial de l’Holocauste à Budapest. « Le Jobbik est passé de l’expression d’une superstition médiévale à une idéologie ouvertement nazie », a écrit Slomo Koves, grand rabbin du Consistoire juif unifié de Hongrie.

Le scandale a débuté après des propos du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Zsolt Nemeth, déclarant qu’aux yeux de Budapest, un règlement pacifique du conflit israélo-palestinien bénéficierait à la fois aux Israéliens d’ascendance hongroise, aux Hongrois juifs et aux Palestiniens vivant en Hongrie. Le gouvernement a vivement condamné ces déclarations. « Le gouvernement rejette strictement les propos extrémistes, racistes et antisémites de toutes sortes et fait tout pour éteindre de telles voix », a-t-il déclaré.

Marton Gyongyosi a tenté mardi d’atténuer ses déclarations en disant qu’il faisait uniquement allusion aux personnes possédant la double nationalité hongroise et israélienne. « Je présente mes excuses à mes compatriotes juifs pour mes propos qui ont pu être mal interprétés », a-t-il dit, selon le site internet du Jobbik. Il a par la suite affirmé au cours d’une conférence de presse qu’il ne démissionnerait pas et que l’affaire était à ses yeux close, a rapporté l’agence de presse MTI.

Créé en tant que parti politique en 2003, le Jobbik est entré au Parlement à la faveur des élections de 2010, qui lui ont offert 44 des 386 sièges de l’assemblée. Il a formé la Garde hongroise, une organisation de volontaires non armés rappelant à ses détracteurs les milices d’extrême droite de la Seconde Guerre mondiale.

Jean Asselborn:Vice-premier ministre et ministre des  Affaires étrangères du Luxembourg, "Israël doit cesser la colonisation"

onupays membre du Conseil de sécurité de l’ONU, Jean Asselborn soutient la démarche palestinienne d’obtenir un statut d’Etat non membre à l’ONU. « Cela ne résoudra pas tout. Mais ce sera un signal de la communauté internationale vers le peuple palestinien », affirme-t-il.

Quelle
sera l’attitude des pays européens lors de l’assemblée générale
de l’ONU, jeudi ?

Jean Asselborn. Il y aura une large majorité à l’assemblée générale de l’ONU pour soutenir la demande du président de l’Autorité palestinienne. Mais les Palestiniens insistent pour obtenir l’approbation de beaucoup d’États européens. Lundi dernier, nous avons fait un tour de table européen. Nous voulions éviter ce qui s’était produit lors du vote pour l’adhésion à l’Unesco où il y a eu un tiers de oui, un tiers de non et un tiers d’abstention, ce qui n’était pas une marque d’unité de la politique étrangère européenne. En fin de compte, il devrait y avoir une petite dizaine d’États qui diront oui et j’espère que les autres, dans leur majorité, s’abstiendront.

Qu’est-ce qui empêche
une position commune
de l’Europe ?

Jean Asselborn. C’est le poids de l’histoire. C’est en tout cas ce qu’expliquent certains pays, comme l’Allemagne. Mais Berlin ne devrait pas identifier les intérêts du peuple israélien et ceux du gouvernement Netanyahou. Tous les États européens devraient pousser ce gouvernement israélien vers une autre politique. La résolution présentée à l’ONU met sur un pied d’égalité les Palestiniens et le Vatican, avec un statut d’État non membre ! Cela ne résoudra pas tout. Mais ce sera un signal de la communauté internationale vers le peuple palestinien. Je considère qu’il faut rester en phase avec le discours fondamental de l’Union européenne sur les droits de l’homme. On ne peut pas, par exemple, critiquer les conditions à Cuba et accepter les conditions de vie faites aux Palestiniens. C’est un double langage. Il faut défendre les droits de l’homme partout, et surtout dans les territoires palestiniens. Depuis que le gouvernement israélien est dirigé par Benyamin Netanyahou, une solution négociée est devenue impossible. La politique de colonisation est une provocation permanente. Je comprends que les Palestiniens refusent de négocier dans ces conditions. Si cela se poursuit, une solution à deux États sera impossible. La création d’un État palestinien ne serait pas un cadeau pour les Palestiniens. Ce serait la condition sine qua non pour qu’Israël puisse vivre durablement en paix et en sécurité. Or, que fait l’Union européenne ? Elle rehausse le statut d’Israël.

L’Union européenne
n’a-t-elle pas les moyens de faire pression sur Israël, notamment avec l’accord d’association ?

Jean Asselborn. Le moyen le plus simple est d’interdire à Israël de poursuivre sa politique de colonisation, seul moyen de reprendre les négociations. Mais ça ne se fera pas avant les élections israéliennes du mois de janvier. À la fin de l’année 2008, alors que la France présidait l’Union européenne (UE), juste avant l’opération « Plomb durci » contre Gaza, on avait accepté de rehausser le statut d’Israël avec l’UE. Tout le monde était d’accord, en pensant avoir une influence plus importante. Va arriver le moment où l’UE sera forcée de considérer les moyens de pression qu’elle a en mains. Mais avec cette génération d’hommes politiques, il n’y aura jamais unanimité sur cette question. Il y a le poids de l’histoire d’un côté et l’influence des États-Unis sur les positions européennes. Il y a des pays qui veulent aller de l’avant, comme la Grande-Bretagne, mais les relations transatlantiques jouent un rôle dans leur positionnement. La France a maintenant une position claire. Si la Grande-Bretagne prend position pour le oui, cela pourrait aider à faire bouger l’Allemagne. Mais elle n’est pas encore prête à faire ce pas. Si on n’est même pas prêt à avoir une position commune sur une telle résolution, on n’arrivera jamais à avoir une position commune en ce qui concerne les moyens de pression dont nous disposons au niveau de l’accord d’association.

La gauche qui gouverne passe délibérément à côté d’une occasion historique de mettre en œuvre une vraie politique de gauche.

finances.jpgDonc ce qui était juste et bon pour les sénateurs socialistes avant les élections présidentielle et législatives ne l’est plus. Ils sont en passe de rejeter désormais les amendements qu’ils avaient eux-mêmes proposés avec le Front de gauche, quand la droite était au pouvoir.
Il ne s’agit pas là de chipotages et de bouts de ficelle. L’ensemble des mesures de ce contre-budget porte sur trente milliards ! C’est précisément le montant des économies que le gouvernement est censé faire dans le prochain budget.

La Fête de l’Huma

Eric Delsau avait négocié un stand du Front de Gauche plus important que les années précédentes (est-ce un signe ?) et il faut dire que le PG s’y était taillé la part du Lion. Les militants, une bonne vingtaine au total y ont défilé tout au long du week-end dernier, y compris des nouveaux et des futurs adhérents (l’Agit’Prop façon Lascroux ne doute de rien et n’en lâche pas davantage). Le FRIT a donné une représentation de son dernier spectacle.

Christian Gauthier avait invité Eric Coquerel à signer son livre « Au cœur du Front de Gauche » et Nicole Moulin, dimanche, a participé à un débat sur Les violences faites aux femmes puisque la journée était consacrée à ce sujet crucial.
Bref, Le PG, à la fête de l’Huma cette année, a tenu toute sa place et n’a surtout pas perdu son temps.

Faut-il retirer la passerelle ?

Jacques Généreux, au cours de son intervention à Caen, s’est dit sidéré par la phrase de François Hollande au cours de sa conférence de presse sur les mesures d’austérité : “Il a dit le pouvoir à changé mais la réalité, elle, n’a pas changé. La politique est faite pour changer la réalité. S’il n’y peut rien, qu’il rentre chez lui !”.
Difficile, dans ces conditions, de ne pas se sentir dans une opposition franchement de gauche, et plusieurs de nos camarades refusent désormais de considérer que le PS est socialiste. Parce que “socialisme”, en économie politique, ça signifie “appropriation collective des moyens de production” . Ce n’est pas par principe, mais la politique du gouvernement nous rejette de fait dans l’opposition.
Le PCF, ou plutôt ses parlementaires, semblent croire encore à leur capacité de convaincre les socio-démocrates de revenir à une politique un peu plus sociale. Au dessus de la fracture qui se creuse entre les deux gauches, ils ne se résolvent pas encore à retirer la passerelle.
Gare à ceux qui seront dessus quand elle tombera.

Valorisation des bio-déchets : des initiatives émergent, même dans la grande distribution

 
Avec les produits arrivés à leur date limite de consommation, les enseignes de grande distribution sont elles aussi concernées par l’obligation, d’ici 2016 de valoriser les bio-déchets par méthanisation ou compostage.

  Actu-Environnement.com

Les produits périmés sont la bête noire des patrons de tous les magasins alimentaires au premier rang desquelles les enseignes de grande distribution. En […]

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