"Johnny s’en va-t-en guerre" a reçu le prix spécial du jury du festival de Cannes, en 1971.
Le Volcan, la scène nationale du Havre, a décidé d’offrir en écho aux spectacles de sa programmation, un temps de cinéma. L’opération est organisée en partenariat avec le Studio pour un cycle de quatre séances cinématographiques. Les organisateurs ont choisi de décliner la thématique des guerres et des grandes épopées. Pour le tout premier rendez-vous, choix a été fait de retenir le fameux Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo (Johnny got his gun en version originale) pour entrer en résonance avec les deux spectacles de la scène du Volcan, War Sweet War qui fut proposé en octobre dernier et Guns! Guns! Guns! que le public aura découvert plus récemment, les 22, 23 et 24 novembre derniers.
« Que feriez-vous si vous deviez mourir dans moins d’une heure ? », interroge Jean Lambert-Wild dans War Sweet War. Le Blitz Theatre Group propose, lui, une revue délirante de l’histoire du XXe siècle, avec Guns! Guns! Guns! Dans cet échange entre art vivant et cinéma sur la manière de voir le monde, Johnny s’en va-t-en guerre est la promesse d’un bel écho cinématographique.
Un film intemporel
Tourné en 1971, ce film est une critique intelligente de la guerre mais aussi de la foi, du pouvoir. Finalement de l’iniquité de l’humain habile à faire la preuve de sa mauvaise foi, de sa monstruosité. Avec Johnny s’en va-t-en guerre, on s’installe dans l’horreur psychologique. L’histoire ? Écrabouillé par un obus sur un champ de bataille de la première guerre mondiale, Johnny est une épave humaine clouée sur un lit de souffrances qui implore qu’on l’achève.
« Le film est dur, moins en raison des images – on ne voit pas une goutte de sang – que de la torture mentale du personnage principal, amputé des quatre membres et ne possédant plus qu’un sens : le toucher », décrit le Volcan.
Johnny s’en va-t-en guerre, ce fut d’abord un roman écrit en 1938 par Dalton Trumbo, lui-même, afin de dénoncer l’absurdité de la guerre. En 2012, son caractère universel et intemporel demeure intact. À ne rater sous aucun prétexte !
Découvrez un extrait du film :
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- Informations pratiques
À découvrir jusqu’au 4 décembre au Studio, 3 rue du Général-Sarrail. Renseignements au 02 35 43 64 63. Séances : Mercredi, vendredi, mardi à 18h30, Jeudi à 20:30, samedi et dimanche à 16:30. Tarifs : de 6 à 3 euros.Film interdit aux moins de 12 ans.