Théâtre à Rouen : Marie-Laure Favry à travers le miroir

Marie-Laure Favry face à son miroir. (photo Annie Henry)

Marie-Laure Favry face à son miroir. (photo Annie Henry)


Depuis enfant, elle s’adonne au théâtre. Elle a suivi les ateliers à l’école, au collège, au lycée, mais ses parents ne souhaitaient pas la voir prendre cette direction artistique. Soit.  Marie-Laure Favry se dirige vers l’enseignement, mais, en parallèle, continue le théâtre et monte une compagnie : l’Ouvre-boîte, avec des anciens élèves du théâtre Duchamp-Villon.

Les planches vertes

En 2001, elle décide de quitter l’enseignement et de laisser s’exprimer sa passion de toujours. Elle lance alors la compagnie des Planches vertes, « mon bébé, mon bourgeon ».
En 2007, elle est invitée à rejoindre le théâtre Dullin pour écrire, mettre en scène et jouer du théâtre jeune public. Depuis, elle anime des ateliers théâtre à Notre-Dame-de Bondeville, et est revenue aux Planches vertes, cette compagnie avec laquelle elle crée en moyenne deux pièces par an. Parmi les dernières : Miroir d’elles.
Un porte-manteau, un miroir, une chaise et une comédienne sont sur scène. Cette dernière ne va pas vous narrer une histoire, mais elle va vous lire des histoires. Des histoires de femmes aux caractères différents.

Un jeu de miroirs

« C’est une lecture dramatisée d’un parcours de différentes tranches de vie de femmes qui se rapprochent en miroir. Le spectacle est monté de telle façon qu’une femme est en miroir avec une autre ».

L’origine de cette œuvre remonte à l’année dernière, plus particulièrement la journée de la femme du 8 mars 2011, à la médiathèque de Déville-les-Rouen. « C’était une commande, mais je n’ai pas envie que ça se résume à ça. Ces femmes là, je n’ai pas pu les quitter, j’aimerais qu’elles voyagent. Mais ce n’est pas un spectacle féministe ».

Des œuvres d’hommes

Au départ, Marie-Laure Favry a lu une soixantaine de livres : théâtre, textes, romans, poèmes. « Mais avec l’idée de trouver des miroirs, certains textes se sont naturellement éliminés. Et, pour plus de cohérence, je me suis arrêtée sur des monologues de théâtre. Sur les sept auteurs sélectionnés, cinq sont des hommes. Il faut croire que ce sont les hommes qui parlent le mieux des femmes ».
Après un passage à l’Almendra, et à l’espace le Point du jour, à Rouen, le 30 novembre, Marie-Laure Favry recherche des lieux où elle pourrait produire son spectacle, « de préférence des café littéraires. Cette lecture est destinée à tous les lieux où il y a des livres ».

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