Frédéric Brandely signe l'œuvre d'une passion automobile.
Ultime représentante du très haut de gamme automobile à la française la Monica a vu le jour à la fin des années 60. Un fabriquant de wagons, M. Tastevin, était aussi amateur de voitures. À cette époque, il trouve qu’il n’y a plus de voitures de prestige en France et décide d’en créer une. Il lui donnera le prénom de son épouse.
Produite à 17 exemplaires, la belle des routes sera présentée pour la première fois en 1972. Mais une voiture qui consomme 20 litres au 100 à l’époque du premier choc pétrolier, ça en a freiné plus d’un.
« Nous les avons toutes retrouvées », souligne celui qui est passionné par les autos et motos depuis son plus jeune âge. Avec les prototypes, 25 véhicules de ce type ont été construits au total. « Ce modèle était précurseur. Il répondait au concept de voiture de sport à quatre portes, ce qui était rare à l’époque. C’est un principe qui est appliqué aujourd’hui chez Maserati. »
Deuxième édition
Il y a une vingtaine d’années Frédéric Brandely découvre la Monica par le biais du réseau des passionnés d’automobiles anciennes. Il se met alors à collecter tout ce qui se rapporte à cette voiture exceptionnelle.
« Ce n’est pas forcément grand public, mais il y a plein de belles histoires dedans ».
Après une première édition, en 2008, Frédéric Brandely vient de co-signer cette seconde avec Dominique Pagneux qui lui a permis d’augmenter le fond de documentation inédite illustrant ce livre.
Un prochain livre en projet ? « Oui, sur une marque de moto franco japonaise peu connue : Japauto. Pour l’instant je rencontre les acteurs de l’époque. Ce qui est intéressant, ce sont les anecdotes ».
Un petit documentaire en allemand, pour en prendre plein les yeux :
Click here to view the embedded video.
- Informations :
Monica, par Frédéric Branley et Dominique Pagneux, éditions le fil conducteur.
240 pages. Prix : 35 euros