(fil-fax 20/02/13)
Parents d’élèves et enseignants du collège Michelet à Bois-Guillaume – Bihorel sont actuellement mobilisés pour obtenir le maintien du dispositif TSL (Troubles Spécifiques du Langage) qui est également en œuvre dans neuf collèges de la Seine-Maritime. A Bihorel, le principal souhaite mettre fin à ce dispositif et redistribuer les heures à la rentrée prochaine. Un arbitrage de l’inspection académique de Seine-Maritime est attendu à la mi-mars. Les parents demandent non seulement son maintien mais aussi l’élargissement des aménagements à d’autres collèges.
A Michelet le dispositif TSL fonctionne depuis 8 ans. Les résultats obtenus démontrent selon les syndicats, la pertinence et l’efficacité du dispositif. La dotation actuelle de 24 heures serait réduite de moitié. Les heures restantes seraient distribuées à des enseignants du collège qui n’ont pas suivi de formation pour appréhender les difficultés des élèves dyslexiques. « Je sers d’interface entre les professeurs et les élèves. Nous avons un gros travail de remise en confiance qui conditionne tout le reste. Ce qui se voit moins est sans doute le plus important », explique Jean-François Gomarin, enseignant spécialisé dont le poste est menacé. « Cela fonctionne bien dans quatre collèges. Alors pourquoi vouloir arrêter sans proposer dans le secondaire une alternative aux enfants et aux parents », s’interroge-t-il.
Le dispositif TSL est expérimenté en Seine-Maritime depuis la loi de 2005 sur le handicap. Il n’est pas en place dans l’Eure. Au total, 95 élèves en bénéficient au niveau académique. Sans statut officiel, il avait déjà été menacé de suppression au niveau académique en 2012. Les Fédérations de parents d’enfants dyslexiques (environ 500.000 enfants en France) regroupées au sein de la FFDYS ont demandé la semaine dernière que le projet de loi sur la refondation de l’école soit amendé. Elles insistent en particulier sur la formation des enseignants et sur la nécessité d’une scolarité adaptée. Ces enfants représentent 25% des élèves qui quittent le système scolaire sans aucun diplôme. Les troubles “DYS“ pour dyslexie, dyspraxie et dysphasie touchent entre 6 et 8% de la population. Ils font partie des handicaps “cognitifs“ que constituent les troubles des apprentissages.
(*) Collèges public Branly à Grand-quevilly, Michelet à Bihorel, Fontenelle à Rouen, Albert Schweitzer à Neufchâtel-en-Bray, Maupassant à Bacqueville-en-Caux, Dufy et Descartes au Havre et Monet à Saint Nicolas d’Aliermont. Collège privé Montesquieu au Havre.