Conséquence de 10 ans d’une politique de désindustrialisation de la droite, plans sociaux et fermetures d’usines se multiplient. Aujourd’hui plus que jamais, la sauvegarde de nos emplois industriels doit être au cœur de nos priorités.
La raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne cristallise toutes les attentions. Après 14 mois d’une lutte sans précédent pour tous les salariés et leurs représentants, la cession à Net Oil, seul candidat crédible à la reprise, est attendue.
A l’heure actuelle, le gouvernement mène un bras de fer avec Shell, qui n’alimente plus la raffinerie depuis plusieurs jours et prévoit de ne pas poursuivre au-delà du 15 décembre le contrat passé avec la raffinerie en avril dernier. Cela entraînerait de facto un nouvel arrêt du site et par conséquent des difficultés supplémentaires pour le repreneur qui devra ajouter 40 millions d’euros aux investissements prévus pour redémarrer la raffinerie. Autant dire que ce serait un échec.
Rappelons que Shell, sous l’ancienne mandature, avait négocié l’exploitation de puits offshore en Guyane. Le gouvernement actuel est donc en droit d’attendre « un retour sur investissement », en demandant la poursuite de l’alimentation en brut du site de Petit-Couronne, dans l’attente de la cession définitive à Net Oil.
Guillaume Bachelay, Député de Seine-Maritime, n°2 du Parti Socialiste, engagé sur ce dossier dès ses débuts, le rappelle : « il est indispensable que Shell prolonge de plusieurs semaines le contrat de processing. Avec les salariés et leurs représentants, je demande une nouvelle fois aux pouvoirs publics d’obtenir de Shell qu’il renonce à sa décision de mettre fin à ce contrat et qu’il le prolonge suffisamment pour que les repreneurs déclarés ou qui se déclareraient, consolident leurs offres. »
Le gouvernement est déjà à pied d’œuvre en ce sens. Le délibéré du Tribunal de Commerce est prévu ce vendredi 7 décembre.