Lubrizol : les opérations “se terminent progressivement”

Les opérations de neutralisation se poursuivent à l'usine Lubrizol mais l'activité a repris partiellement (Photo : DVelec)

Les opérations de neutralisation se poursuivent à l'usine Lubrizol mais l'activité a repris partiellement (Photo : DVelec)


« Le traitement de la cuve qui était à l’origine de l’émission incommodante et malodorante de mercaptan se termine progressivement », indique la préfecture de Seine-Maritime dans un communiqué daté du 29 janvier 2013.

Communiqué dans lequel on apprend que le préfet a autorisé mardi 29 janvier, « le redémarrage partiel et ciblé de l’activité de la société Lubrizol qui a démontré disposer des équipes techniques et scientifiques nécessaires et du personnel adapté pour assurer la sortie de crise. Les industries clientes de Lubrizol devraient ainsi pouvoir être rapidement approvisionnées afin de maintenir leur niveau d’activité ».

Le fond de cuve, toujours pas traité

Les douze dernières tonnes de produit (sur 36) ont bien été traitées vendredi 25 janvier, comme prévu. « Il n’y a pas eu de problème, tout s’est bien passé », avait alors annoncé la préfecture. Pourtant l’opération de neutralisation n’est pas terminée pour autant. Car outre les 36 tonnes de produit qu’il était nécessaire de traiter, il reste encore le fond de cuve, plus difficile à traiter puisque des résidus solides y sont collés.

« L’ajustement du protocole sous le contrôle permanent de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) permet la dissolution des résidus solides du fond de cuve. Ces opérations, dont les résultats sont mesurés régulièrement, se poursuivront jusqu’au nettoyage complet de la cuve et la neutralisation complète de la solution de nettoyage » précise la préfecture, qui ne donne toujours pas de date de fin.

Le plan particulier d’intervention maintenu

Par ailleurs, le préfet Pierre-Henry Maccioni a décidé de maintenir la veille de tous les service ainsi le plan particulier d’intervention « jusqu’au terme des interventions », dont on ne connaît toujours pas la date précise. Du côté des émanations de mercaptan, très importantes lundi 21 janvier, premier jour de la fuite à l’usine Lubrizol, le préfet assure qu’elles sont aujourd’hui « à un niveau très bas, inférieur à 5 ppm (parties par million). Il est rappelé que ces concentrations très faibles ne sont pas susceptibles d’avoir des effets sur la santé », insiste-t-il.

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