Johnny Hallyday au Zénith de Rouen le 21 juin pour ses 70 ans

Johnny Hallyday au Zénith de Rouen le 21 juin pour ses 70 ans
Johnny Hallyday va attaquer une mini-tournée de quatorze concerts dans dix villes de France, de Belgique et à Monaco. Il la commencera le 3 juin en se produisant sur la scène de la patinoire de Bordeaux et la clôturera le 27 juin dans les Arênes de Nîmes. Il sera ainsi à Boulazac (Périgueux) le 4, au Zénith de Dijon le 6, à l’Espace Gayant de Douai le 8, au Mans le 11, au Théâtre Antique de Vienne le 18, au festival de Namur le 23, au Sporting de Monaco les 25 et 26.

Le Zénith de Rouen est bien sûr au programme avec un concert le 21 juin.

Entre-temps, « l’idole des jeunes » des années 60 se produira trois soirs de suite (14, 15 et 16 juin) au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Sa soirée anniversaire – Ah que coucou fête ses 70 ans ! – du 15 juin affichait complet deux heures seulement après l’ouverture des réservations. D’où les deux dates qui ont été ajoutées.

Cette mini-tournée coïncide avec la sortie le 3 juin d’un nouvel album « Johnny Hallyday on stage ». Album de trente titres qui reprend ses plus grands succès interprétés lors de sa tournée des stades en 2012, dont « Marie » et « Quelque chose de Tennessee ».

Réservations sur le site de infoconcert

Site officiel de Johnny Hallyday

Johnny Hallyday au Zénith de Rouen le 21 juin pour ses 70 ans

Week-end du 8 mai et de l’Ascension : les horaires déconseillés pour prendre la route

Beaucoup de monde est attendu à partir de ce mardi 7 mai, surtout en fin d’après-midi, sur les routes. La journée de mercredi 8 mai, classée également orange, ne sera guère mieux.

D’ores et déjà, Bison Futé déconseille de prendre la route ce mardi de 15h à 21h et de 10h à 16h mercredi, deux jours où la circulation sera chargée du fait des départs pour un week-end du 8 mai et de l’Ascension prolongé de cinq jours (du 7 au 12 mai).

Les principales difficultés attendues en Normandie sont aux péages de Dozulé et de Beuzeville sur l’autoroute A13 et à la jonction de l’A13/A131 aux horaires suivants : de 16h à 21h mardi, de 10h à 16h mercredi dans le sens des départs et de 15h à 21h dimanche dans le sens des retours.

Difficultés à prévoir également dans la zone ouest : sur l’A 10 à hauteur d’Orléans (15h à 18h, mardi, 10h à 14h mercredi et 17h à 22 h dimanche), sur l’A 71 à hauteur de Vierzon, sur l’A 11 et sur la RN 165 entre Vannes et Lorient, uniquement dimanche entre 16h – 20h.

La journée de dimanche 12 mai sera classée rouge sur l’ensemble du réseau routier national et régional, avec notamment un trafic conséquent entre 15 h et 21h.

A signaler enfin l’interdiction de circulation imposée aux poids lourds de plus de 7,5 tonnes du mardi 7 mai à partir de 22h jusqu’au jeudi 9 mai à 22h et du samedi 11 mai 22h jusqu’au dimanche 12 mai 22h.

Un procès historique de néonazis s’est ouvert en Allemagne

L’un des plus grands procès néonazis de l’Après-guerre en Allemagne s’est ouvert lundi à Munich (sud) pour juger neuf meurtres racistes après une enquête marquée par des dysfonctionnements qui ont embarrassé les autorités allemandes.

La principale accusée, Beate Zschäpe, 38 ans, accusée d’avoir participé à dix meurtres, est apparue devant le tribunal en tailleur pantalon noir et chemise blanche.

Vente des participations de l’Etat : une absurde stratégie court-termiste

ayraultJean-Marc Ayrault a confirmé que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques », pour consacrer ces sommes à l’investissement. C’est accepter de perdre son droit de regard sur certains choix industriels stratégiques, mais aussi sabrer une source de revenu pour l’Etat sur le long terme.

« Nous envisageons que dans un certain nombre d’entreprises publiques où le taux de participation de l’Etat en tant qu’actionnaire est très important, nous puissions dégager une partie pour financer l’investissement, pas pour boucher les trous du budget », a déclaré le Premier ministre dimanche soir au JT de TF1.
Et la vente des bijoux de famille a commencé. Rien que le mois dernier, le ministère de l’Economie a annoncé avoir vendu 3,12% du capital de Safran, soit 13 millions d’actions, ce qui lui a rapporté 448,5 millions d’euros. La vente de titres EADS a déjà rapporté près de 1,2 milliard d’euros à l’Etat français, en avril également.

Une double erreur

Une somme qui peut paraître importante, mais à comparer aux dividendes, « rente », que ces participations apportent à l’Etat s’élève ces dernières années entre 4 et 5 milliards d’euros annuellement (cf. projets de loi de finances). Un revenu que l’Etat ampute à chaque fois qu’il vend ses participations. Un des plus gros contributeurs au budget de l’Etat est GDF-Suez, 1,4 milliards en 2012. Et le gouvernement envisage d’en vendre une partie.
Vision économique à court terme, mais aussi erreur stratégique. Vendre des participations c’est s’enlever du pouvoir de contrôle sur les décisions du groupe. C’est la participation de l’Etat au capital de France Telecom qui a permit d’éviter de brader Dailymotion. C’est aussi ce qui aurait pu lui permettre, avec un peu de volonté politique, d’empêcher la stratégie de délocalisation à tout crin chez Renault…

Le Premier ministre entend utiliser ces sommes pour investir sur 10 ans, dans les domaines du numérique et nouvelles technologies, de la transition énergétique, de la santé et des grandes infrastructures. Le détail du plan sera dévoilé au cours des prochaines semaines. Privatiser pour investir sur l’avenir, c’est bien la preuve que le gouvernement est toujours dans sa logique d’austérité.
Cette annonce, le soir même de la grande marche du 5 mai, est aussi un message politique adressé à la gauche. Le signe que le gouvernement, s’il a entendu, n’a pas l’intention d’écouter.

Le FN reste antisocial, les médias perdent leur sang-froid

Ainsi donc, malgré la faible participation à son rassemblement, le FN serait devenu, ce 1er Mai, le « parti de la lutte des classes », selon les Échos. Il se placerait « clairement sur le terrain social », pour l’éditorialiste du Figaro, Guillaume Tabard… À bien d’autres endroits encore nous avons lu, entendu que 
le parti de la famille Le Pen serait en train de remplacer des syndicats, en perte de vitesse.

Où étaient-ils pendant le discours de Marine Le Pen, ceux qui écrivent ça ? Car nous l’avons bien écouté et nous sommes formels : en dehors d’un enrobage rhétorique de formules qui auraient fait vomir n’importe quel frontiste il y a quelques années, les seuls thèmes réellement abordés par la patronne de l’extrême droite française sont ceux habituels de sa famille politique. Fétichisme des frontières, phantasme d’une immigration massive, forcément liée à l’explosion d’une insécurité largement exagérée… Quand elle parle d’égalité, c’est pour regretter, sans plus de précisions, que « certains venus sur notre territoire soient plus égaux que d’autres ». Lorsqu’elle parle de solidarité, c’est pour affirmer que « ce n’est pas un droit acquis ! La solidarité, ça se mérite ! ».

Et pour les salariés ? Pas un mot sur l’accord national interprofessionnel. Pas un mot sur le refus de l’amnistie sociale pour les syndicalistes condamnés pour avoir défendu leurs emplois. Pas un mot sur les salaires…

Marine Le Pen cherche à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, en fustigeant gentiment les banques mais 
ne proposant rien pour limiter leur poids sur l’économie. 
En dénonçant la mondialisation, mais pour mieux valoriser son profond identitarisme nationaliste. 
En détournant des slogans du Front de gauche, 
en affichant « le peuple d’abord » en fond de Seine quand celui-ci affiche « l’Humain d’abord ».

Adrien Rouchaleou

François Hollande : un an pour rien ou presque !

Un bien triste anniversaire pour la France, les Français et la gauche dans ce pays !

Voie Militante Voie Militante

Favorable !

Le commissaire enquêteur a rendu son rapport sur l’enquête publique concernant l’évolution du PLU à Mont Saint Aignan. Il indique dans ses conclusions qu’il a été surpris de recevoir autant…

Un homme de 22 ans poignardé par un inconnu en pleine rue à Rouen

Un homme de 22 ans poignardé par un inconnu en pleine rue à Rouen
Un jeune homme a été hospitalisé dans un état grave au CHU de Rouen, en milieu d’après-midi ce lundi 6 mai. Il a été blessé d’un coup de couteau reçu dans la région de l’abdomen, par un inconnu qui a pris la fuite.

Les faits se sont produits un peu avant 16 heures, rue de la République, à Rouen. Le blessé a été pris en charge par une équipe médicale du SAMU.

La circulation a été interrompue sur cette artère du centre-ville pendant une vingtaine de minutes afin de permettre aux secours d’intervenir en toute sécurité et aux policiers de procéder aux premières constatations.

L’enquête est confiée à la brigade criminelle de la Sûreté départementale.

TENNIS CLUB NEUFCHATELOIS

Graine de champion au TCN: Flavien CLAEYS (10 ans) classé 30/3 a remporté pendant les vacances de pâque le tournoi de Dieppe dans la catégorie 11 ans en battant un joueur classé 30/3 sur le score de 6/3 6/3. Il […]

RAPPORT BIANCO sur la REUNIFICATION de la SNCF: vers une LNPN sans TGV ni LGV ?

Il y a quelques jours, sortait assez discrètement, le rapport commandé par le Premier ministre à Jean-Louis Bianco sur la nécessité de réunifier la SNCF actuellement divisée pour la pire guerre civile et financière du rail entre d’un côté la SNCF pour l’activité commerciale de transport de voyageurs et de marchandises (y compris sur la route!!!) et de l’autre Réseau Ferré de France pour l’entretien, la modernisation et le développement du réseau ferré mais avec pas un sou vaillant et une dette colossale de plus centaines de millions d’euros…

Jean-Louis Bianco, ancien conseiller de François Mitterrand, ancien ministre, etc, etc…

Un site du Limousin qui s’inquiète autant que les Normands sur la question du désenclavement ferroviaire nous rapporte les propos de Jean-Louis BIANCO concernant le rapport qu’il vient de remettre:

Le passage souligné est déterminant quant à savoir ce que pourrait être exactement et concrètement la Ligne Nouvelle Paris Normandie…

http://limousin-en-tgv.over-blog.com/article-lgv-poitiers-limoges-et-polt-retour-sur-les-objectifs-de-la-mission-bianco-116795901.html

Jeudi 4 avril – 9 h-  L’AFP avait dévoillé en début du mois de mars les grandes lignes du rapport BIANCO. Cette communication a déclenché les passions en donnant du grain à moudre aux anti LGV, qui voient là une confirmation à leurs arguments. Les autres n’y voyant, comme pour la commission Mobilité 21, qu’un rapport supplémentaire.

Comme, le Président de la SNCF, Guillaume PEPY, lors de ses auditions à l’Assemblée Nationale et au Sénat, il se déclare en faveur de l’étude de trains intermédiaires entre les TGV et les TER.

