Rouen – Atelier au musée des Beaux Arts

Quoi de plus indiqué au lendemain de la fête de Noël que d’en prolonger l’aspect religieux? Une douzaine d’enfants en ont fait l’expérience lors de la première partie d’un stage auquel ils sont inscrits jusqu’à vendredi prochain au musée des Beaux-Arts. Guidés par la conférencière Corinne Laouès, ils ont déambulé dans les étages de l’établissement à la découverte de l’histoire des vitraux de l’église Saint-Vincent qui fut détruite durant la seconde  guerre mondiale avant de se rendre, en compagnie de Pierre-Louis Franco, artiste plasticien, dans les ateliers où devant feuilles, crayons et couleurs, ils ont commencé à esquisser la représentation de futurs vitraux.

Rouen – Kid’s athlé 76 – Stade Saint-Exupéry

Avec les champions de 2020.
Discipline rigoureuse s’il en est, l’athlétisme n’est pas le premier sport vers lequel se tournent les jeunes. Trop exigeant, trop technique, trop individuel. En 2001, l’International association of athletics federation (IAAF) a choisi de développer une compétition pour les enfants. Elle se distingue du modèle des adultes. Le concept est né et labellisé  » IAAF KIDS’ ATHLETICS ». Samedi après-midi, l’école d’athlétisme de l’ASPTT Rouen organisait sa première édition dans la salle Saint-Exupéry. Encadrés par Alexandre Maurice, le responsable de l’école, de Mariane Debicki, mandatée par l’IAAF ainsi que d’une vingtaine de bénévoles et parents, 80 enfants âgés de 8 à 11 ans provenant de clubs de l’agglomération se sont ainsi confrontés dans des ateliers aussi divers que le saut en croix, le relais marche en épingle, le lancer sur cible ou encore le saut de grenouille. Pour Alexandre Maurice,  » Le Kids’ Athletics est conçu pour apporter aux enfants le plaisir de « jouer » à l’athlétisme. De nouvelles épreuves avec une organisation innovante leur permettent de découvrir les activités dans tous les environnements possibles. Ces jeux adaptés leur procurent tous les bienfaits de la pratique de l’athlétisme en termes de santé, éducation ou épanouissement personnel ». Mariane Debicki est, elle, persuadée que « les écoles d’athlétisme doivent tenir compte de ces nouvelles constantes. Elles doivent proposer un athlétisme motivant, accessible et formateur afin de faire de l’athlétisme la discipline individuelle la plus pratiquée au monde dans le milieu scolaire et de permettre aux enfants de préparer de la façon la plus sûre leur avenir athlétique. Les jeunes que l’on entraîne aujourd’hui seront sans doute nos champions de 2020! ».  Pour que cette journée soit une réussite, les parents des jeunes sportifs n’ont pas hésité à donner de leur personne. Ainsi, Stephen Clarke, papa de Eliot 8 ans, tenait il l’un des ateliers mis en place tout en expliquant les raisons de sa présence. « Mon passé de sportif et d’entraîneur y est sûrement pour quelque chose. Mais plus précisément je trouve le concept innovant.  Depuis toujours, les enfants jouent à se confronter et cherchent les situations qui leur permettent de se comparer les uns par rapport aux autres. Cet athlétisme là leur procure une excellente occasion pour ce type d’interaction ». Même son de cloche chez Catherine Goubert la maman de Margaux 10 ans et ancienne arbitre de basket. »Pour que l’athlétisme soit un moment privilégié de rencontre, les adultes doivent créer des compétitions totalement adaptées aux enfants. Kid’s athlétics est un moment de sport mais aussi d’échange et de convivialité ». Quant aux gamins, épuisés après près de 3 heures de sports mais ravis, ils ont pu profiter d’un généreux goûter avant de recevoir leur diplôme de participation.

Remise des cadeaux des Rockers ont du coeur – Pavillon de l’enfant – Chu

Le principe est simple : Un cadeau = une place de concert. Nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel et ont assisté au concert des « Jee Bees » et du groupe de musiques actuelles amplifiées du Conservatoire de Petit et Grand-Couronne le 7 décembre dernier au Sillon. Vendredi, les 137 jouets récoltés ont été remis aux enfants hospitalisés au CHU de Rouen au cours d’une réception musicale arrosée de jus de fruits et de gourmandises.

Grand-Quevilly – Remise des prix de la quinzaine commerciale – Bains Douches.

Faute de combattants.
Pour la vingtième année, l’union des commerçants du Bourg organisait sa semaine commerciale. Cela aura été la dernière. Au cours d’une réception aux Bains Douches destinée à la remise des gros lots aux gagnants, le président Claude Roberge et son épouse ont annoncé qu’ils renonçaient à poursuivre l’aventure. « Nous avons commencé avec 17 commerçants, nous n’avons plus que 4 adhérents. Parmi ceux-ci, les chaussures « Jean », avenue des Provinces, Hélène et son salon de coiffure, Azel Laouina du « Panier sympa », le soutien de la pharmacie Lemoine et nous-mêmes. Les raisons de cette désaffection sont multiples et pourraient être commentés. Mais c’est ainsi. Nous souhaitons bonne continuation à ce bourg que nous aimons tant! ». Jacques Marques, adjoint en charge du Bourg, accompagné par Corinne Maillet, adjointe à la jeunesse ont dit « leur tristesse de voir ainsi un pan de l’histoire du bourg s’arrêter » et ont remercié les époux Roberge ainsi que les commerçants présents pour « la bonne volonté qu’ils ont déployé au cours de ces nombreuses années ».

Petit-Quevilly – Village de Noël – Olivier Renaux

Il était une fois …
Il était une fois … un homme qui, dans son enfance n’avait pas eu l’opportunité de profiter pleinement des joies de noël. « Cela m’a manqué » confesse t-il. Devenu adulte, il s’est promis que, tous les ans, à sa manière, il ferait revivre cette magie et qu’il en ferait profiter les autres. Ainsi, depuis maintenant plusieurs années, alors que les jours raccourcissent, que le froid devient plus mordant, Olivier investit le salon du domicile qu’il partage avec son père, Michel. Pendant un mois, la maison cossue se transforme en chantier. « Tout d’abord il faut construire l’estrade » confie le quadragénaire, « des planches de bois sciées comme il faut reposent sur des tréteaux. Ensuite je recouvre ce décors de film blanc spécial pour qu’il n’y ait aucune résonnance lorsque les trains passent… Car oui, mon village compte deux lignes ferroviaires! Plusieurs rouleaux de papiers style rocher et de coup de pinceaux  plus tard, l’ensemble est prêt à recevoir les 45 maisons, les 150 personnages, les 20 voitures et les deux rames de trains… Vient ensuite le temps de l’éclairage. Chaque maison est équipée d’ampoules de réfrigérateur. Près de 150 mètres de fils et câbles électriques alimentent le tout ». Quand, enfin, tout semble en place dans les 15 m2 du salon, un dernier labeur reste à effectuer. Lentement, précautionneusement, Olivier fait tomber la neige, se prenant pour quelques instants pour un faiseur d’existence. « Je fais cela pour moi, pour mon père, pour rappeler que cette période de l’année est l’une des plus propices au partage, à la réflexion. Bien sûr cela coûte de l’argent mais ce n’est rien en comparaison du sourire des gens, des enfants quand, émerveillés, il découvrent le spectacle! ». Olivier et Michel ouvrent leur porte à ceux qui voudraient admirer l’installation. Ils les attendent, simplement, au 28, rue Franklin Roosevelt à Petit-Quevilly.

