Le Subway de la place Saint-Marc a été le théâtre d'un braquage lundi 26 novembre vers 21h30.
Lundi 26 novembre, il est un peu plus de 21h30. Emmanuel Germond, gérant du Subway de la place Saint-Marc quitte son établissement, laissant à deux de ses employées le soin de terminer le service, jusqu’à 22 heures. Dix minutes après son départ, deux hommes arborant des capuches et des foulards leur couvrant la presque totalité du visage font irruption dans le restaurant et menacent les deux employées avec une arme, pour se faire remettre le contenu de la caisse.
« L’un des deux a traîné une des deux employées au sol et entendant ses cris, sa collègue est venue voir ce qui se passait. C’est là qu’elle s’est retrouvée nez à nez avec le deuxième homme, qui lui a mis son arme sous le nez. Après, ils ont ouvert le tiroir-caisse, ils se sont emparés des 500 euros qui s’y trouvaient et on pris la fuite », raconte Emmanuel Germond.
« Les filles ont bien réagi »
Installé depuis moins d’un an place Saint-Marc, Emmanuel Germond déplore évidemment la perte financière, d’autant que depuis une semaine, ses deux employées ne peuvent évidemment pas travailler et qu’il se voit contraint de fermer son établissement plus tôt le soir, faute de personnel suffisant pour faire fonctionner son restaurant.
« Ce week-end aussi, on sera fermé. À trois, on ne pourra pas faire tourner le restaurant. C’est vrai que financièrement, c’est difficile, surtout que j’ai commencé l’activité depuis un an seulement, mais au-delà de cet aspect, je dois dire que les salariées ont très bien réagi : elles n’ont pas cherché à résister, elles n’ont pas paniqué. On ne peut pas savoir comment on réagirait dans cette situation, mais je dois dire que je suis très choqué de voir qu’on peut s’en prendre aussi violemment à des filles », s’indigne le responsable de la sandwicherie.
Aujourd’hui, l’enquête se poursuit pour identifier les deux braqueurs. La police est d’ailleurs en possession de la vidéo, enregistrée par la caméra du restaurant. Mais de toute façon, le gérant s’attendait un jour ou l’autre à subir ce genre d’agression.
« Il y a eu déjà deux braquages dans un autre Subway de Rouen, je savais bien que malheureusement, ça arriverait un jour ou l’autre. Les gens savent que ces restaurants marchent bien, alors c’est une cible toute trouvée » commente Emmanuel Germond, qui se demande s’il ne faudrait pas qu’il y ait un peu plus d’éclairage le soir dans la rue. Ce qui, estime-t-il, pourrait avoir un effet dissuasif.
« L’éclairage n’est pas assez puissant et je n’ai pas eu le droit de faire mon propre éclairage extérieur », confirme le gérant, qui pense que des patrouilles de police pourraient permettre d’éviter ce type d’incidents.