 Et quand l’ancien ministre s’exprime et qu’il présente lui-même sa mission et les orientations des travaux,  voici ce qu’il dit précisément :

La mission que m’a confiée le Gouvernement est transversale. Contrairement à ce que certains ont pu croire, elle ne porte pas seulement sur la dimension sociale du projet de réforme. Bien que conduite en étroite liaison avec le ministre des transports, M. Frédéric Cuvillier, ma mission est clairement interministérielle. Ma lettre de mission porte d’ailleurs aussi le paraphe du ministre de l’économie et des finances, M. Pierre Moscovici, et du ministre chargé du travail, de l’emploi et du dialogue social, M. Michel Sapin.

 

Aux termes de ma lettre de mission, la concertation que je dois conduire s’articule autour des quatre axes principaux de la réforme. Premier axe : unifier l’organisation de notre système ferroviaire, de façon qu’il réponde pleinement aux besoins des usagers. Deuxième axe : assurer l’efficacité économique et la pérennité de ce système, aujourd’hui lourdement endetté. Troisième axe : définir un nouveau pacte social, fondé sur un cadre modernisé, applicable à l’ensemble des entreprises de la branche. Quatrième axe : préparer l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence à l’horizon de 2019 et garantir que cette concurrence sera équitable.

 

Le manque de financement de notre système ferroviaire – ce terme me paraît plus approprié que ceux de dette ou de déficit – oscille entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros par an. Dans le même temps, chacun s’accorde à considérer qu’il faut investir davantage que par le passé dans l’entretien, la modernisation et le développement du réseau actuel : n’oublions pas que 90 % des voyageurs empruntent d’autres trains que les TGV. Contrairement à ce que certains veulent laisser accroire, nous ne sommes pas « anti-TGV » ou « anti-LGV ». Nous pensons seulement que l’effort doit porter en priorité sur les zones congestionnées ainsi que sur la qualité de la desserte et de l’offre dans les zones rurales, avant la réalisation de nouvelles lignes à grande vitesse. Il appartient au Gouvernement et au Parlement, en un mot à la nation, et non aux entreprises ferroviaires elles-mêmes, de rendre les arbitrages sur le sujet.

 

Rapportée au chiffre d’affaires et au volume d’activité, la dette actuelle n’est pas aussi considérable qu’il pourrait y paraître. Nous disons donc qu’il faut pour l’heure s’attacher à la contenir et trouver les moyens de financer 1,2 à 1,5 milliard par an. Car il faut continuer d’investir, et surtout ne pas tomber dans une logique régressive où, par manque de crédits et peur de s’endetter, les investissements reculent, si bien que la qualité du service se détériore et que les recettes diminuent. Il faut au contraire chercher à accroître le trafic. 

 

 Pourquoi ne pas développer une offre de trains roulant à 200 ou 220 km/h, offrant le même confort que les rames de TGV les plus récentes, utilisant le plus souvent les lignes classiques, ce qui éviterait d’investir dans de nouvelles lignes à grande vitesse, et permettant de mettre en place, comme en Suisse et en Allemagne, un dispositif de cadencement ?

Entre faire gagner une demi-heure sur un trajet au prix de milliards d’euros d’investissements et offrir, pour un coût bien inférieur, davantage de trains, à des horaires plus adaptés, il n’y a pas, selon moi, à hésiter. Mais il faut que nous prouvions au pays, et pas seulement aux autorités européennes, que notre système ferroviaire est capable d’atteindre l’équilibre financier.

La mission que je conduis n’a pas à se prononcer sur telle ou telle ligne locale, ni même sur telle ou telle offre commerciale. Nous nous limitons à dire qu’il faut développer une offre pour la desserte des territoires ruraux, s’orienter vers le cadencement des trains, améliorer la qualité du service, et privilégier une solution intermédiaire alternative à toujours plus de nouvelles lignes à grande vitesse. C’est au Parlement qu’il revient de fixer les objectifs et aux entreprises, notamment la SNCF, de développer une offre qui réponde aux besoins du pays et des usagers.


Commentaires de Florestan:

L’analyse de Jean-Louis BIANCO correspond à notre plaidoyer pour une « grande vitesse de proximité » à 200/250 km/h permettant la desserte cadencée d’un réseau régional de villes et une refondation d’un modèle ferroviaire français à bout de souffle. Nous avons dit depuis longtemps que la LNPN ne pourrait pas être un TGV de plus mais au vu de l’état actuel du réseau et de son architecture datant de Louis Philippe et de Napoléon III, il est indispensable de créer des sections nouvelles en LGV en Normandie et dans l’Ouest parisien… Se contenter de moderniser le réseau existant ne sera pas suffisant!

Philippe Duron, le député-maire PS de Caen préside comme vous le savez la commission « Mobilités 21 » qui doit arbitrer définitivement dans les projets présentés au Schéma National des Infrastructures de Transports: le rapport de la commission sera rendu entre juin et juillet prochain. Tout l’enjeu pour la LNPN est que le projet normand soit présenté aussi comme un projet d’intérêt national.

Celui qui consiste à sauver le potentiel portuaire français, notamment celui des grands ports de la Basse Seine normande très concurrencés par ceux de la « Rangée Nord » européenne (Anvers-Rotterdam-Hambourg): le trafic fret ferroviaire s’est effondré, la voie d’eau atteint elle aussi ses limites faute d’investissements importants depuis les années de la Reconstruction quant à la route, l’écotaxe, la saturation routière rouennaise, le coût du diesel feront qu’elle ne pourra pas absorber l’augmentation du trafic des marchandises attendue avec la fin de la crise actuelle…

L’argent manque et par conséquent la volonté politique manque aussi…

Il fut un temps pas si lointain ou c’était le contraire… Et on appelait ça le « génie français » ou le « volontarisme à la française »

 Pour aller plus loin dans l’analyse, nous vous proposons de prendre connaissance du communiqué en date du 3 mai 2013 de l’Union pour la Région Normande que nous avons reçu sur ce même sujet:

 

L.N.P.N : L’EXCEPTION NORMANDE

 

Le Le 22 Avril 2013 , Jean-Louis Bianco ,ancien Ministre des Transports remettait au Premier Ministre Jean-Marc Ayrault un Rapport intitulé « Réussir la réforme du système ferroviaire » qui lui avait été commandité par le Gouvernement en Novembre 2012 .Le meme jour, Jacques Auxiette ,Président (PS) de la Région Pays de Loire remettait également au Premier Ministre au nom de l’ARF –(Association des Régions de France-) un rapport commandité par le Gouvernement en Décembre 2012 .Ce rapport (« Un nouveau destin pour le service public ferroviaire français ») énumére en 42 propositions les attentes des régions en matière de transport ferroviaire .Les deux documents présentent –on en sera pas étonné- un certain nombre de convergences.

 

Le Rapport Bianco constituant la trame d’un projet de Loi devant étre présenté au Parlement avant la fin de 2013, il est nécessaire d’en souligner très succintement quelques grandes lignes dans la mesure ou l’on peut s’interroger sur les incidences qu’elles sont susceptibles d’avoir sur la réalisation du projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) . Il convient d’ajouter que ce Rapport reflète totalement la vision du Gouvernement sur le sujet comme en atteste la Lettre de Mission envoyée le 11 Décembre 2012 par le Ministre des Transports Mr Cuvillier à Jacques Auxiette.

 

LE RAPPORT BIANCO

 

L’idée d’engager une réflexion sur l’avenir du système ferroviaire français n’est pas nouvelle : de Septembre à Décembre 2011 des « Assises du Ferroviaire » se sont tenues à cet effet à l’initiative du Gouvernement Fillon. Le constat de la situation du secteur et des problèmes qu’elle pose est récurrent. Alternance politique aidant, les solutions proposées diffèrent, bien entendu. Que propose aujourd’hui le Rapport Bianco concernant la Gouvernance du Ferroviaire ? D’en finir avec la séparation SNCF –RFF mise en œuvre en 1997 et donc de rétablir l’unité du système ferroviaire sous l’égide d’un Pôle Public Ferroviaire intégrant en son sein l’opérateur historique transporteur (SNCF) et le futur Gestionnaire d’Infrastructure Unifié (GIU) qui en dépendra (Nous laissons à d’autres le soin de préciser si cette disposition est euro-compatible ) .La dimension financière du secteur est, bien entendue, prise en compte dans le Rapport à partir d’un certain nombre de contraintes incontournables : déficit structurel d’exploitation annuel du système ferroviaire :1,5 Milliard euros – dette de RFF : 30 Milliards euros .Pour résorber l’un et l’autre ,le Rapport propose trois pistes ; 1/ des économies génèrées –selon lui- par le changement de gouvernance, 2/ l’abandon par l’Etat actionnaire de la SNCF, des dividendes versées par celle-ci et de l’impôt sur les societés auquel elle est assujétie ,3/ des choix différents (par rapport à ceux de la période antérieure ) en matière d’investissements d’infrastructures ferroviaires .C’est bien sur ce dernier point qui doit retenir notre attention:

 

Infrastructures ferroviaires – extraits du Rapport  Bianco

 

« D’ici 2017 les quatre prolongements des lignes à grande vitesse en cours de réalisation seront menées à leur terme. Le réseau ferroviaire à grande vitesse français structurera ainsi le territoire français avec une longueur totale de 2600 km (…) En revanche (souligné par nous- s.p.n ) la France n’ayant pas suffisamment investi dans les infrastructures ferroviaires classiques au cours des vingt dernières années, un effort considérable de modernisation du réseau existant (s.p.n) est aujourd’hui entrepris (…) Il devra étre prolongé dans le temps .Par conséquent ,en terme d’investissements une priorité absolue doit étre donnée sur la durée du plan decennal de retour à l’équilibre et de stabilisation de la dette à la rénovation du réseau existant (s.p.n)(…).Ces investissements devront étre pris en compte dans le plan de retour à l’équilibre .Aucun nouvel investissement ne devra donc venir dégrader la trajectoire de couverture du cout complet et de retour à l’équilibre ( s.p.n) contractualisé entre l’Etat et le G.I.U »

 

Certes des mesures générales positives pouvant intéresser la desserte ferroviaire de la Normandie sont évoquées dans le Rapport (« Sur les portions congestionnées du réseau ,il faut faire sauter les goulots d’étranglement (…) Pour ce qui concerne le fret ferroviaire (…) il faut stopper le report du transport de fret sur la route ,et donner les moyens à la France de profiter de son potentiel de carrefour européen adossé à une riche façade maritime . ») mais ce qui caractérise les préconisations du Rapport c’est qu’elles s’appuient sur l’amélioration de l’existant . Cette démarche n’est pas pertinente pour ce qui concerne la Normandie et seul le Projet d’une Ligne nouvelle partant de Paris et la desservant est à la hauteur des enjeux posés.

 

LES DEUX JUSTIFICATIONS DE LA L.N.P.N

 

Deux grandes séries de raisons justifient la réalisation de la L.N.P.N :

 

/l’obsolescence du réseau ferré normand actuel en ce qui concerne le trafic voyageurs notamment pour les liaisons des principales villes normandes avec Paris .Cette obsolescence comporte deux conséquences négatives  : une dégradation du service rendu aux usagers aujourd’hui , et pour l’avenir , une impossibilité d’absorber la croissance attendue du trafic L’origine de cette situation a été parfaitement identifiée par le Président actuel de la SNCF Mr Guillaume Pépy .Celui-ci déclarait en effet le 4 Mai 2010 au Havre : « La SNCF a une sorte de dette vis-à-vis de la Normandie victime d’un effet de ciseau .D’un coté la fréquentation des lignes normandes est croissante, de l’autre, les performances sont décroissantes .Les trains mettent de plus en plus de temps et sont de moins en moins ,à l’heure. Nous sommes mal à l’aise avec cette dette que nous devons réparer (…).Voila vingt ans que l’on parle du désenclavement ferroviaire normand .Maintenant nous n’avons plus le droit d’échouer. Toutes les gares parisiennes ont connu la révolution de la grande vitesse ,toutes sauf une ; Saint-Lazare .Son réseau date de 40 ans :il n’a pas bénéficié de l’effet TGV »

 

Que cette singularité négative de la Normandie parmi les régions françaises  soit reconnue par le Président de la SNCF lui-mème lui confère une certaine crédibilité. De l’avis des spécialistes du ferroviaire (qui se sont exprimés en ce sens lors du débat public sur la LNPN ) le remede aux dysfonctionnements du réseau normand ne saurait consister en aucun cas en une adaptation de l’existant .Il faut donc construire une ligne nouvelle

 

2/ La deuxième grande raison qui justifie la réalisation de la LNPN est d’ordre socio-économique et concerne la desserte des grands ports normands de Rouen et du Havre notamment et la singularise également négativement par rapport aux ports concurrents de la rangée Nord-Ouest de l’Europe ( notamment Anvers –Rotterdam- Hambourg )

 

IMPORTANCE DE L’ECONOMIE PORTUAIRE EN NORMANDIE

 

L’impact des activités portuaires en Normandie est souvent méconnu et il n’y a pas eu d’études systématiques réalisées sur ce secteur économique à l’échelon de la Normandie dans sa globalité.Toutefois, récemment une telle étude concernant le Port du Havre a été publiée par l’INSEE de Haute-Normandie (Aval –N° 132 –Février 2013 ) .Elle souligne d’une façon particulièrement éloquente l’importance considérable de ce secteur d’activité dans l’économie locale et régionale normande .Extrayons- en quelques chiffres significatifs : richesse dégagée par les établissements portuaires : 3,7 Milliards euros (42,5% de la richesse dégagée par la zone d’emploi du Havre- 1/8 ème de la richesse régionale haut-normande) Dans le domaine de l’emploi ,32.000 emplois sont générés par le complexe industrialo-portuaire havrais. L’étude de l’INSEE précise que les effets positifs du Port du Havre en matiére d’activité et d’emploi se font sentir évidemment bien au de delà de la zone portuaire sur la rive droite de la Seine ,mais également sur la rive gauche (Calvados et Eure) .On pourrait se satisfaire d’une telle situation en la considérant comme pérenne . En réalité elle est beaucoup plus fragile qu’il n’y paraît.

 

RANGE NORD-OUEST – EUROPE : LES HANDICAPS DES PORTS NORMANDS

 

Il en est des ports comme des entreprises , ils sont exposés à la concurrence nationale et internationale .Pour les ports normands et en particulier pour Le Havre, le cadre géographique dans lequel s’exerce en priorité cette concurrence est constitué par ce qu’on appelle le « range » de l’Europe du Nord-Ouest c’est-à-dire l’ensemble des ports maritimes qui va du Havre à Hambourg et comprenant notamment Anvers et Rotterdam. Accessibilité nautique, proximité avec un hinterland important ,nature et qualité des dessertes, mode de gouvernance…sont autant de facteurs qui influent sur la compétitivité d’un port par rapport à ses concurrents .Les ports normands, notamment ceux de Rouen et surtout du Havre, ne font bien entendu pas exception à la règle. Un des facteurs majeurs de la compétitivité d’un port concerne les conditions dans lesquelles se font le pré – et post-acheminement des marchandise en provenance et à destination de ce port c’est-à- dire ce qui constitue sa desserte terrestre Trois questions principales se posent la concernant : 1/ est-elle en mesure de pouvoir absorber les flux de marchandises entrant et sortant actuels dans de bonnes conditions ? 2/ dispose t-elle d’une capacité de développement apte à répondre à une croissance future de l’activité portuaire du port considéré ? 3/ Cette desserte se fait-elle dans de bonnes conditions économiques ? Concernant les ports normands (notamment Rouen et Le Havre ) des réponses à ces questions ont été apportées ces dernières années par un certain nombre de rapports ou d’études Citons quelques extraits significatifs de ces documents :

 

« La desserte maritime et fluviale des grands ports maritimes » : 

 

Rapport au Premier Ministre –Roland Blum Député ( Mars 2010)

«  Le port du Havre est l’un des ports les plus en difficulté au niveau de la liaison ferroviaire vers son hinterland (…) Le fait que 80% des conteneurs sont aujourd’hui acheminés par la route et seulement 5% par le mode ferroviaire s’explique en partie parce que le réseau ferré en direction de la région parisienne notamment est saturé (…)Cette situation nuit gravement à la compétitivité du port par rapport à ses concurrents » ( p.30)

 

« Rapport d’information fait au nom du Groupe de travail sur la Réforme portuaire » :

 

(Mr Charles Revet –Sénateur- 7 Juillet 2011)

« La situation est dramatique au Havre qui manque cruellement de dessertes massifiées

(…) A Rouen ,la part du transport ferroviaire en pré et en post acheminement atteignait 25% en 1998 .Elle a chuté à 9% aujourd’hui… » (p.38 )

 

« LNPN –Dossier du maitre d’ouvrage » (RFF) (Septembre 2011) :

«  Le confinement des ports normands à une logique d’approvisionnement routière ne leur permet pas de concurrencer les autres grands ports du nord-ouest européen sur un hinterland profond ( …) La persistance de cette situation marquerait leur mise à l’écart définitive (…) Le risque d’une marginalisation des ports normands est réel… » (p. 47 )

 

 

« Compétitivité des villes portuaires : le cas de l’Axe Seine ( Le Havre – Rouen –Paris –Caen ) » – Olaf Merk – Editions de l’OCDE – 2011- :

« Les parts de marché des ports maritimes de l’Axe Seine ( Le Havre-Rouen et Caen ) ont diminué de 9,9 % en 2001 à 8,6% en 2010 dans le Nord-Ouest de l’Europe (…) Il reste plusieurs défis à résoudre portant par exemple sur la mise en place d’une meilleure interface de Port 2000 avec le transport fluvial ou sur la diminution de la saturation du réseau ferroviaire pour le transport du fret » ( p.9-10)

 

UNE PENALISATION ECONOMIQUE

 

Cette « saturation ferroviaire » n’a pas pour seul effet de constituer un obstacle majeur « physique » au développement des ports de Rouen et du Havre mais elle comporte également une conséquence économique très pénalisante pour ceux-ci qui a été mise en lumière par RFF dans le Dossier du Maitre d’ouvrage sur la LNPN qui relève (p 31) que  : «  le mode routier est amené à se renchérir du fait de l’augmentation des prix du pétrole et de la prise en compte des enjeux environnementaux (effet de serre en particulier) » Dans la mesure ou les ports de Rouen et du Havre ont recours très largement au mode routier pour leur desserte ,ils vont devenir de plus en plus chers pour les chargeurs ce qui va entrainer un autre avantage compétitif pour les ports concurrents ayant recours, eux, à des dessertes massifiées ( fer et fluvial ) moins chères.

 

Des études et rapports qui viennent d’étre cités il ressort très clairement que les ports normands , notamment ceux de Rouen et du Havre –sources d’activité et d’emploi considérables -sont très lourdement handicapés dans la compétition qui les oppose aux ports du range Nord-ouest européen en particulier Anvers et Rotterdam .Ces handicaps ont largement pour origine le fait qu’ils ne disposent pas comme leurs grands concurrents de dessertes massifiées, notamment ferroviaires. Si l’on veut préserver et pérenniser le potentiel économique que représente pour la Normandie tout entière l’activité portuaire et ne pas se résigner à ce que le journal « Ouest-France »du 24 Septembre 2011 a appelé le « déclin des ports normands » ,il convient donc de remédier à cet état de fait . La solution consistant à « améliorer » ou « moderniser » l’existant a été écartée implicitement par Guillaume Pépy, Patron de la SNCF le 4 Mai 2010 au Havre .Elle l’a été formellement par le Conseil d’administration de RFF réuni le 5 Avril 2012 qui, après avoir considéré l’importance des enjeux pour la Normandie, tant en matière de trafic voyageurs que de fret, a décidé de poursuivre le projet de LNPN en lançant les études préalables à l’enquête publique.

 

A la lumière de toutes les considérations qui précèdent l’ « Union pour la Région Normande » s’affirme convaincue de la nécessité vitale pour la Normandie de disposer d’une ligne ferroviaire nouvelle la reliant à Paris et au réseau européen de lignes à grande vitesse .Elle considère que la préconisation génèrale formulée dans le Rapport « Réussir la réforme ferroviaire » de J.L Bianco consistant en matière d’infrastructures ferroviaires à se limiter à « moderniser le réseau existant » ne saurait s’appliquer au cas de la Normandie.

 

Caen le 3 Mai 2013.

 

Union pour la Région Normande – 2 Avenue de Courseulles- 14000 Caen Tel. 02 33 54 52 80 – 06 33 08 83 71 –www. union-region-normande .com

 

 

Jean-Luc MELENCHON: trop intelligent pour être con… (ou l’inverse?)

Désolant! Pitoyable! L’Etoile de Normandie qui met un point d’honneur à ce que la Normandie en général et les citoyens français qui habitent la Normandie en ses cinq départements ou qui aiment la Normandie ne soient pas insultés, ne pouvait pas ne pas commenter ce qui suit… Il ne s’agit pas de prendre position sur l’idéologie ou sur les opinions de la personnalité politique ici mise en cause mais ce professionnel de la parole publique devrait faire preuve d’un peu plus de responsabilité républicaine!

C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons qu’approuver ce billet signé Lucette Jeanpierre du site Riposte laïque (le 25 mars 2013 dernier…)

Nous le reproduisons ici en intégralité:

http://ripostelaique.com/pour-melenchon-tanger-cetait-le-paradis-les-normands-des-alcooliques-et-les-campagnards-des-arrieres.html

Pour Mélenchon, Tanger c’était le paradis, les Normands des alcooliques et les campagnards des arriérés

Publié le 25 mars 2013 par Lucette Jeanpierre – Article du nº 296

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=3Xsdo4GcClE&feature=player_embedded

Ahurissante interview de Jean-Luc Mélenchon, en six minutes, il nous résume son exécration de la France et de ses semblables. Il raconte le paradis multiculturel de Tanger, dans les années 1960, avec un melting pot génial. Il oublie juste d’expliquer pourquoi ses parents dont dû rentrer précipitamment en France.

Celui qui avoue avoir regretté la victoire de Charles Martel contre les Arabes, à Poitiers, en 732, tombe le masque quant au mépris qui est le sien pour ses compatriotes. Comment mieux résumer le sanglot de l’Homme blanc, comme disait Pascal Bruckner, qu’en réécoutant les propos de l’ancien candidat à la présidentielle, qui, à force de traiter tout le monde de raciste et de fasciste, vient de subir le même sort. En effet, Harlem Desir l’a accusé de manière à peine voilée d’antisémitisme à l’égard du ministre socialiste Moscovici, accusé de penser en finance international, et pas en français.

Mélenchon, dans cette interview, résume les Normands, chez qui sa mère a vécu, en les traitant d’alcooliques, alors qu’à Tanger, selon lui, personne ne buvait. Ceux qui ont accueilli le jeune Mélenchon à l’âge de 11 ans apprécieront.

Ensuite, il qualifie la France des campagnes de l’époque d’extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes, et juge que Casablanca était bien plus évolué que Clermont-Ferrand, mot qu’il prononce sans pouvoir cacher son mépris.

Il nous fait également un grand numéro du « vivre ensemble », affirmant qu’il ne pourrait pas vivre dans un endroit réservé aux blonds aux yeux bleus. Il se vante de vivre dans le 10e arrondissement de Paris (comme si le commun des mortels pouvait y payer son loyer), mais jure qu’il ne pourrait habiter dans le 6e et le 7e arrondissement, quartier qu’il doit juger pas suffisamment métissé. Il ne nous explique pas pourquoi il ne va pas vivre à Saint-Denis, à Trappes, au Val Fourré, à Montfermeil, où les « blonds aux yeux bleus » ont fui depuis longtemps le paradis multiculturel prôné par Méluche et les siens.

Rarement un homme politique français n’aura montré un tel mépris, voire un tel rejet, de ses compatriotes, incarnant jusqu’à la caricature ce que le journaliste du Nouvel Observateur Hervé Algallarondo appelle « La gauche et la préférence immigrée ».

Lucette Jeanpierre


Commentaire de Florestan:

Mélenchon aime bien Saint-Just. Moi je préfère Charlotte Corday…  Et aux souvenirs marocains de Mélenchon, je préfère de loin mais vraiment de très loin, les souvenirs algériens d’Albert Camus.

 

NORMANDS en CUISINE (enfin!)

Ouest-France s’est enfin aperçu que la Normandie, « sur les deux rives de la Seine » (sic!) était l’une de ces grandes régions gastronomiques de France avec Rouen qui, avec Lyon ou Bordeaux, est l’une de ces grandes capitales de province à posséder un patrimoine gastronomique local authentique (ce qui n’est pas le cas de … Paris).

La Pravda du Grand Ouest ligéro-breton s’est donc dit que la Normandie qui détient le record du nombre d’AOC pour une région française, pouvait faire aussi bien (voire mieux?) que les « Bretons en cuisine »… Ce n’est pas parce que la cuisine normande fait moins de bruit qu’elle serait moins bonne!

Quand Ouest-France passe outre l’eau cela donne cela et c’est plutôt réjouissant! L’étoile de Normandie qui tape souvent sur Ouest-France (à juste titre) va donc lui décerner, pour la première fois, un coup de coeur!

Voir donc l’article qui présente cette heureuse initiative qui réunifie la Normandie dans nos assiettes (c’est vrai que manger une bonne tripe à la mode de Caen dans une demi-assiette cassée bas-normande, c’est le meilleur moyen d’avoir les tripes sur l’estomac et le jus entre vos pieds!)

http://www.ouest-france.fr/region/normandie_detail_–Normands-en-cuisine-le-nouveau-mag-qui-regale-les-papilles-en-avant-premiere-a-Cambremer_40810-2189698_actu.Htm

« Normands en cuisine » le nouveau mag qui régale les papilles en avant-première à Cambremer

Média dimanche 05 mai 2013

Avec « Normands en cuisine », Ouest-France propose un nouveau magazine culinaire, avec des recettes faciles et créatives. Le nouveau magazine qui sortira le 16 mai en kiosque est présenté en avant-première au Festival des AOC de Cambremer jusqu’à ce soir.

3 questions à Véronique Olivier, directrice de la rédaction culinaire.

Pourquoi lancer un magazine culinaire normand ?

« Bretons en cuisine » le grand frère de « Normands en cuisine » connaît depuis un an un grand succès, du coup, Ouest-France, avec les éditions Presse-Citron, qui créent, testent et mettent en scène les recettes, ont décidé de mijoter une édition au beurre et à la crème chers aux bons produits normands !

À chaque saison, nous allons mettre le projecteur sur des produits régionaux, sur des entreprises, des producteurs et des chefs qui parlent art de vivre et amour pour le terroir normand de part et d’autre des rives de la Seine.

Le magazine est tiré à 60 000 exemplaires et il sera distribué en kiosque en Basse et en Haute-Normandie, ainsi qu’à Paris.

La cuisine est à la mode, qu’est-ce que « Normands en cuisine » a de plus que les autres ?

Il s’agit d’une cuisine créative, inventive, facile à faire. Ce que nous proposons, c’est une cuisine moderne qui conjugue la tradition, le terroir, le vite fait « très bien » fait.

En un mot le plaisir du goût, l’envie de la convivialité autour des plats fait maison beaux et bons. Bref, une cuisine où l’on s’amuse que ce soit le midi pour manger sur le pouce ou le dimanche pour un repas de fête.

Alors, qu’avez-vous concocté dans ce premier numéro normand et gourmand ?

Pour ce premier numéro notre équipe a essaimé sur un vaste territoire, jusqu’au large de la mer, pour en rapporter des merveilles à cuisiner en toute simplicité, en toute générosité : caviar de carotte de Créances à l’orange, poiré de Domfront, sucettes de chèvre aux éclats de caramel d’Isigny, brochette de moules croustillantes…

Notre volonté, c’est d’offrir de belles recettes aux photographies alléchantes, des associations de saveurs inventives et des adresses incontournables. Tout ce qu’il faut pour enchanter, l’air de rien, les papilles de sa famille et de ses amis.

Anne BLANCHARD-LAIZÉ.

« Normands en cuisine », magazine trimestriel édité par Ouest-France, 5,90 €, sortie en kiosque le 16 mai.


Commentaire de Florestan:

La conquête normande de Ouest-France se poursuit donc: après avoir racheté tous les hebdomadaires locaux normands (à l’exception de la Manche Libre et du Courrier cauchois) rassemblés dans le groupe « publihebdos », après avoir lancé des gratuits hebdomadaires pour concurrencer à Caen, au Havre et à Rouen le groupe Leclerc (La Manche Libre / Tendance Ouest), Ouest-France occupe donc le terrain que devrait occuper Paris Normandie avec ce magazine trimestriel thématique 100% normand: mais sur le créneau de la presse magazine spécialisée trimestrielle tous les magazines normands le sont à 100% (Normandie Magazine, Patrimoine Normand, Pays de Normandie, Au fil de la Normandie etc…) Le grand canard ligero-breton ne pouvait donc que s’intéresser au canard de Duclair sauce au sang…

Et il semble savoir nager… d’une rive à l’autre de la Seine!

Deux des braqueurs de Lidl interpellés en flagrant délit ce lundi matin au Havre

Deux des braqueurs de Lidl interpellés en flagrant délit ce lundi matin au Havre
Deux individus qui venaient de commettre un vol à main armée dans un supermarché discount à l’enseigne Lidl, avenue du 8 mai 45 dans le quartier de Caucriauville au Havre (Seine-Maritime), ont été interpellés par les services de police.

Peu avant 7 heures, trois malfaiteurs encagoulés, gantés et armés d’un couteau et d’une bombe lacrymogène avaient fait irruption dans le magasin. Menaçant et malmenant les employés présents à cette heure-là, les individus sont parvenus à se faire ouvrir le coffre-fort pour dérober l’argent qu’il contenait.

Le quartier quadrillé

Alertés rapidement, les services de police ont immédiatement mis en place un périmètre de recherches autour du supermarché. Tout le quartier a été quadrillé. Une patrouille a alors repéré deux hommes, âgés d’une vingtaine d’années, au comportement bizarre et qui correspondaient au signalement des braqueurs. Ils ont été interpellés en flagrant délit.

Sur eux, les policiers ont découvert suffisamment d’éléments pour les placer en garde à vue. Le troisième homme a réussi à s’enfuir. Il est activement recherché.

Placés en garde à vue, ils sont actuellement entendus à l’hôtel de police. La brigade criminelle de la Sûreté urbaine est chargée de l’enquête.

Cette enseigne avait déjà fait l’objet d’un braquage le 27 août 2012, très tôt ce lundi matin. Deux employées avaient eu le visage aspergé de gaz lacrymogène par les malfaiteurs qui n’ont jamais été retrouvés.

Un homme tombé à la mer au large de Dieppe récupéré sain et sauf

Un homme tombé à la mer au large de Dieppe récupéré sain et sauf
Ce lundi 6 mai vers 9h45, le guetteur de quart au sémaphore de Dieppe a remarqué une embarcation au comportement anormal. La petite vedette à moteur tournait en rond à vive allure, à 2,5 miles nautiques (environ 4,5 km) au large de Dieppe (Seine-Maritime).

Anticipant une possible chute à la mer, le sémaphore a demandé au navire de pêche Yodemae 2, situé à proximité, de vérifier la présence à bord d’une personne. Le sémaphore a ensuite informé le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Gris-Nez, qui a pris la coordination des opérations.

Sauvé par des marins-pêcheurs

Vers 10h, le Yodemae 2 a effectivement signalé ne voir personne à bord de la vedette à moteur, le Solual VI. Peu de temps après, les marins pêcheurs ont retrouvé le plaisancier, tombé à la mer quelques minutes auparavant. L’homme âgé de 64 ans souffrait d’hypothermie et a été débarqué à Dieppe où les sapeurs-pompiers l’ont pris en charge.

Parallèlement le CROSS Gris-Nez a fait appel à la SNSM de Dieppe et à une embarcation semi-rigide des sapeurs-pompiers pour stopper la vedette à moteur. En attendant, le navire à passagers Le Dieppe avait apporté son concours pour assurer la sécurité des abords et éviter le sur-accident.

Une semaine anniversaire spéciale Mega Man !

MM25

Salut à tous !

Durant toute la semaine prochaine, je vais fêter un anniversaire un peu particulier : les 25 ans de Mega Man. Cette franchise vidéoludique de Capcom célèbre son quart de siècle dans l’indifférence quasi-totale, l’éditeur nippon lui-même ne semblant pas prendre conscience de l’étape symbolique que franchit le petit robot bleu. Certes, une grosse centaine de jeux estampillés Mega Man sont sortis depuis le 17 décembre 1987, et souvent l’overdose a pu guetter la communauté de fans fidèles dont je fais fièrement parti. Malgré tout, le silence de Capcom est assourdissant, j’en tiens pour preuve le seul jeu mis à avant récemment pour cette célébration : Street Fighter X Mega Man, un jeu assez moyen développé par un amateur (dispo gratuit -et légalement- ici pour PC). Avouez que pour un hommage, ça fait un peu cheap.

Voilà pourquoi je souhaite marquer le coup à ma manière la semaine prochaine, non pas en proposant un jeu de mon cru (ça me plairait vraiment mais je n’en ai pas les capacités), mais en vous proposant quelques illustrations agrémentées de souvenirs liés à mon expérience de Mega Man… Et n’étant, dans ma prime jeunesse, détenteur que d’une modeste Game Boy, je passerai en revue les cinq épisodes sortis sur la portable monochrome de Nintendo. En plus de tout cela, je vous proposerai aussi un extrait de la bande originale de ces jeux.

A lundi prochain pour un petit hommage nostalgique !

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