A L’usine Renault de Sandouville, FO et la CGT rejettent le projet d’accord sur la compétitivité

(fil-fax 20/02/13)

Les syndicats de l’usine Renault de Sandouville se montraient réservés voire franchement hostiles, dans le cas de FO et de la CGT, mercredi à l’issue des négociations sur le projet d’accord sur la compétitivité qui se sont terminées mardi à l’échelle du groupe. Globalement le texte prévoit le maintien de toutes les usines en France à l’horizon 2016 avec une production en hausse en échange d’une réduction des effectifs, d’un gel des salaires, d’un recours accru à la mobilité et d’une augmentation du temps de travail.

« Clairement nous pensons que ces négociations ont débuté sur de mauvaises bases avec un chantage à l’emploi », indique Vincent Lefrançois, secrétaire du syndicat FO. A ses yeux le projet soumis aux syndicats est marqué par « l’augmentation du temps de travail »  et « la remise en cause d’acquis en place depuis une trentaine d’années ». A Sandouville FO s’est prononcé contre le texte. Mais sur d’autres sites, la position du syndicat pourrait être sensiblement différente, notamment à Douai et à Flins. FO devra trancher à l’issue d’une coordination nationale qui se réunira dans les prochaines semaines.

De son côté la CFE/CGC de Sandouville reste sur la réserve. « Il y a des choses positives dans le projet et d’autres sur lesquelles on se pose des questions notamment la mutualisation du personnel entre les sites », explique Patrick Mériat délégué CFE/CGC. Ce syndicat n’a pas encore arrêté sa position tout comme la CFDT. Mais si des syndicats devaient approuver le texte ce serait ceux-là. Et il suffit de deux signatures pour que l’accord s’applique.

En revanche, du côté de la CGT, le rejet est total. Depuis longtemps Nicolas Guermonprez, le secrétaire du syndicat à Sandouville a dit que ce texte était « inacceptable ». Mercredi, Le syndicat avait de nouveau appelé à la grève, durant une heure. Le mouvement a été suivi par plusieurs dizaines de salariés. La mobilisation a été plus forte à l’usine de Cléon où quelque 450 salariés sur 3.000 théoriquement présents ont débrayé durant huit heures, selon la CGT. Dans cette usine qui fabrique des moteurs et des boîtes de vitesse des piquets de grève avaient été installés devant les portes du site en fin de nuit. « On essaye de convaincre les gens de nous rejoindre mais ceux qui veulent travailler le peuvent », assure Pascal Le Manach secrétaire du syndicat CGT de l’usine.

A l’usine de montage de Sandouville, près du Havre, la CGT avait appelé à une grève d’une heure suivie par quelques dizaines de salariés selon des sources concordantes.

Articles créés 1109

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut