Le boom des cigarettes électroniques à Rouen

La boutique rouennaise Clopinette propose à ses clients des cigarettes électroniques aux goûts et au dosage variés (photo : Loïc Bonnet)

La boutique rouennaise Clopinette propose à ses clients des cigarettes électroniques aux goûts et au dosage variés (photo : Loïc Bonnet)


En France, on dénombrerait 15 millions de fumeurs et 66 000 personnes décéderaient, chaque année, à cause du tabac. De nombreux fumeurs envisagent d’arrêter. Grande (et bonne) décision face à laquelle plusieurs solutions existent. L’une d’elles consiste peut-être à adopter la “e-cigarette attitude”. Et cela tombe bien, les boutiques qui vendent des cigarettes électroniques se multiplient dans le centre-ville de Rouen !

Clopinette, la marque made in Normandie

Il existe un véritable marché et certains l’ont bien compris… En avril 2011, la première boutique Clopinette a ainsi fait son apparition à Caen, proposant à ses clients des cigarettes électroniques rechargeables vendues entre 45,90 et 89,90 €. Prix auquel s’ajoute celui des recharges (5,90 €) et celui des cartouches à changer une fois par mois (6,90€).
Rapidement, le concept s’est étendu et des boutiques Clopinette ont vu le jour à Nantes, au Havre, à Alençon, à Paris, à Lille, et enfin, à Rouen, en septembre 2012.
Située rue du Général Leclerc, la boutique de Rouen, après six mois d’existence, relève « une multiplication importante » du nombre de clients, essentiellement grâce au bouche à oreille. Bastien Robin et Maxime Dague, responsables de l’enseigne, expliquent le système :

« Il y une batterie, qui fait fonctionner l’atomiseur, l’atomiseur lui permet au e-liquide (les recharges) de former de la vapeur qui est alors inhalée… ».

Le Bar à brume s’est développé « deux fois plus vite que prévu »

Au Bar à brume, c’est un « passionné » qui tient la boutique. Il s’est installé rue de la République, à Rouen, fin novembre 2012. Il s’est développé « deux fois plus vite que prévu », affirme-t-il.

« Je n’ai pas le droit de dire que la e-cigarette permet le sevrage du tabac, concède-t-il. Mais de fait, la e-cigarette permet souvent au fumeur de se sevrer. »

Pourtant, les professionnels de la santé « ne la recommandent pas »

En effet, très peu d’études ont été faites sur les effets, bons ou mauvais, de la consommation de e-cigarettes. Mais les professionnels de santé ne la recommandent pas pour arrêter de fumer ! Ce pour deux raisons. Premièrement, parce que les vendeurs ne sont pas tabacologues, et, deuxièmement, parce qu’ il n’y pas d’autorisation de mise sur le marché en tant que médicament. Reste toujours le look, le côté mode et la découverte de sensations différentes qui permettent au concept d’accrocher le public.

« Et puis tout de même, au lieu de brûler beaucoup de choses inutiles, comme dans une cigarette normale, on réduit tout ça au strict nécessaire : l’arôme et la nicotine », estime le propriétaire du Bar à brume.

Shop Clop, toujours une valeur sûre

Dans la boutique de Shop Clop, installée place des Carmes depuis deux ans, la vendeuse vante aussi les bienfaits de ces e-cigarettes. Elle évoque les arômes (les boutiques proposent un large choix, « du goût fruité au goût de tabac ») et de la nicotine présente dans le e-liquide, qui est dosée en fonction des goûts et des besoins de l’utilisateur.
Bien que Shop Clop commence à ressentir la concurrence, ses responsables affirment très bien s’en sortir. Parmi les arguments qui réussissent à convaincre les utilisateurs : « le prix, le plaisir de conserver la sensation de fumer sans en ressentir les effets négatifs (essoufflement, mauvaise condition physique) et la possibilité de doser les cigarettes électroniques comme chacun le souhaite…»

  • Et vous, vous avez testé les cigarettes électroniques, qu’en pensez-vous ?
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