(fil-fax 11/04/13)
Les regroupements se poursuivent dans le monde des coopératives agricoles. Cap Seine a annoncé ce mercredi la reprise de Lunor et de Pom’Alliance deux entreprises spécialisées dans la pomme de terre. La grande coopérative de Haute-Normandie et de l’ouest picard veut ainsi poursuivre sa politique de diversification de manière à moins dépendre des exportations de céréales. « On ne peut pas se contenter de faire des céréales sur le port de Rouen », explique une porte-parole. Avec ces acquisitions, Cap Seine offre à ses adhérents agriculteurs la possibilité d’introduire une autre culture dans leur assolement.
Dans le même temps, elle se positionne comme un acteur majeur de la filière pommes de terre et plus largement de la filière légumes. Lunor et Pom Alliance sont toutes deux numéro un en France dans leur domaine : les pommes de terre et autres légumes cuits sous vide pour la première et la pomme de terre fraîche pour la seconde. Fondée en 1956, Lunor est une coopérative qui compte trois sites de production, à Luneray (Seine-Maritime) où se trouve le siège social, à Chaulnes (Somme) et Plancy l’Abbaye (Aube). Pom’Alliance qui provient de la fusion de six entreprises privées passées ensuite sous le contrôle du fonds LBO France rayonne principalement sur le grand bassin parisien à partir de sa base d’Orly (Val-de-Marne). Les deux entreprises sont complémentaires et le repreneur compte bien faire jouer les synergies entre les deux dès que les adhérents de Lunor et de Cap Seine auront entériné la fusion.
Cap Seine dont le siège est à Mont-Saint-Aignan s’est orientée depuis sept ou huit ans dans une politique de diversification de ses filières pour trouver de nouveaux débouchés aux productions de ses adhérents. C’est ainsi qu’elle a pris des participations dans des filiales du groupe Tereos qui transforment des céréales en amidon, en alcool, en protéines ou en agro carburants. Dans le même temps, elle a saisi toutes les opportunités d’alliances pour réduire ses coûts. Elle a ainsi fondé, avec des partenaires comme la coopérative picarde Noriap, Terres de France et Séliance, des entités qui proposent aux adhérents des engrais et des produits phytosanitaires d’une part et des semences d’autre part. Enfin, pour se présenter en meilleure position sur les marchés, elle a lancé une union de commercialisation des céréales qui représente un potentiel de trois millions de tonnes de grains, soit le double de la collecte de Cap Seine.