Petroplus en deuil devant le tribunal de Rouen

Le mandataire iranien a été entendu, il est reparti du tribunal de commerce vers 11h.

Le mandataire iranien a été entendu, il est reparti du tribunal de commerce vers 11h. (DVelec)


Les salariés de Petroplus sont en deuil. Ils arboraient un brassard noir à la mémoire d’un de leurs collègues âgé de 47 ans, décédé ce lundi 3 décembre d’une crise cardiaque en allant porter sa fille à l’école…
Ils sont partis en voiture de la raffinerie et ont formé un cortège qui a ralenti la circulation jusqu’au tribunal. Environ 200 personnes étaient réunies, à 10h, ce mardi 4 décembre, devant le tribunal de commerce de Rouen, dont des élus comme le numéro 2 du PS, Guillaume Bachelay, et des militants syndicaux de la région.
L’audience de ce mardi matin est consacrée au dépôt de l’offre iranienne de Tadbir Energy, filiale de la fondation Imam Khomeiny, qui souhaiterait reprendre la raffinerie de Petit-Couronne toujours menacée de liquidation depuis son dépôt de bilan, en janvier dernier.

«  Représentée par son directeur général et son directeur juridique, venus tout exprès de Téhéran, la société iranienne, grand exploitant et raffineur chez elle proposera une reprise de l’ensemble du site normand, avec garantie de maintien des 550 emplois concernés », croit savoir Le Figaro.

Six autres repreneurs seraient intéressés par l’usine. « Il n’est néanmoins pas question que ce 4 décembre soit un deuxième 16 octobre », confiait Yvon Scornet, représentant syndicaliste, la semaine dernière à 76actu.

« Nous voulons que le tribunal convoque en urgence une autre audience pour décider de la cession à NetOil, le seul candidat à avoir réellement déposé une offre de reprise », a déclaré Yvon Scornet, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC avant l’ouverture des débats, ce mardi matin.

La raffinerie, qui emploie 470 salariés, a déposé son bilan le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison mère suisse et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre. Le tribunal de commerce a toutefois laissé jusqu’au 5 février aux candidats pour déposer une offre ferme.

Après le pschitt de la piste libyenne, la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, placée en liquidation judiciaire pourrait trouver son sauveur du côté de l'Iran ?

Après le pschitt de la piste libyenne, la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, placée en liquidation judiciaire pourrait trouver son sauveur du côté de l'Iran ?


Plus d’informations à venir…

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