Réforme bancaire: des lobbys très investis

Par Benjamin Masse-Stamberger – publié le 05/12/2012 à 09:37

Les banquiers français ont fait feu de tout bois pour empêcher une mise en cause de leur modèle économique. Les dispositions arrêtées par le gouvernement devraient leur donner satisfaction. C’est une régulation a minima des activités spéculatives qui se profile.

RÉFORME BANCAIRE - Face à la vigueur du réquisitoire du candidat François Hollande, Baudouin Prot (BNP Paribas), Jean-Paul Chifflet(Crédit agricole) et Frédéric Oudéa (Société générale) ont, à partir de 2011, multiplié les plaidoiries auprès des responsables socialistes.

RÉFORME BANCAIRE – Face à la vigueur du réquisitoire du candidat François Hollande, Baudouin Prot (BNP Paribas), Jean-Paul Chifflet(Crédit agricole) et Frédéric Oudéa (Société générale) ont, à partir de 2011, multiplié les plaidoiries auprès des responsables socialistes.
REUTERS/Kenzo Tribouillard/Pool

Il est 15 h 43, au Bourget, en ce dimanche 22 janvier 2012. Devant un parterre conquis, François Hollande attaque le passage clef de son discours : « Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage[…], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » Cet adversaire « a pris le contrôle de nos vies », « emprise devenue un empire », qu’il faut remettre au service de l’économie réelle. Un tournant, dans une bataille électorale qui mènera finalement le candidat socialiste à la victoire. 7 h 48, le lendemain : le téléphone de Karine Berger, économiste proche du candidat, identifiée comme partisane d’une ligne dure concernant la finance, se met à sonner. Au bout du fil, un représentant de la Fédération bancaire française (FBF), qui désire la rencontrer. La future députée des Hautes-Alpes est loin d’être la seule personne contactée dans l’entourage du candidat.

Lire tout l’article

Articles créés 17

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut