« Les résultats de ses activités de pesticides progressent. »
http://www.boursorama.com/actualites/bayer-reduit-ses-previsions-pour-ses-plastiques-62956705badec4cff5da847eec45729f
LA PROGRESSION DU BÉNÉFICE DE BAYER AFFECTÉE PAR LA HAUSSE DES COÛTS AU PREMIER TRIMESTRE
FRANCFORT (Reuters) – Expliquant souffrir de la baisse de la demande pour ses plastiques et ses produits chimiques, Bayer a annoncé jeudi avoir revu à la baisse ses prévisions pour sa division MaterialScience, alors que les résultats de ses activités de pesticides progressent.
Le géant allemand a fait état d’une hausse de 0,4% de son bénéfice avant impôt, intérêts, dépréciations et amortissements (Ebitda) hors exceptionnels au premier trimestre, à 2,45 milliards d’euros, un résultat légèrement inférieur au consensus Reuters (2,59 milliards).
L’action Bayer perdait 0,82% à 10h21 à la Bourse de Francfort alors que l’indice Dax, dont il fait partie, était inchangé.
L’Ebitda de la division MaterialScience, qui produit entre autres des plastiques destinés à la fabrication de DVD ou de phares de voitures, a chuté de plus d’un quart sur les trois premiers mois de l’année.
Le groupe a dû relever les prix de ses plastiques face à la hausse de ses propres coûts de matières premières pétrochimiques, ce qui a eu pour effet de faire baisser les volumes.
La fermeture pour maintenance d’un site en Amérique du Nord a également pesé sur les résultats.
Le marché mondial des polycarbonates, l’une des spécialités de Bayer, souffre d’une augmentation de l’offre mondiale supérieure à celle de la demande après la mise en exploitation de plusieurs nouveaux sites de production par des groupes du Moyen-Orient comme le saoudien Sabic.
Bayer, qui célèbre cette année son cent-cinquantième anniversaire, ne prévoit désormais qu’une stagnation de l’Ebitda annuel de la division MaterialScience, alors qu’il espérait une hausse jusqu’à présent.
Pour l’ensemble du groupe, il s’en tient néanmoins à sa prévision d’une progression d’environ 5% de l’Ebitda ajusté, qui devrait bénéficier du lancement de nouveaux médicaments et de la vigueur de la demande de pesticides.
Ludwig Burger; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat