©Takuma Uchida.
Le Mahabharata est un texte fondateur et sacré de la culture indienne, l’équivalent, pour sa portée religieuse, de la Bible des Chrétiens. L’épopée raconte, en 250 000 vers, des hauts faits guerriers entre deux familles royales, les Pândava et les Kaurava. Dans le Mahabharata, dieux et humains s’affrontent.
Un hymne à la culture asiatique
La création du Japonais Satoshi Miyagi est une réappropriation culturelle de ce récit asiatique :
« Il est évident que la culture indienne, en tant que grand pays asiatique au même titre que la Chine, a beaucoup influencé la culture japonaise ; par exemple plus de la moitié du « Shichifukujin (Sept dieux de bonheur) » est originaire de l’Inde. »
C’est donc une relecture de l’épopée que propose le metteur en scène, dans un spectacle inspiré du kabuki, théâtre traditionnel japonais : 26 comédiens servent, sur scène, ce texte légendaire
« endossant de multiples masques pour faire revivre la foule de personnages que compte l’épopée légendaire du Mahabharata, et les aventures initiatiques et guerrières d’un roi condamné à l’exil après avoir perdu son royaume sur un coup de dé », indique Le Volcan qui accueille, après le musée du Quai Branly, ce spectacle total où les cultures se métissent, les musiques se mêlent.
Quand Inde et Japon se confondent
Sur scène, un seul conteur prend la parole pour l’ensemble des comédiens, retraçant un épisode du texte sacré. Masques sophistiqués, costumes en papier japonais selon une tradition ancestrale et percussions diverses font de ce spectacle une relecture unique et singulière du Mahabharata. La compagnie Na’uka livre un spectacle annoncé comme « opératique et total », où Inde et Japon se confondent, servant ainsi un texte fondateur de la culture asiatique.
- Infos pratiques :
Jeudi 14 février à 20h au Volcan Maritime, avenue Lucien-Corbeaux au Havre
Tél : 02 35 19 10 20
Tarifs : 8 à 35 euros