(fil-fax 07/02/13)
La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Delphine Batho, a annoncé mercredi la fin de l’incident survenu il y a plus de deux semaines dans l’entreprise Lubrizol à Rouen. Mercredi en milieu de journée le préfet de la Seine-Maritime a décidé la levée du plan particulier d’intervention (PPI) ainsi que la cellule de crise. « L’entreprise a été progressivement autorisée à redémarrer ses activités, à l’exception de l’unité dans laquelle figure la cuve qui a présenté ce dysfonctionnement », a indiqué par ailleurs le préfet Pierre-Henry Maccioni. Lubrizol doit sur ce point présenter un rapport complet sur les causes de l’incident, les mécanismes qui ont conduit à ce dégagement d’odeurs incommodantes, les relevés réalisés pendant l’incident, « ainsi que toutes les mesures correctives susceptibles de garantir contre toute répétition d’un tel incident ». Le préfet ne lèvera la suspension d’activité de cette unité qu’après analyse de ce rapport par la DREAL et validation des mesures correctives. Le préfet réunira le Conseil départemental des risques sanitaires et technologiques (CODERST) le 12 février prochain, puis le comité local d’information et de concertation (CLIC) pour présenter en toute transparence aux riverains du site « les conséquences à tirer de cet événement ». Le 21 janvier, le dysfonctionnement d’une cuve de stockage de produits chimiques avait été à l’origine d’une importante fuite de gaz mercaptan dans l’atmosphère. Les émanations très odorantes et qui ont duré plusieurs jours avaient été ressenties jusqu’en en région parisienne et dans le sud de l’Angleterre.