Un onzième album pour Stephan Eicher. (Photo Benoit Peverenni)
Toujours en mouvement ou en création, Stephan Eicher souligne : « Je suis un vampire vieillissant, j’ai besoin de sang neuf ». Cinq ans après Eldorado, son dernier album, Stephan Eicher repart en tournée avec son nouvel opus L’envolée. Enregistré dans un studio en Provence et dans un château suisse, L’envolée est avant tout une histoire de rencontres.
Avec Mark Daumail
Rencontre avec Mark Daumail, qui a fait le son de Cocoon. Ainsi sont nées quatre chansons « à l’instar de la crépusculaire Donne moi une seconde, complainte mélodique balayée par les vents des plaines américaines et qui sert d’introduction idéale au disque, prolongeant quelques instants encore l’envoûtement discret suscité par Eldorado ».
Fred Avril, auteur électro-pop inclassable, figure également au générique du disque. Ils ont entre autres peint les grandes lignes de Le Sourire.
La plume de Miossec
Miossec apparaît également dans la création de cet album en cosignant un texte bouleversant qui traduit à merveille les mots en maux : Disparaître.
« Ça fait plusieurs étés que Christophe me rend visite en Camargue. On a tous les deux peur du vide ; aussi, on préfère toujours passer le temps en bricolant en studio quelques idées de textes et de musiques », explique Stephan Eicher.
Mélange des genres
L’album dont la pochette et le livret sont signés par Michel Dumontier et Neil Farber, est aussi un mélange des genres réussi : rockabilly porté par des cuivres latinos (Dans ton dos), folk (La relève), rock disloqué (Tous les bars), jazz (Envolées), ou electro be bop (Elle me dit).
- Infos pratiques :
Au 106, grande salle, Quai Jean de Béthencourt, à Rouen, à 20h
Tarifs : de 20 à 28 euros