Les policiers ont mis la main sur 2,7kg de cannabis, mercredi 30 janvier 2013 (Photo d'illustration : Flickr/cc/M Martin Vicente).
L’affaire débute le 30 janvier 2013 à Petit Quevilly. La brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale reçoit une information selon laquelle un trafic de stupéfiants aurait lieu dans un immeuble de l’avenue Jean-Jaurès. Le jour même, les policiers se présentent sur place, accompagnés d’un chien de l’unité cynophile, spécialisée dans la recherche de stupéfiants. Dès leur entrée dans l’immeuble, les policiers constatent une forte odeur de cannabis.
2,7kg de cannabis dans l’appartement
Leur chien, Bamos, se rend directement devant l’une des portes de l’immeuble et “marque”, comme le disent les policiers dans le jargon. Comprenez, il s’arrête. Les enquêteurs parviennent à parler à la locataire de l’appartement, une jeune femme, qui les laisse entrer. Dans l’une des chambres, les policiers découvrent de nombreuses branches de cannabis, tendues sur un fil, en train de sécher. La jeune femme explique que les branches ont été apportées par son compagnon, sur son lieu de travail à ce moment-là.
Les policiers saisissent l’ensemble des branches et entendent la jeune femme à l’hôtel de police, sans la placer en garde à vue. Un peu plus tard, ils interpellent le compagnon de la jeune femme, un mécanicien de 20 ans, qui travaille dans l’agglomération rouennaise. Celui-ci est interpellé et ramené à l’hôtel de police puis placé en garde à vue. Entre temps, les policiers ont pu peser la partie consommable des branches récoltées. Le verdict tombe : le jeune homme possédait 2,7kg de cannabis dans son appartement. Il dit conserver ces plantes seulement le temps du séchage et il déclare le faire pour un ami qui les lui a confiées le 28 janvier 2013.
Un placard aménagé pour la cannabiculture
Les policiers se rendent alors au domicile de l’ami en question, à Saint Wandrille Rançon et l’interpellent. Le jeune homme, également âgé de 20 ans, vit chez ses parents. Dans un salon aménagé pour lui, les policiers découvrent un placard calfeutré spécialement aménagé pour la cannabiculture. Aucune plantation au moment de la perquisition mais une vingtaine de kilos d’herbe, 11 boutures de plans et 42 graines importées des Pays-Bas. Avec ceci, le jeune homme, connu des services de police, dispose du parfait matériel du cultivateur : lampes à sodium, engrais, broyeur électrique, etc.
Conduit à l’hôtel de police, il reconnaît avoir cultivé l’ensemble des produits et les avoir confiés à son ami le temps du séchage. Il reconnaît également s’être adonné à un trafic de stupéfiants et avoir vendu 1kg de cannabis entre août 2012 et janvier 2013, pour un bénéfice de 2 000 euros.
Condamnés à 9 et 8 mois de prison
Les deux jeunes gens ont été déférés devant le parquet le 1er février 2013. Le jour-même, le cultivateur a été condamné en comparution immédiate à 9 mois de prison dont 6 mois avec sursis. Le “secheur” a quant à lui été condamné à 8 mois de prison avec sursis. Le cannabis a été détruit par les services de police.