Colère et émotion pouvaient se lire sur les visages au moment de l'annonce de la liquidation de Petroplus, mardi 16 octobre 2012 (photo : DVelec).
Mercredi 6 février
17h : Les salariés gardent espoir. Sur Twitter, Nicolas Vincent, numéro 2 de l’Intersyndicale de Petroplus ne veut rien lâcher :
Nous ferons tout pour faire prospérer les offres . La bataille continue rien est perdu ! DEBOUT
— vincent nicolas (@vincentnico76) 6 février 2013
16h30 : Résumons la situation. Pour l’instant, les administrateurs judiciaires estiment qu’aucune des cinq offres déposées mardi 5 février n’est recevable en l’état. Les repreneurs potentiels ont cependant jusqu’au 16 avril 2013, date à laquelle la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, placée en liquidation judiciaire le 16 octobre 2012, sera « morte » juridiquement.
Les offreurs disposent donc de d’un peu plus de deux mois pour peaufiner leurs dossiers et les rendre plus crédibles financièrement. Dans le même temps, le plan de licenciement des 470 salariés de la raffinerie devrait être lancé.
16h :
Petroplus : les salaries vont à huis clos entendre le resultat du CE dans un grand hangar twitter.com/F3htenormandie…
— France3 HteNormandie (@F3htenormandie) 6 février 2013
15h30 : Le quotidien Le Monde confirme les dires de Nicolas Vincent : les administrateurs judiciaires ont estimé qu’aucun des dossiers qui leur ont été présentés n’était recevable en l’état, les garanties financières n’étant pas suffisantes.
« De ce fait, aucune audience du tribunal de commerce n’est prévue dans l’immédiat pour statuer sur une éventuelle reprise, et la procédure de licenciement des quelque 470 salariés devrait être lancée sous peu », précise le journal.
15h05 : Sur son compte Twitter, Nicolas Vincent, numéro 2 de l’Intersyndicale de Petroplus annonce depuis le comité d’entreprise que les administrateurs judiciaires estiment qu’aucune offre n’est recevable en l’état.
Les AJ estiment que les offres ne sont pas recevables en l’etat. Pour l’heure ils ne veulent pas d’audience #petroplus
— vincent nicolas (@vincentnico76) 6 février 2013
14h30 : Sur son compte Twitter, France 3 Haute-Normandie annonce que le comité d’entreprise au cours duquel les cinq offres de reprise de la raffinerie Petroplus vont être présentées, va commencer.
#Petroplus: le C.E va commencer à la raffinerie de Petit Couronne. Les offres de reprise vont être présentées twitter.com/F3htenormandie…
— France3 HteNormandie (@F3htenormandie) 6 février 2013
8h10 : Interrogé au micro de France Bleu Haute-Normandie, Dominique Randon, le maire de Petit-Couronne où se trouve la raffinerie Petroplus, a dit avoir bon espoir que l’une des cinq offres de reprise soit validée. Il a cependant déclaré vouloir rester « très prudent ».
8h00 : En direct sur Europe 1 ce matin, Michel Billard de la Motte – le représentant en France d’Arabiyya lel Istithmaraat, le groupe égyptien qui a déposé une offre de reprise à la dernière minute hier soir pour la raffinerie Petroplus – a déclaré que le groupe était prêt à investir « au-delà de 100 millions d’euros ». « Le montant définitif est toutefois encore impossible à définir », a-t-il précisé.
« La proposition qui a été transmise hier aux administrateurs judiciaires contient une proposition de reprise de l’ensemble du personnel sauf bien sûr le personnel qui a l’intention d’ores et déjà de partir en retraite dans les mois prochains. Environ 60 personnes d’après la direction générale de l’entreprise », a-t-il ajouté.
Concernant une éventuelle aide de l’État, le groupe égyptien dit souhaiter que l’État participe « à concurrence de 20 ou 25% maximum au capital social. Il s’agit d’un souhait, il ne s’agit pas d’une demande nécessaire à l’investissement », a précisé Michel Billard de la Motte.
Les cinq offres seront transmises aujourd’hui par les administrateurs judiciaires au tribunal de commerce de Rouen. Elles seront détaillées dans l’après-midi au cours du comité d’entreprise.
Mardi 5 février
19h30 : Alors qu’il était invité sur le plateau du Grand Journal (Canal +), Yvon Scornet, porte-parole de l’Intersyndicale, s’est dit satisfait : «Hier on voulait nous mettre à mort, aujourd’hui nous sommes contents, nous allons pouvoir travailler sur des dossiers qui vont permettre une cession et ne pas être à l’origine d’un effet domino ».
“Hier on voulait nous mettre à mort, aujourd’hui, on va pouvoir travailler sur des dossiers qui vont permettre une cession” #Petroplus
— Yvon Scornet (@YvonScornet) 5 février 2013
19h : Ce sont finalement cinq dossiers qui ont été déposés devant les administrateurs judiciaires, mardi 5 février. Parmi ces cinq offres de reprises, « deux paraissent sérieuses et financées », a déclaré à l’AFP le ministère du Redressement productif.
« Il s’agit de l’investisseur suisse Terrae et de l’énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat », a poursuivi le ministère, ajoutant que «le gouvernement a accompagné ces repreneurs et poursuit ses efforts au côté des industriels de manière à rendre possible la reprise de la raffinerie. »
18h15 : Yvon Scornet, porte-parole de l’Intersyndicale, Christelle Denouette, Bruno Capon (représentants des salariés), accompagnés de leur mascotte Hope, sont en ce moment sur le plateau d‘iTélé pour résumer la situation.
(capture d'écran iTélé)
18h02 : Une heure après l’ultime délai pour le dépôt d’offres de reprise, les représentants de l’Intersyndicale de Petroplus ne savent toujours pas combien d’offres ont été déposées, mardi 5 février 2103, en tout cas en plus des trois offres connues jusqu’à présent (une offre de Dubaï, une autre de Libye et une dernière venue d’Egypte).
« Les administrateurs judiciaires font de la rétention d’informations, confie Nicolas Vincent, numéro 2 de l’Intersyndicale, à 76actu. Nous essayons d’aller à la pêche aux informations directement auprès des repreneurs mais nous ne savons quasiment rien. »
Mardi 5 février, les administrateurs judiciaires ont rassemblé les offres de reprise. Ils seront ensuite chargés de les transmettre au tribunal de commerce de Rouen (probablement mercredi 6 février), qui devra ensuite fixer une date d’audience et finalement rendre une décision quant à la validation ou non de l’un de ces dossiers de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne.
17h30 : Yvon Scornet, porte parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne sera l’invité du Grand Journal, ce soir, sur Canal +. Après une journée d’attente devant la raffinerie de Petit-Couronne, Yvon Scornet reviendra sur la situation des 470 salariés de Petroplus, qui attendent depuis des mois de trouver un repreneur. Rendez-vous donc à 19h05 sur Canal + en direct et en clair.
Je serai invité sur le plateau du Grand Journal de Canal+ ce soir #Petroplus
— Yvon Scornet (@YvonScornet) 5 février 2013
16h44 : À quelques instants du dernier délai pour le dépôt des offres de reprise, Le Parisien annonce sur son site Internet qu’une « société égyptienne,opératrice du barrage d’Assouan, serait sur le point d’annoncer une offre ».
16h : Sur son compte Twitter, Nicolas Vincent, syndicaliste CGT annonce qu’il sera l’invité mardi 5 février du 19/20, sur France 3 Haute-Normandie :
Je serai l’invité du JT 19/20 sur france 3 normandie pendant qu’@yvonscornet sera sur le plateau du grand journal sur canal+ #Petroplus 5 février 2013
15h : Le premier ministre, Jean-marc Ayrault a confirmé les dires d’Arnaud Montebourg : l’État est prêt à assurer une participation « minoritaire » dans la reprise de la raffinerie Petroplus. À condition quand même qu’il y ait « une offre crédible ».
- Un article à lire sur Lemonde.fr
14h35 : Sophie Bib tweete en direct du rassemblement devant la raffinerie de Petit-Couronne :
on lache rien ! #petroplus twitpic.com/c14emb
— Sophie Bib (@bibalabib) 5 février 2013
12h : Intersyndicale et salariés de Petroplus se rassemblent devant la raffinerie de Petit-Couronne pour patienter ensemble jusqu’à 17h, dernier délai pour le dépôt des offres de reprise.
8h12 : Coup de théâtre. Sur RTL, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, annonce que l’État est prêt à prendre une participation « minoritaire » dans la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne pour accompagner un éventuel repreneur.
« Une participation “minoritaire” parce qu’il faut des capitaux très importants pour réinvestir et rendre cette raffinerie performante, a-t-il précisé, indiquant que plusieurs offres étaient attendues aujourd’hui. Pour l’instant nous souhaitons que les offreurs se positionnent avec deux choses : du pétrole et de l’argent. La piste libyenne est une piste sérieuse et elle l’a toujours été. »
Arnaud Montebourg a également indiqué préférer « conserver nos capacités de raffinage plutôt que d’être obligés d’importer du pétrole raffiné, mais Petroplus est une raffinerie qui perd de l’argent ».
7h38 : « Il sera difficile de trouver un repreneur ». Voilà ce qu’indiquait Matignon hier soir, lundi 4 février, à l’issue d’une réunion avec les salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. Les repreneurs potentiels ont jusqu’à ce soir, 17h, pour déposer une offre auprès du tribunal de commerce de Rouen. Les offres seront ensuite étudiées lors d’une audience dont la date devrait être fixée dans les semaines à venir.
7h : Mardi 5 février, dernier délai de dépôt des offres de reprise pour la raffinerie Petroplus, l’intersyndicale appelle à un grand rassemblement devant la raffinerie de Petit Couronne. Le rendez-vous est fixé à 12h avec pour seul mot d’ordre : “On ne lâche rien”. Dans un communiqué, le PS de Seine-Maritime appelle au rassemblement avec les salariés de Petroplus, dès 12h, sur le parvis de la raffinerie de Petit-Couronne.
« Depuis près d’un an et demi, les militants et élus socialistes de Seine-Maritime accompagnent les salariés de Petroplus dans leur combat pour la survie de l’outil de production et des emplois qui y sont associés », précise le communiqué.