Petit-Quevilly – Inauguration de la fresque Plaine Normande – Allée Raoul Dufy

Un chantier jeunes à la résidence Nobel-Bozel.
En partenariat avec la Ville de Petit-Quevilly, le bailleur social  « La Plaine Normande » a mis en place un chantier jeunes pendant les vacances de la Toussaint 2012 afin de réaliser une fresque sur un des porches de la résidence Nobel-Bozel dont elle est propriétaire. Les jeunes, Coulibaly, Ouissen, Yahia et Rachid Razali,  ont été encadrés par trois animateurs de l’Antenne de Développement Social (ADS) et l’artiste Andy Maillot pour la réalisation d’une fresque commémorant la finale en coupe de France de football. Cette oeuvre a été inaugurée la semaine dernière au  1, allée Raoul Dufy, en présence de Bruno Nouali responsable de l’ADS, d’élus municipaux et des responsables de la Plaine Normande qui ont fait remarquer que le « but de ce projet était de réunir des jeunes du quartier autour d’un projet commun, que leur travail soit respecté et valorise l’image du quartier ». La Plaine Normande a versé en contrepartie une subvention à l’ADS qui permettra aux jeunes de financer un voyage pendant les vacances scolaires.

Petit-Quevilly – Visite de Seine Innopolis.

Une zone d’activité High Tec.
Depuis que la première pierre a été posée en 2010, le site de l’ancienne filature La Foudre qui a hébergé pendant de longues années la caserne Tallandier, est en chantier. A terme, celui-ci prévoit trois programmes immobiliers composés de 277 logements (61 logements locatifs sociaux, 88 logements locatifs et 128 logements en accession à la propriété, des cases commerciales et le pôle TIC (Technologies de l’information et de la communication) Seine-Innopolis. Sur un site de 3,5 hectares, 10.000 m2 sur 5 niveaux accueilleront, vraisemblablement 2013, une pépinière d’entreprise (500 m2), un hôtel d’entreprise (1500 m2) et des plateaux libres ou semi aménagés (160 m2). « Ce pôle TIC, explique Alexandre Verbaere, le directeur de la régie réseau Seine Créations,  redonnera vie aux anciennes filatures de textile situées dans les deux bâtiments existants nommés « la Foudre » et « la  machine », inscrites à l’inventaire supplémentaire des bâtiments historiques. Une extension contemporaine a été ajoutée à ces deux bâtiments de brique. Le pôle sera un symbole de l’histoire économique de notre territoire, qui assume et valorise son identité industrielle tout en se diversifiant dans des domaines d’avenir et porteurs d’emploi ». 
Développer l’économie numérique 
« Seine Innopolis sera consacré aux Technologies de l’Information et de la Communication. Ce domaine porteur pourra apporter un avantage concurrentiel à notre territoire avec des activités portant notamment sur  l’édition numérique (création de livres numériques…), le traitement des images,   le traitement de l’information (recueil, indexation, présentation),  le stockage, l’édition, la dématérialisation et la numérisation des données. Près de 50 entreprises (35 dans la pépinière et 15 dans le reste du pôle) pourront être accueillies sur une surface de 9655 m2 ». Bénéficiant d’une double irrigation fibre optique haut débit, d’une salle de visio conférence, d’une salle informatique mutualisée et d’un accès sécurisé ce nouvel eldorado de la modernité reçoit, en ce moment, la visite de plusieurs entreprises qui, en plus d’installations dernier cri, pourront profiter de l’expertise et de l’accompagnement de plusieurs spécialistes de la régie des pépinières.

Grand-Quevilly – Remise de jouets aux Restos du Coeur – Greif

Déjà très impliquée dans la solidarité et le renforcement des liens sociaux à l’intérieur de l’entreprise à travers des journées spéciales organisées en direction des personnels, leurs conjoint et leurs enfants, la société Greif a concocté en son sein une collecte de jouets à l’occasion des fêtes de Noël. Mardi après-midi, Philippe Marty le directeur général, assisté de Fabien Szymalka, DRH, a remis des « bidons » de cadeaux à René Riquet, l’un des responsables des « Restos du Coeur », en présence de Barbara Guillemin, conseillère municipale chargée de la petite enfance à la ville de Grand-Quevilly. 

Bonne année 2013

Artisans du Monde Rouen vous souhaite une bonne année 2013 ! Vous pouvez choisir d’offrir des cadeaux solidaires et équitables pour bien commencer l’année… A très bientôt dans notre boutique, qui reste ouverte pendant les vacances. Article complet […]

En direct avec les Élus Communistes du Conseil Général décembre 2012

En direct avec les Élus Communistes du Conseil Général décembre 2012

Mardi 18 décembre, la séance plénière du
Conseil Général était consacrée essentiellement au vote du budget du
département pour 2013. Elle était aussi marquée par une manifestation des
acteurs de la prévention spécialisée, contre la division par 2 du budget alloué
par le département aux associations concernées. Cette décision d’économie
budgétaire met en lumière les conséquences de l’austérité en terme de recul de
l’action du département.

 

Prévention
spécialisée

 

Dès
l’ouverture de la séance, alors que les associations et club de prévention et
personnels de l’éducation spécialisée étaient présent à l’extérieur de l’Hôtel
du département sans pouvoir y entrer, Nathalie
NAIL
, relayée par Claude COLLIN,
a demandé une suspension de séance afin que les présidents et responsables de
ces associations puissent rencontrer le Président du département avant le vote
du budget qui entérine la division par deux du budget qui leur est consacré.

« Dans un contexte de difficultés sociales
croissantes, l’importance des associations de prévention spécialisée, qui
œuvrent sur le terrain au contact Seino-marins les plus en difficultés et
notamment des jeunes, n’est pas à démontrer. Maintenir les équipes de prévention spécialisée dans les quartiers est
une nécessité sociale. C’est la mission du Département
. Les conseillers
généraux communistes interpellent à ce sujet le Président du Département afin
qu’il revoie sa position.

Ils réaffirment la nécessité de
maintenir d’une part une politique sanctuarisant les solidarités, missions
premières du Département, et d’engager d’autre part les actions nécessaires
auprès du nouveau Gouvernement pour obtenir les sommes dues.
 »

 

Mireille GARCIA a, quant à elle, retracé l’évolution des mesures
prises par le Département depuis 2004 permettant aux associations de recruter
des éducateurs, de travailler dans les quartiers, et aussi en lien avec les
collèges. « Par ailleurs, la mise en
place d’un référentiel 2010-2014 pour les instances départementales et locales a
amélioré le fonctionnement et l’efficacité des travailleurs sociaux. 
».
Elle déplore la diminution du budget de ce secteur, alors que le nombre de
bénéficiaires du RSA  augmente. « Le seul argument des problèmes financiers
n’est pas acceptable
 ».  Elle conclut en soulignant
que « l’argent existe dans le
pays et que pour nous, c’est l’Humain d’abord !
 »

 

Débat de
politique départementale

 

C’est
Hubert WULFRANC qui est intervenu
pour le groupe communiste.

Après
avoir rappelé la situation sociale du département, et précisé que les jeunes
sont particulièrement touchés, il propose, « Afin d’évaluer plus finement la situation sociale du département et
d’adapter au mieux nos dispositifs sociaux d’intervention, de mettre en place un observatoire de la
précarité et de la pauvreté
,  à
l’instar de ce qui existe dans le département de la Gironde.
 »

« Il ne sert à rien de faire des économies sur
le dos de la solidarité. Plus les difficultés sociales sont traitées en amont,
moins elles coûtent chères en terme de santé, d’école, ou d’emploi.
 »

Par contre,
« alors que la relance de l’activité
économique impliquerait d’injecter des liquidités dans la consommation via
notamment des hausses de salaires et des dépenses publiques, le Gouvernement
s’est enferré dans une logique austéritaire après avoir fait ratifier par le
parlement le pacte budgétaire européen. 

Un  pacte qui
fait passer le remboursement de la dette avant toutes autres préoccupations
.», la revalorisation du SMIC annoncée pour le 1er
janvier apparait « dérisoire ».

« A l’inverse, il faut des mesures
volontaristes pour l’emploi comme le réclame de plus en plus de salariés,
notamment l’interdiction des licenciements boursiers ou au travers de prises de participations ou de prises de
contrôle public sur des secteurs stratégiques
. Une idée qui fait son
chemin, y compris au sein même d’une partie du Gouvernement, comme l’a révélé
au grand jour le dossier de l’aciérie de Florange.
 ».

« A ce titre, la décision du Conseil Général
de l’Eure de départementaliser temporairement la papeterie d’Alizay pour
relancer l’activité de production de papier (…) fait preuve d’exemplarité. La
collectivité publique doit garantir la pérennité des secteurs stratégiques pour
assurer le développement économique du pays. A ce titre, le maintien de
l’activité de la raffinerie de Petit-Couronne est indispensable.
 »

« A l’occasion des conflits en cours, les
salariés ont démontré leurs capacités à proposer des projets de développements
alternatifs crédibles … Aussi, une
politique de gauche digne de nom se doit de pousser les feux du changement au
cœur même des entreprises
en reconnaissant de nouveaux droits
d’informations et d’interventions aux salariés et à leurs organisations
syndicales. »

Il conclut ainsi « Des moyens financiers colossaux
peuvent être mobilisés si la gauche qui détient tous les leviers
institutionnels le souhaite pour développer l’emploi. Avec l’Etat, l’ensemble
des collectivités concernées, la mobilisation de tous les pouvoirs publics et
en s’appuyant sur les luttes des salariés, nous pouvons  si nous nous en donnons les moyens, sauver
nos emplois et donner un avenir à notre tissu industriel. »

Pour le groupe
socialiste, Nicolas Rouly est intervenu sur la question des difficultés
financières nationales en rappelant que le département devait soutenir l’action
gouvernementale de réduction de la dette, doublée en 5 ans de sarkozysme. 

Ce à quoi lui a répondu Jean-Louis JEGADEN que la
responsabilité de la dette incombait à la gestion de la droite quand celle-ci
était au pouvoir, mais que pour autant, l’Etat ne peut se dédouaner de ce
remboursement. Il a rappelé la création d’un fond de 170 millions d’euros mis à
disposition des départements en difficulté – et la Seine-Maritime peut y
prétendre – sous réserve de la mise en place de plan de rigueur. Il se pose alors
la question : doit-on accepter les sommes de 2, 3 ou 4 millions dans le
meilleur des cas, alors que la dette de l’Etat s’élève à plus de 600 millions
pour la Seine-Maritime.

Hormis la commission des finances, la plupart des
commissions ont vu leur délibération mises à l’affichage et n’ont donc pas
provoqué de débats.

 

Commission
des finances

 

2
délibérations de cette commission étaient à l’ordre du jour en dehors du
budget.

 

La
mise en place des emplois d’avenir, une centaine sur trois ans pour le
Département en application de la loi d’octobre 2012 peut permettre d’aider des
jeunes en difficulté. Claude COLLIN
a rappelé son accord avec la logique de ce texte tout en soulignant
qu’ « il nous parait important
d’insister sur le volet formation lié à ces emplois
. », et de proposer
un amendement retenu par l’assemblée :
« 
Tout au long de la durée du
contrat, la personne recrutée en emploi d’avenir bénéficiera d’une formation générale et qualifiante qui
se déroulera pendant le temps de travail.
Cette dernière pourra se
concrétiser par l’obtention de diplômes et le passage des concours de la
fonction publique. »

 

L’autre
délibération portait sur le fond de péréquation de la TP. Des critères ont été
changés dans la définition des « richesses » des communes qui
conduisent à réduire les dotations de façon drastique pour certaines d’entre
elles, notamment Harfleur Dieppe ou Elbeuf, dont les ressources n’avaient
pourtant pas augmenté. Pour Claude
COLLIN
, il faut revoir les modes de calcul départementaux pour éviter ce
type d’injustice et c’est ce qui est confié à un groupe de travail qui doit se
mette en place rapidement.

