Mesdames, Messieurs les élus,
Messieurs les représentants des associations d’anciens combattants et des associations patriotiques,
Chers enfants du CME,
Mesdames, Messieurs,
Comme chaque année, nous nous retrouvons nombreux afin de témoigner de notre sens du souvenir et de marquer notre attachement à célébrer la victoire sans condition des forces alliées sur la barbarie nazie.
Après plus de cinq années de guerre, le 8 mai 1945, le IIIème Reich capitulait.
Cette capitulation révéla au monde l’horreur des crimes commis au nom d’une idéologie folle, sectaire et meurtrière, bien au-delà de ce qu’il était possible d’imaginer.
Cette guerre a fait près de 60 millions de victimes dans le monde dont plus de 40 millions de civils. .
Un nombre sans aucune mesure avec d’autres conflits.
Il est de notre de devoir de se souvenir d’elles et de rendre hommage à tous ceux qui ont combattu, qui ont résisté parfois jusqu’à la mort pour que tous, en Europe, nous sortions de l’oppression nazie.
Si cette victoire fut possible en 1945, c’est que, il y a 70 ans, en 1943 la guerre a basculé.
Ici et là, la résistance s’amplifie, des batailles sont gagnées, les alliés s’organisent.
D’abord la bataille de Stalingrad qui prend fin en février 43, marque indéniablement le tournant de la guerre et une victoire stratégique majeure.
Les alliés s’organisent et bombardent les usines Krupp et Renault, affaiblissant ainsi les lieux de production allemands.
Le 19 avril 43 c’est le ghetto de Varsovie qui se soulève !
Si l’issue du combat est connue par avance, le déséquilibre entre les armées étant manifeste, l’impact psychologique dans toute l’Europe fut très grande.
Comme le disait Arié Wilner, un des soldats de l’organisation juive de combat du ghetto, « Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine ».
Fin mai 1943, Charles de Gaulle s’installe à Alger où sera formé le premier Comité Français de Libération Nationale qui devient en 1944 le Gouvernement Provisoire de la République Française.
Mais 1943 est aussi l’année de l’arrestation de grands résistants : Jean Moulin qui succombe en juillet des suites de la torture subie, et Raymond Aubrac qui parvient à s’évader en octobre.
Nous inaugurerons bientôt une allée Lucie et Raymond Aubrac, dans le Bois de la Garenne, et à travers cet hommage, nous aurons une pensée pour tous les résistants, de l’ombre ou reconnus, qui ont lutté au quotidien, à tous les niveaux pour que la victoire sur l’Allemagne nazie et sur le fascisme puisse enfin advenir !
Ils sont nombreux ces femmes et ces hommes à avoir œuvré collectivement pour la Libération de la Nation, en accomplissant des grands mais aussi des petits actes de résistance, chacun selon leurs moyens.
De nombreux Sottevillais, en particulier des cheminots, furent de ceux là : Robert Cloarec, les frères Canton, Raymond Malmaison, Marcel Lechevallier….
Aujourd’hui, en ce jour de commémoration de la fin de la 2ème guerre mondiale, nous devons nous souvenir de leur courage et de leur dévouement pour que les valeurs de notre République soient préservées.
Nous devons ici nous rappeler que ces valeurs, Liberté, Egalité, Fraternité, sont notre bien commun, celles qui nous permettent de construire ensemble une société pour tous.
Et que nous devons tous œuvrer au quotidien pour les préserver coûte que coûte.