Insolite. Près du Havre, Péli le pélican est ressuscité

L'émotion des pêcheurs à la découverte de leur mascotte était palpable.

L'émotion des pêcheurs à la découverte de leur mascotte était palpable.


Jolie histoire que celle que nous conte la mairie de Saint-Jouin-Bruneval, commune implantée près du Havre. À l’occasion de la toute dernière cérémonie des vœux, le maire, François Auber et toute son équipe ont fait une surprise aux habitants : leur dévoiler leur mascotte, Péli le Pélican, décédé il y a près d’un an, sous les formes de sa seconde vie. L’animal certainement mort de vieillesse l’année passée a, conformément aux souhaits des pêcheurs de la commune, été empaillé.

« Cette tâche a été confiée à Olivier Fiquet, taxidermiste professionnel, sacré meilleur ouvrier de France en 2000, plus habitué à naturaliser sangliers, cerfs et renards que pélicans », s’amusait à rappeler le premier magistrat de la Ville.

Des origines inconnues

Péli avait élu domicile dans les années 1980 au port d’Antifer.

« Ce pélican avait choisi ce petit port de pêche comme « Havre de paix » où parmi les oiseaux, il s’est vite imposé comme patriarche. »

Personne n’a jamais su d’où venait cet altier volatile : échappé d’un pétrolier, peut-être ? Le mystère reste entier. Seul indice : une bague accrochée à sa patte, indiquant un lieu en Belgique. Mal en point à son arrivée, les pêcheurs le prennent vite sous leurs ailes, le soignant à chaque fois que cela est nécessaire et le nourrissant, parfois de plus d’un kilo de poisson par jour.

« L’hiver, ils congelaient le poisson pour pouvoir continuer à le nourrir régulièrement », raconte François Aubert, amusé encore par la somme d’anecdotes que les pêcheurs n’ont cessé de lui transmettre tout au long de cette amitié.

« Chaque jour, l’oiseau les attendait impatiemment sur les pontons, venant à leur rencontre dès leur arrivée au port. »

30 ans de connivence

Péli, un oiseau au caractère bien trempé.

Péli, un oiseau au caractère bien trempé.


Cette connivence, longtemps aura duré. Péli est resté ancré plus de 30 ans à Saint-Jouin-Bruneval, une commune où l’école porte le nom  « Le Pélican », un choix des enfants eux aussi attachés à cette surprenante mascotte. Une mascotte devenue aussi vedette télévisée tant les médias se sont intéressés à cette amitié insolite.

« 50 millions d’amis, par exemple, est venu consacrer une émission entière à notre mascotte. »

Péli était reconnu pour avoir un caractère bien trempé et une possible misogynie. Interrogé sur cet aspect de caractère, le maire confie que lors de ses passages à la Clinique vétérinaire du Chêne, lorsque l’oiseau s’était blessé, le charmant volatile refusait de se laisser soigner par les femmes de l’équipe. Mythe ou réalité ?

« Je veux bien entretenir la légende car Péli le mérite bien. Il fait tellement parti de notre commune que je veux qu’il reste longtemps dans la mémoire collective. Péli, c’est notre histoire commune, elle mérite bien quelques légendes pour rester haletante. »

François Auber est ravi, en tout cas, de l’effet de surprise qu’il a occasionné lors de ses voeux. « Les pêcheurs, particulièrement, ont été très touchés de retrouver leur pélican. J’ai senti une vraie et belle émotion dans la salle ».

La mascotte de Saint-Jouen-Bruneval trouvera une bonne place dans la nouvelle mairie de la commune qui devrait être fin prête à l’automne prochain.

Découvrez l’hommage de 30 Millions d’Amis :

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