Vous y croyez, vous à la FIN du MONDE ce 21 décembre 2012?
Sornettes de gourous pour gogos new age amateurs d’antiquités précolombiennes ou… vérité?
LA FIN de la NORMANDIE A POURTANT UN NOM, UN VISAGE…



On vient de l’apprendre, ce vendredi 21 décembre…
Alain LE VERN
DEMISSIONNE!
oui… mais provisoirement et pour des raisons « techniques… » si l’on en croit cette brève visible sur le site de Paris-Normandie:
Alain Le Vern démissionne temporairement de la présidence du conseil régional de Haute-Normandie
Publié le vendredi 21 décembre 2012 à 12H35

Nous ne sommes pas en Italie où le Président du Conseil, M. Mario Monti, vient de démissionner… pour mieux se représenter en mars prochain, avec, l’espère-t-il, une majorité qui lui sera mieux acquise… Nous ne sommes modestement qu’au Conseil de la demi-région haute Normandie, mais l’on y joue une pantalonnade de sans-culottes digne des meilleures « combinaziones » à l’italienne. L’omniscient président Le Vern vient de démissionner. Rien à voir avec l’hypothétique « fin du monde » qui devait avoir lieu, hier, 21 décembre : c’est un départ de comédie puisque, comme dans une pièce de Feydeau, on annonce sa réélection le 14 janvier 2013, juste après la trêve des confiseurs. Ceux qui croyaient que le potentat local, touché par on ne sait quelle grâce, allait sacrifier – comme la dinde à Noël – l’un de ses mandats en vertu (?) de la prochaine loi, sans cesse reportée, sur le non-cumul en seront pour leurs frais : Alain Le Vern restera Sénateur et Président d’un Exécutif régional, fût-il celui d’une région-croupion… Pourtant, il avait, là, une belle occasion de joindre le geste généreux à la parole menteuse. Il ne sera pleinement Sénateur que pendant quinze jours, n’ayant d’ailleurs pas à siéger au Palais du Luxembourg (ce qu’il ne doit pas faire souvent) puisque, justement, trêve des confiseurs aidant, il n’y a guère de séances de la Haute Assemblée en cette fin d’année.
A quoi rime donc cette palinodie d’une démission claironnée pour une réélection cousue de fil blanc ?
Ce n’est qu’un épisode des amours tumultueuses d’une majorité toujours prête à se déchirer entre Socialistes (hégémoniques), d’une part, Verts (d’accord sur rien, mais avides de places) et Elus du Front de Gauche (d’une Gauche qui ne se reconnaît point dans le social-libéralisme gouvernemental), d’autre part. Pour l’instant, les Elus du P.R.G. sont en position de force d’appoint des Socialistes en attendant de pouvoir jouer un rôle d’arbitre…
Rien que de très classique, évidemment.
L’Opposition de Droite s’en amuse et compte les points.
Et la Normandie dans tout cela ? Poser la question, c’est y répondre et nous ne nous étendrons pas là-dessus.
Mais nous réitérons la seule question qui vaille : à quoi rime cette pantalonnade de sans-culottes ?
Il faut remonter à « l’étrange mic-mac » (le mot est de Fil-F@x) du 22 octobre. Guillaume Bachelay, ci-devant vice-président du Conseil Régional, appelé à d’éminentes fonctions au sein du P.S. – on voit quelles sont les priorités des Elus : le Conseil Régional, c’est de la petite bière ! – a démissionné de son poste. On devait le remplacer à la Commission permanente par Nicolas Mayer-Rossignol… Patatras : ce qui devait passer comme une lettre à la poste est remis en cause par les Socialistes eux-mêmes qui, dans la même fournée, entendent régler des comptes avec une autre vice-présidente, Hélène Ségura, qui, horresco referens, a désobéi aux caciques du Parti… On veut en profiter aussi pour régler le compte d’une autre socialiste, Bénédicte Martin, « en délicatesse avec le Président Le Vern »… Ce qui devait être un simple remplacement se transforme en scrutin de liste… et , résultat inattendu, le vote donne un siège supplémentaire à la Droite au détriment du Front de Gauche, qui perd la vice-présidence dévolue à Noël Levillain (P.C.)
Depuis, les Elus du Front de Gauche multiplient les coups de canif dans le contrat de la majorité et c’est la raison pour laquelle Le Vern, en démissionnant, puis en se représentant, pense rebattre les cartes.
Cette cuisine assez peu ragoûtante devrait passer inaperçue au milieu des fêtes de fin d’année.
Et cela vous amuse, chers lecteurs et correspondants ?… Nous profiterons de cette sordide péripétie pour vous adresser nos meilleurs vœux pour une année 2013 qui s’annonce, hélas, sous de tristes auspices…
Guillaume LENOIR
Commentaire de Florestan: