L'alarme a été donnée à 8h, lundi 21 janvier, dans l'entreprise Lubrizol, de Rouen (photo : DVelec)
Dernière minute : C’est une information 76actu. Delphine Batho, la ministre de l’Écologie, actuellement à Berlin, est attendue à l’usine Lubrizol, à Rouen, à 19h, mardi 22 janvier.
« Insupportable », « infernal », « vraiment scandaleux», tel est le ton des centaines de messages que vous nous avez laissés sur 76actu depuis le début de la fuite de gaz de l’entreprise Lubrizol, située à Rouen, lundi 21 janvier 2013. Un dégagement gazeux « sans caractère toxique », d’après la préfecture de la Seine-Maritime, qui a tout de même largement incommodé les habitants de Seine-Maritime, de Rouen jusqu’au Havre, en passant par Fécamp.
Maux de tête, vomissements ou irritations oculaires, vous êtes nombreux à nous avoir signalé ces symptômes sur notre site internet ou sur notre page Facebook.
Inquiétude toute la nuit sur 76 actu
« Ces odeurs ne sont peut être pas toxiques , mais je peux vous dire qu’elles provoquent des maux de tête persistants dont mon épouse a été victime toute la journée ! », indique ainsi Philippe.
« J’habite dans le Val d’Oise, à côté de Cergy et suis maman d’un petit garçon. Nous avons été réveillés cette nuit avec cette inquiétude. Appel et recherche sur le Net. C’est comme cela que nous avons été informés… Cela sent encore fort, l’odeur a imprégné la maison et nos organismes. J’ai mal à la tête et mal au cœur. Surtout inquiète de ce manque d’information et de prévention », témoigne quant à elle Cloé.
« Ça vient jusqu’à Paris ! J’ai appelé les pompiers et ils m’ont expliqué cette fuite, je n’y croyais pas, je les ai rappelé!!! En tout cas, en ce moment c’est encore pire ça me gratte les yeux et j’ai l’impression d’étouffer plus maux de tête!!!! », raconte Laurence.
Le gaz en question est du mercaptan qui donne son odeur au gaz de ville, naturellement inodore, et n’est pas toxique, répètent les autorités. Mardi 22 janvier, au matin, l’odeur quittait peu à peu la Seine-Maritime pour atteindre Paris et l’Île-de-France. D’après la préfecture de Seine-Maritime, les odeurs devraient complètement disparaître dans la journée du 22 janvier.
Au 25 quai de France, à Rouen, mardi 22 janvier 2013. (Photo DVelec)
Que dit la préfecture de Seine-Maritime ?
Dans un premier communiqué, envoyé à 12h53 lundi 21 janvier, la préfecture de Seine-Maritime insistait sur le caractère « non toxique » mais « incommodante » de cette odeur :
Dans son deuxième communiqué, envoyé à 14h29, toujours lundi 21 janvier, la préfecture prévoyait la persistance des odeurs jusqu’en milieu de nuit et indiquait que « les moyens étaient mis en œuvre par l’entreprise Lubrizol pour neutraliser ce phénomène » :
Enfin dans son troisième communiqué, transmis à 19h, la préfecture révélait que les odeurs se diffusaient vers le nord du département, notamment vers le Havre et Fécamp, en raison du vent :