Jérémy Marie au Soudan…
Il vient de fêter ses 29 ans, en France. Ces cinq dernières années, Jérémy Marie a parcouru le monde. Parti à l’automne 2007 pour un tour du monde en auto-stop, il est rentré début mars 2013, chez ses parents, à Petit-Quevilly, près de Rouen. « C’est un voyage scolaire, en Pologne, alors que j’étais en Seconde, qui m’a donné envie de voyager », raconte le jeune homme.
Après son baccalauréat ES au lycée Camille Saint-Saëns, à Rouen, Jérémy a passé une année au pays de Galles « où j’ai travaillé dans un resto, et, surtout, j’y ai perfectionné mon anglais ». Au retour, « avec un ami », il s’est lancé dans un tour d’Europe, pendant un mois, en auto-stop, déjà ! Au programme : Allemagne, Estonie, Lettonie, Finlande, Suède… Puis son projet a germé.
Parti avec 9 000 euros en poche, le 8 octobre 2007
« En BTS Tourisme en alternance, entre Caen et Rouen, j’ai commencé à mettre un peu d’argent de côté, et à préparer un itinéraire. Mais le parcours a changé, à cause de conflits géopolitiques, notamment : en Égypte, il n’était plus possible d’aller en Libye ; en Birmanie, les frontières étaient fermées… Il y avait aussi les saisons, qui ne coïncidaient pas pour les traversées en bateau ! »
Le 8 octobre 2007, « avec 9 000 euros en poche », à 23 ans, Jérémy Marie quitte Caen avec un sac à dos, un appareil photo, et un ordinateur portable. Objectif ? Un tour du monde, « qui devait durer deux ans, initialement »… en auto-stop, « le moyen de transport le plus social, la manière la plus intéressante pour découvrir le monde, ses habitants, ses cultures ».
Jérémy traversera « les Balkans, puis la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Jordanie, puis l’Afrique du Sud, l’Amérique centrale…».
Il raconte son parcours, sur une carte :
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Son périple, il l’a effectué à bord d’un millier de véhicules, « des voitures, des camions, des motos, des quads… », mais aussi dans un cargo et sur des voiliers « pour traverser l’Atlantique entre l’Afrique du Sud et le Panama, et le Pacifique, entre la Colombie et la Nouvelle-Zélande ».
« Je naviguais comme équipier, lors de convoyages », détaille-t-il.
Quatre ordinateurs portables, 20 000 photos, et un livre en projet !
Près de cinq années de débrouille, sur plus de 180 000 kilomètres ! « J’ai eu quatre ordinateurs portables : le premier m’a été volé par des policiers au Venezuela ; le second ne fonctionnait plus après une tempête tropicale, au Panama, et le troisième, il est tombé sur le pont d’un bateau et a pris une vague… », sourit-il.
Les pays les plus hospitaliers ? « La Syrie, le Soudan, la Colombie et l’Indonésie ». C’est d’ailleurs à Bali, une île entre celles de Java et de Lombok que Jérémy a rencontré sa petite amie, qui l’a ensuite rejoint au Cambodge et en Chine.
L’hébergement, durant ces cinq années ? Chez l’habitant et les auto-stoppeurs, bien entendu, « mais aussi dans la nature, ou dans des hôtels bon marché et grâce au site de couchsurfing qui permet de se loger gratuitement dans le monde entier, sur des canapés… ».
Ses projets, aujourd’hui ? Poursuivre le tri de ses 20 000 photos, et écrire un livre qui pourrait sortir à l’automne 2013, et qui compilerait ses carnets de voyage.
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