C'est dans le jardin d'une résidence privée que le père de famille a trouvé la mort, à Dieppe (capture d'écran Googles Maps).
Mardi 25 décembre 2012, jour de Noël, un père de famille de 55 ans a trouvé la mort alors qu’il tentait de défendre sa fille, humiliée sur un réseau social. Tout aurait débuté sur Facebook lorsqu’une jeune femme, appartenant à une famille de gens du voyage installée à Neuville-lès-Dieppe, aurait publié sur sa page « une mauvaise plaisanterie » visant une autre famille de commerçants ambulants, racontent les enquêteurs.
Elle promet de revenir « accompagnée »
Le 24 décembre, l’auteur de la plaisanterie, âgée d’une vingtaine d’années, se présente au domicile de la famille visée, décidée à régler ses comptes avec l’une des filles de la maison, du même âge. Le ton monte et lorsque les insultes commencent à pleuvoir, la jeune femme à l’origine de la « plaisanterie » se fait « sortir » par la famille. Elle promet cependant de revenir le jour de Noël, « accompagnée »…
Le 25 décembre, la jeune femme se présente à nouveau au domicile de la famille et en vient aux mains avec l’autre jeune femme, dans le jardin de la maison. Le père de cette dernière intervient et la chasse à nouveau. Celle-ci quitte les lieux, mais revient une demi-heure plus tard, accompagnée de son père, lui aussi âgé d’une cinquantaine d’années, et de son frère et de sa sœur. C’est alors qu’une bagarre éclate entre les deux pères de famille, au sein de la résidence privée, sur un trottoir de la rue Pierre Curie. Dans la bagarre, le père, dont la fille était victime de la plaisanterie, prend un mauvais coup à la tête, s’effondre par terre et perd connaissance. Lorsque les sapeurs-pompiers arrivent, il est déjà trop tard.
Le mis en cause prend la fuite
Le mis en cause prendra la fuite mais il sera finalement interpellé quelques heures plus tard, à Envermeu, à une dizaine de kilomètres, par les services de police de Dieppe et placé en garde à vue à l’hôtel de police de Rouen.
Ce jeudi 27 décembre, l’homme a été présenté devant le parquet de Rouen où une information judiciaire a été ouverte pour « coups mortels ».
- À lire aussi, l’article de Rue 89 titré “Les réseaux sociaux s’invitent dans le monde du crime”