Le groupe Cap Seine poursuit sa croissance et sa diversification

(fil-fax 08/12/12)

Le groupe coopératif Cap Seine vient de présenter un bilan flatteur avec un chiffre d’affaires en hausse de 2,7% à 715,9 M€ pour son exercice 2011/2012 et un résultat net en progression de 7,5% à 8,7 M€. Historiquement implantée en Haute-Normandie où elle est née, Cap Seine a encore conforté sa place d’acteur agroindustriel au vu de ses multiples engagements et partenariats. Derniers en date, la création de deux nouvelles entités, Séliance et Sillage, qui sont pour l’une une union de production de semences avec la coopérative Noriap, et pour l’autre une union de commercialisation qui fédère outre Cap Seine, la coopérative de Luneray, Noriap et Capsom. Ensemble et avec leurs filiales, ces quatre coopératives sont susceptibles de commercialiser une production de trois millions de tonnes par an.

« Cap Seine va bien, performe bien, et entend contribuer à conforter et développer de la valeur ajoutée sur son territoire privilégié », a résumé Patrick Aps, directeur général, devant l’assemblée générale qui se tenait vendredi 7 décembre à Grand-Quevilly. Car c’est bien la diversification et l’intégration des filières par Cap Seine qui sont privilégiées. Ainsi le recul de 4% du pôle négoce “approvisionnement-collecte“ avec un chiffre d’affaires de 163,3 M€ ne pénalise pas le résultat du groupe. C’est la conséquence d’une baisse des rendements lors de la moisson 2011 qui a fait reculer la commercialisation de 10% (372.000 tonnes).

Cap Seine poursuit un objectif de valorisation des céréales dans des marchés industriels à forte valeur ajoutée, en s’adaptant si nécessaire. La coopérative est actionnaire de Tereos Internacional qui possède l’usine de Lillebonne, initialement conçue pour la fabrication d’éthanol pour les agrocarburants, dont les perspectives deviennent incertaines. Tereos y a donc investi 110 M€ dans la production de gluten et de glucose. Au total, l’usine absorbe 850.000 tonnes de blé (avec d’autres apports que Cap Seine…) ce qui fait dire au directeur général de la coopérative « qu’il n’y a rien à regretter de ce partenariat » qui a été contesté en raison des risques.

Cap Seine a également un partenariat dans l’agriculture biologique avec la première coopérative de céréales bio de France, Biocer. « C’est primordial que nous investissions dans le bio », remarque le président de Cap Seine, Jean-Jacques Prévost, qui place l’agriculture biologique dans une diversification indispensable : « Nous répartissons le risque et nous permettons à nos agriculteurs d’être plus sereins ». Le critère, c’est « l’intérêt de nos adhérents », ajoute Patrick Aps. La philosophie est la même pour « l’agriculture de précision qui doit permettre de délivrer la bonne dose et de mieux raisonner les apports, pour être au plus près des besoins ».

Cap Seine – Les chiffres clés

3.350 adhérents ; 613 salariés ; 716 M€ de chiffres d’affaires ; 1,5 million de tonnes de grains collectés ; 121.000 bovins commercialisés ; 13,7 M€ de capital détenu par les adhérents.

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