
L’Américain n’a cessé de repousser les accusations de dopage durant toute sa carrière…
Pendant plus de dix ans, Lance Armstrong a mené deux combats de front. Le premier sur son vélo, où il a toujours tout fait pour assommer la concurrence. Le second devant les micros, où il n’a cessé de balayer les accusations de dopage. L’histoire d’une rémission miraculeuse et d’une force de caractère hors norme était parfaite pour bâtir sa légende. Mais la réalité n’a donc pas grand-chose à voir avec ce scénario hollywoodien. S’il a avoué s’être dopé sur le plateau d’Oprah Winfrey comme l’indique le USA Today, LA a forcément menti à tous ses fans pendant près de quinze ans. Retour sur ses plus beaux dénis.
2001, dans une publicité pour Nike : « Mon corps, je peux lui faire ce que je veux. Je peux le pousser, l’étudier, l’écouter. Tout le monde veut savoir à quoi je roule. Ce que je prends ? Je prends mon vélo tous les jours, six heures par jour. Et vous ? »
Juillet 2001, dans une interview à Libération : « Quand je me lève le matin, je peux me regarder dans la glace et dire : oui, je suis propre. C’està vous de prouver que je suis coupable. »
2003, dans sa biographie, Il n’y a pas que le vélo dans la vie : « Le dopage est un écueil du cyclisme. Il est considéré par certaines équipes un peu comme l’arme atomique, indispensable pour rester performant dans le peloton. Je n’ai jamais partagé cette opinion. Depuis ma chimio, la seule idée d’introduire une substance étrangère me révulse. »
2003, dans sa biographie, Il n’y a pas que le vélo dans la vie : « Le Monde avait publié un article prétendant qu’on aurait décelé d’infimes traces de corticostéroïdes dans mes urines. Ma selle me blessait, et je me soignais avec une pommade à la cortisone que j’avais d’ailleurs fait accepter par les autorités avant le départ de la course. Le Monde voulait son scoop sur le dopage, il devra se contenter d’un scoop sur la crème dermatologique. »
2005, lors d’une conférence de presse à Saint-Gaudens pendant le Tour : « Je le dis, je l’affirme, je ne me dope pas. Vu mon passé et mon état de santé, je ne vois pas en quoi je suis un phénomène. Je sais que vous fouinez, que vous mettez votre nez partout, mais vous ne trouverez rien car il n’y a rien à trouver. Le jour où les journalistes sauront rester honnêtes et auront compris qu’on ne peut pas publier n’importe quelle saletés, ils se rendront compte qu’ils ont affaire à un coureur propre. »
Juillet 2005, après sa septième victoire dans le Tour de France : « Je vais dire à ceux qui ne croient pas au cyclisme, aux cyniques et aux sceptiques. Je suis désolé pour vous. Désolé que vous ne croyiez pas aux miracles. Dans le Tour de France, il n’y a pas de secrets, c’est une épreuve sportive difficile et c’est le dur labeur qui permet de la gagner. Vive Le Tour. »
Août 2005, lors de l’émission de Larry King sur CNN : « Je ne me suis jamais dopé, je peux le dire une nouvelle fois mais cela fait sept ans que je le dis, ça ne sert à rien ».
Printemps 2007, lors d’un entretien public à Aspen : « J’étais sur mon lit de mort (pendant son cancer). Vous pensez que je vais revenir dans un sport et dire : OK docteur, donnez-moi tout ce que vous avez, je veux juste aller vite. Impossible. Je ne ferai jamais ça. »
Juillet 2009, lors de son retour sur le Tour de France : « Les détracteurs disent que je suis arrogant. Un dopé. Fini. Un imposteur. Que je ne veux pas passer à autre chose. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent. Ce n’est pas pour eux que je suis remonté sur mon vélo. »
Mai 2010, en réponse aux accusations de son ex-coéquipier Floyd Landis : « C’est sa parole contre la nôtre. La nôtre a plus de valeur. Floyd (Landis) a perdu sa crédibilité il y a bien longtemps. »
Juin 2012, en réaction à l’annonce de sa mise en accusation par l’Usada : « Je ne me suis jamais dopé et, contrairement à nombre de mes accusateurs, j’ai fait du sport d’endurance pendant 25 ans sans pic de performance et passé près de 500 contrôles antidopage sans jamais avoir été contrôlé positif. »
source : http://www.20minutes.fr