(fil-fax 06/02/13)
Un millier de personnes (800 selon la police) étaient rassemblées mardi midi devant l’entrée de la raffinerie Petroplus à Petit-Couronne en soutien aux salariés qui travaillent depuis plus d’un an à la recherche d’une solution pour leur entreprise.
Le rassemblement s’est déroulé quelques heures avant l’heure-couperet du dernier délai accordé par le Tribunal de commerce de Rouen. Les éventuels candidats à la reprise avaient jusqu’à 17 heures ce mardi pour remettre à l’administrateur judiciaire une offre. Entre espoir et résignation Yvon Scornet, porte-parole de l’Intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC, évoquait sans plus de précision le dépôt de « trois ou quatre offres ». Les juges du tribunal pourraientt se prononcer sur la qualité de ces offres dans la journée de mercredi.
La possibilité d’une participation « minoritaire » de l’Etat sur l’une de ces offres, « crédible », a été accueillie avec circonspection. Le terme de minoritaire n’étant pas plus précisé ni par le Gouvernement ni par les élus venus sur place dont le député (PS) de la circonscription, Guillaume Bachelay. Cette précision pourrait être déterminante pour le tribunal de commerce qui accepterait ou refuserait un candidat en fonction du montant de l’accompagnement de l’Etat. Un flou que n’a pas dissipé M. Bachelay. « Il y a ici des capacités industrielles, des compétences techniques, un savoir faire parmi les meilleurs de France et d’Europe », a –t-il insisté. « L’idée c’est d’avoir un repreneur sérieux, viable, crédible, qui soit capable d’investir dans la durée. Un repreneur qui amène de l’argent, du brut et des capacités industrielles… ». Si il est là l’Etat de façon minoritaire accompagnera. « La participation de l’Etat elle dépend des besoins de financements du repreneur lui-même », a-t-il indiqué.
Cette hypothèse avait été émise par le chef de l’Etat lui-même lorsqu’il a reçu les salariés à Val-de-Reuil, le 5 janvier dernier. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, l’a redit mardi matin sur les antennes de RTL.
Parmi les repreneurs, les dossiers irakiens, iraniens et libyens évoqués tour à tour semblaient encore en course. Mais du côté de l’Intersyndicale qui a épluché des milliers de pages de propositions, tout autant que l’administrateur provisoire et le ministère du Redressement productif, la meilleure solution reste celle qu’a présentée NetOil. Elle est apparue à plusieurs reprises comme la plus élaborée mais a buté à chaque fois, sur les conditions strictes requises pour l’exploitation d’une raffinerie, tant du point de vue technique, que financier et partenarial pour l’approvisionnement en pétrole brut.