 

Budget 2013

 

Sujet
majeur de cette séance, il a fait l’objet d’une présentation synthétique de
Michel FOUQUET.

Pour
Jean-Louis JEGADEN, « Le budget présenté aujourd’hui est
l’application directe du plan de rigueur adopté en 2011. Il s’inscrit dans la
mauvaise logique du traité budgétaire européen qui impose la réduction des
dépenses publiques… réduire les investissements, réduire le budget de
fonctionnement, augmenter les impôts. C’est ce qu’on appelle l’austérité.

Ce que nous avons combattu ensemble, qui
était inacceptable du temps de la droite au pouvoir, ne peut pas, ne doit pas
le devenir sous un gouvernement de gauche.
 »

C’est
un budget qui fait un « bon usage de la rigueur » selon la droite. Ce
qui fera dire à Jean-Louis JEGADEN
que « quand la droite se satisfait
de nos choix de gestion, il y a de quoi s’alarmer, c’est que nous n’allons pas
dans le bon sens.
 »

Si
on parle de rigueur et surtout d’austérité, c’est que ce budget associe une
« réduction de l’intervention du
département auprès des populations et particulièrement les plus en difficultés.
Ceux qui justement bénéficient des politiques de solidarité
(voir
prévention spécialisée) » à une « augmentation de 12,5% de la
fiscalité (
sur le Foncier Bâti, seule taxe dont le taux est voté par le
conseil général), une hausse
insupportable pour les ménages,propriétaires
de leur logement, dont la situation financière est déjà fragilisée par
l’emprunt
 ».

« Ce
budget signe le divorce du couple commune département
pourtant
vital pour préserver un aménagement équilibré des territoires, vital aussi pour
qu’il n’y ait aucun territoire oublié …Les critères drastiques imposés
aujourd’hui aux communes par notre collectivité pour l’attribution des
subventions ont un impact direct sur l’économie réelle.

Enfin,
cette situation budgétaire met gravement en danger l’existence du département
en tant que tel.

Il y a là un danger, celui de la
disparition à terme des départements, au profit des grandes régions, sur un
modèle à l’Allemande, qui s’accompagne d’un recul démocratique et d’un
éloignement des citoyens des centres de décision ! »

Dans
le pays, « l’argent existe : l’Etat
vient de décider d’accorder 20 milliards aux entreprises dans le cadre du pacte
de compétitivité
. ». Ce chiffre est à rapprocher, pour Claude COLLIN des « 6 milliards d’euros de besoins de créances
pour l’ensemble des départements
. »
 

Partant
de cette considération, Jean Louis JEGADEN
formule quelques propositions pour aller chercher des recettes nouvelles,
« mais pas dans la poche des citoyens qui sont déjà touchés par les
effets de la crise
. »

« Je reprends donc la proposition concernant le remboursement de la dette
de l’Etat. En l’étalant sur 5 ans, cela ferait près de 150 millions par an ce
qui donnerait une bouffée d’oxygène aux finances de notre département. C’est le
sens des courriers que nous avons adressé au Président de la République qui
s’est dit sensible à la question. Pour l’interpeller ensemble, nous donc
proposons de remettre en route le compteur de la dette.
 

Plus généralement, nous souhaitons, avec
les élus communistes et républicains, une réforme fiscale qui mette très
rapidement à contribution les entreprises avec un véritable impôt économique et
territorial dont la base serait assise sur la valeur des équipements
immobiliers et mobiliers. Cette réforme serait complétée par une taxation des
actifs financiers des sociétés, des banques et des assurances à un taux de
0,5%. Sur un montant évalué à 5 000 milliards, cela rapporterait entre 20 et 25
milliards qui seraient versé sur un fond de péréquation à destination des
collectivités. 

