Seine-Maritime. Renault va réduire ses effectifs

Photo d'illustration : Fotolia.

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L’annonce vient de tomber alors que l’usine Renault Sandouville, sur la zone industrielle du Havre, a débuté l’assemblage des premiers prototypes de son futur Trafic sur fond de tensions sociales. Ce nouveau véhicule doit être commercialisé à partir de 2014, mais l’avenir s’annonce sombre…
Même si la marque aux losanges exclu tout licenciement sec, économique ou plan de départs volontaires, la direction de Renault a annoncé mardi 15 janvier aux syndicats, qu’elle prévoyait de réduire ses effectifs de 7 500 personnes en France d’ici fin 2016. Cela représente 14 % de ses effectifs ! 5 700 départs naturels (retraite) sont prévus, selon une porte-parole du constructeur.

Débrayage à Sandouville, mercredi 16 janvier

Outre ces 5 700 départs naturels – non renouvelés – prévus entre 2013 et 2016, la direction envisagerait 1 800 départs supplémentaires en élargissant le dispositif sur les carrières spécifiques, GPEC (mobilité, reconversions et aménagements de fin de carrière), mais elle le conditionne à un accord avec les syndicats, toujours selon la porte-parole de Renault.

Le groupe, qui a engagé à l’automne dernier des négociations pour améliorer la compétitivité de ses usines françaises, n’en n’avait encore jamais chiffré les retombées en termes d’emploi. En Seine-Maritime, Renault compte près de 6 500 employés.
La CGT de Sandouville avait prévu, avant cette annonce, d’appeler à un débrayage mercredi 16 janvier pour informer les salariés de Sandouville sur les négociations en cours.

  • Les effectifs de Renault, en Seine-Maritime : Cléon (3 500), Sandouville ( 2 238) et Dieppe (322)
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