Interview. Desireless souffle la première bougie d’Atwoprix

En un an, le site atwopris.com affiche 221400 visite. Les créateurs du site ont fêter son premier anniversaire en compagnie de Desireless.

En un an, le site Atwoprix.com affiche 221 400 visites. Les créateurs du site ont fêté son premier anniversaire en compagnie de Desireless.


Ce soir (jeudi 31 janvier, donc) vous chantez devant une centaine de personnes. Aimez-vous ces ambiances intimistes ?
Desireless : C’est un peu particulier. Gilles est un ami, j’ai donc accepté de venir ici. Je peux faire des Zéniths devant 5 000 personnes, mais je préfère les soirées plus intimistes, ça m’amuse plus. C’est plus l’aventure, on fait un peu ce qu’on veut, je peux rencontrer les gens, parler avec eux. Ceux qui connaissent un peu mon parcours ont une phrase qui revient souvent : « Surtout ne changez pas !»

Simple, normale

J’aime faire les choses simplement, naturellement. J’aime communiquer normalement avec les gens. Les gros médias et les gros lobbies sont très loin du public. En 1990, je me suis dit que si je restais là-dedans, je ne vivrai pas heureuse. J’ai donc décidé de prendre les choses en main. Je connais des artistes qui n’ont plus leur liberté. La seule façon de s’en sortir c’est l’indépendance. Il faut relever les manches et se débrouiller tout seul. Personnellement, j’ai la chance de pouvoir gagner ma vie en faisant des galas.

Facebook, une petite famille

Cette proximité avec votre public, vous la cultivez aussi sur Facebook ?
Ma page Facebook forme en quelque sorte une petite famille. Il est important que les gens puissent s’exprimer, créer et partager. En somme, ils participent à quelque chose. Et je reste persuadée que chaque personne est capable d’apporter quelque chose aux autres.

Quelle place tient la musique dans votre vie ?
J’aime la musique, la création et le contact avec de nouveaux musiciens. La musique n’est pas toute ma vie, mais c’est le moyen que j’ai pour contacter les gens. Mais il y a quelque chose d’encore plus important : l’envie de partager ce que je suis, je suis une chanteuse.

UN concert privé qui a fait le bonheur de tous les invités.

Un concert privé qui a fait le bonheur de tous les invités.


« J’aime travailler avec d’autres personnes »

Est-ce que vous vous imposez une façon de travailler particulière ?
Je n’ai pas de façon particulière de travailler. Ce n’est jamais pareil et cela se fait au jour le jour. J’écris des textes, mais sur l’album XP2, c’est Alec Mansion, de Léopold Nord et vous, qui a écrit et composé la quasi-totalité des titres. J’aime travailler avec d’autres personnes. Seule, je ne peux rien faire. Je travaille souvent avec des gens inconnus que je rencontre comme ça. Lorsque je fais un gala, je veux bien interpréter Voyage, voyage et John si on me les demande, mais le deal consiste à ce que je puisse chanter d’autres titres plus récents. C’est important pour moi que les gens découvrent ce que je fais.

Une époque riche

Vous participez aux tournées des années 80, que retenez-vous de ces moments que beaucoup qualifient de magiques ?
Sur les plateaux des années 80, on a vu que le public était toujours là. C’était une époque riche. Il y avait les radios FM libres, et il y avait aussi des gens qui avaient des oreilles dans les maisons de disque. Sur les tournées on constate que les gens sont shootés aux années 80 et on se rend compte qu’on leur vend de la drogue. Il faut faire l’effort d’aller voir autre chose, d’aller vers les jeunes. Je pense que la création est en danger.

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