Enfin, parmi les propositions que l’on
peut formuler, il y a celle qui permettrait pour les collectivités, les
départements, d’emprunter à des taux très bas, voire nuls, auprès de la Banque
de France ou de la BCE. Cette mesure s’inscrit dans la mise en place d’un
véritable pôle public financier qui, par un autre type de crédit et par un
contrôle public des banques inciterait 
à orienter les dépenses vers les besoins des populations et non vers les
plus riches et la spéculation.
 »

Ce
budget est celui d’un département, mais il ne peut ignorer les décisions prises
à Paris, les réalités nationales, voire internationales, comme souhaiterait le
faire la droite, afin de cacher ses responsabilités. Un gouvernement de gauche
s’est constitué en France, c’est pour faire une politique de gauche, et nous
voulons sa réussite a précisé Claude
COLLIN.
 

Jean-Louis JEGADEN a conclu son intervention  ainsi : « je
suis convaincu que, comme mes collègues du groupe communiste, vous êtes
inquiets de l’avenir de notre collectivité,

Je
ne doute pas que vous souhaitez, comme nous, que notre département réussisse,
que notre département mène une politique de gauche, qui ne soit pas au rabais
mais bien au service de tous les seino-marins, sans en laisser au bord de la
route.

C’est le souhait, c’est la volonté de
nombreux élus locaux de gauche qui se retrouverons à n’en pas douter dans mon
propos d’aujourd’hui. 
»

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Pour
illustrer ce budget, Hubert WULFRANC
est intervenu sur la question de la géographie prioritaire et des Contrats
Départementaux de Cohésion Sociale.

« En décembre 2011, l’assemblée départementale
décidait de mettre un place un dispositif de soutien pour les associations
œuvrant sur les territoires classés en Zone Urbaine Sensible.

La création de ce dispositif répondait
partiellement aux demandes réitérées par notre groupe, d’un soutien accru de
notre collectivité en direction des territoires les plus fragilisés socialement
parlant
.

Les services municipaux ont été informés
début décembre, que tous les projets en cours d’élaboration au titre du CDCS
étaient mis en suspend dans l’attente d’arbitrages budgétaires.

Cette décision porte un coup sérieux à
la crédibilité de la parole du Conseil Général en direction des territoires les
plus fragilisés. Une décision à mettre en parallèle avec la réduction drastique
des crédits consacrés à la prévention spécialisée qui affecte ces mêmes
territoires.

Pourtant «le gouvernement indique
vouloir développer une politique ambitieuse pour ces territoires cumulant les
difficultés avec des contrats uniques. Il souhaite les élargir à d’autres
partenaires contractuels institutionnels tels que les Départements et les
Régions, ou à des organismes comme Pôle Emploi, la CAF, l’ARS…

C’est donc au moment où le Gouvernement
entend mobiliser tous les acteurs concernés et en particulier ses relais
politiques locaux, que notre Département semble prendre le chemin inverse en se
désinvestissant des politiques publiques menées sur les territoires les plus
fragilisées.

Les élus communistes s’abstiennent sur
le budget présenté pour 2013
et leur
vote est un « cri d’alarme »
pour reprendre l’expression de Sébastien
JUMEL.
 

Ce
qui fait dire à Jean-Louis JEGADEN « En nous abstenant sur ce budget, nous
faisons le choix d’être les plus utiles possible, au sein de notre majorité,en étant à la fois critiques et
responsables, en versant au débat des propositions qui peuvent permettre de
redresser notre cap et de préserver la capacité d’agir du Département. 

Retrouvez l’ensemble des interventions des élus communistes sur le site de l’ADECR 76 : www.elus76.com

Pour recevoir ce document par courrier électronique :
Inscrivez vous à olivier.christol@cg76.fr ou au 02-35-03-55-69

Jean-Louis JEGADEN, Président du Groupe Communiste
jean-louis.jegaden@cg76.fr
Pour contacter le Groupe Communiste :
02.35.03.55.69 ou 02.35.03.67.90

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