[Semaine spéciale Mega Man] MEGA MAN III

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Mega Man III est sorti en 1992 et marque le retour de Minakuchi Engineering aux affaires. Le jeu retrouve donc un feeling plus conforme à la série originale sur NES, une difficulté accrue et un meilleur degré de finition. La bande originale tient enfin vraiment la route (même si ce ne sont plus des thèmes originaux), le jeu gagne en contenu et en cohérence, bref, on se retrouve face au premier jeu qui défie le poids des ans.

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Personnellement, à peine sorti de Mega Man II, ce jeu fut dans un premier temps une désagréable surprise : la sensation de retour en arrière dans les mécaniques de jeu (je n’avais absolument pas conscience de ces problématiques de studio de développement, même si mon intuition vit juste) et la difficulté rebutante pour mon jeune âge achevèrent de me dégoûter. Ce ne fut que par une recherche aléatoire, désespérée et un coup de chance inouï sur l’écran de mot de passe que je fus capable de passer certains niveaux alors infranchissables (Salut Dustman et Drillman). Et finir cet opus bien des mois après son acquisition fut un vrai soulagement et un sentiment incroyable d’accomplissement.

A bien y réfléchir maintenant, Mega Man III est bien meilleur que les deux épisodes précédents. Il reste aujourd’hui encore un excellent jeu à bien des égards et présente un challenge intéressant pour tout retrogamer qui se respecte. Mais il reste aussi inférieur aux deux grands opus qui le suivront…

Et pour conclure, deux extraits de la bande originale, un original (le générique de début) et une adaptation d’un thème déjà présent sur NES (Sparkman) mais, à mon sens, sublimé par le processeur audio de la Game Boy !

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Accident de poids lourd : 300 litres de gasoil se répandent sur le pont Guillaume-le-Conquérant

Le pont Guillaume Le Conquérant à Rouen a été fermé à la circulation dans le sens rive gauche rive droite entre 1h15 et 6h30, cette nuit de mardi à mercredi 15 mai.

Cette mesure a été prise après qu’un semi-remorque a perdu 300 litres de gasoil à la suite d’un accident matériel à l’entrée de l’ouvrage (lire ici notre alerte info-route de 7h20). Le camion a, pour une raison indéterminée, percuté un feu tricolore situé sur le terre-plein central. Dans le choc, son réservoir s’est perforé laissant s’échapper une partie des 800 litres de carburant qu’il contenait.

500 litres préservés

Les sapeurs-pompiers ont réussi dans un premier temps à colmater la fuite, évitant ainsi que les 500 litres restant dans le réservoir s’écoulent entièrement sur la chaussée. Le centre opérationnel d’incendie et de secours (Codis 76) a envoyé sur place la cellule des risques technologiques, dont le travail a consisté à empêcher que le gasoil ne se répandre davantage. Le carburant a été transvasé dans une citerne, par mesure de sécurité.

Le poids lourd transportant des légumes a été dégagé et la chaussée souillée sur une cinquantaine de mètres a été nettoyée dans le courant de la nuit par les agents du service de la voirie de Rouen et de la Dirno (direction interrégional des routes). A 6 h 30, la circulation était rétablie entre les deux rives de rouen.

Cet accident matériel n’a évidemment rien à voir avec ce qui s’est passé il y a quelques mois sur le pont Mathilde, même si d’aucuns parlent ce matin de « grosse frayeur », de « camion couché » (il en n’est rien) de  » Rouen qui a bien failli perdre le pont Guillaume le Conquérant »…

Gournay : travaux au pont de Beauvais (galerie photo)

Le nouveau pont de Beauvais a donc été installé, jeudi 8 mai. « Nous avons été obligés de refaire ce pont, car l’ancien pont n’était plus au gabarit des nouveaux trains. La structure avait de plus vieilli et la technique employée aujourd’hui, en poutrelles enrobées de béton, permet un meilleur rendement tout en diminuant le bruit […]

Les espèces protégées en Haute-Normandie

La Haute-Normandie compte 2 698 espèces (ou infra-espèces) animales et végétales :

49 espèces de poissons
15 espèces de batraciens
257 espèces d’oiseaux
3 espèces de lamproies
39 espèces de gastéropodes
537 espèces d’insectes
6  espèces de crustacés
86  espèces de mammifères
11  espèces de reptiles
1 695 espèces de plantes
(liste sur le site de l’INPN Inventaire national du patrimoine naturel)

Dans toute cette variété, certaines espèces animales et végétales sont plus rares, plus menacées que d’autres sur le territoire haut-normand. Les menaces qui pèsent sur les espèces vivantes sont multiples, impact de l’homme et de ses aménagements ou de ses pratiques, disparition des milieux de vie, produits chimiques fragilisant et contaminant les espèces, etc.
Les espèces fragiles et en danger sont repérées grâce au travail de terrain de nombreuses associations naturalistes, d’universitaires, d’experts, des parcs naturels, et de structures institutionnelles. Le travail bibliographique dans les revues et les livres régionaux, les prospections sur le terrain sont la base des inventaires naturalistes et des documents préparatoires servant aux décisions de protection de la faune et de la flore.

Quels sont les principes de protection des espèces ?

Plusieurs textes législatifs (conventions internationales, textes communautaires, arrêtés, etc.) peuvent être utilisés pour protéger les espèces sur un territoire.

La loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature a fixé les principes et les objectifs de la politique nationale de la protection de la faune et de la flore sauvages. La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement dite Loi Grenelle II a étendu cette notion de protection aux habitats naturels et aux sites d’intérêt géologiques.
Les sites, habitats et espèces protégés en droit français sont fixés par arrêtés ministériels en application du code de l’environnement (L4111 et 2).

« Les articles L 411-1 et 2 du code de l’environnement fixent les principes de protection des espèces et prévoient notamment l’établissement de listes d’espèces protégées visées par des arrêtés ministériels de protection. Ces arrêtés ( faune et flore) interdisent, en règles générale, quand l’intérêt scientifique de préservation du patrimoine naturel est avéré :

1° La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ;
2° La destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel ;
3° La destruction, l’altération ou la dégradation de ces habitats naturels ou de ces habitats d’espèces ;
4° La destruction, l’altération ou la dégradation des sites d’intérêt géologique, notamment les cavités souterraines naturelles ou artificielles, ainsi que le prélèvement, la destruction ou la dégradation de fossiles, minéraux et concrétions présents sur ces sites. »


Les outils réglementaires de protection strictes des espèces sauvages – Ministère de l’écologie

 

 

Espèces protégées

Pour connaître toutes les espèces protégées, animales et végétales

Espèces végétales protégées

– Arrêté ministériel 20 janvier 1982 modifié relatif à la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire national (voir en ligne sur Legifrance)

– Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)

Directive européenne Habitats

Haute-Normandie

  • Pour les espèces végétales, le Conservatoire Botanique National de Bailleul a rédigé un inventaire de la flore vasculaire de Haute-Normandie (Ptéridophytes et Spermatophytes). Cet inventaire comporte les niveaux de raretés, protections, menaces et statuts de la flore de Haute-Normandie.
  • Le Conservatoire met en place également une banque de semences (voir la page Conservation des semences sur le site du CBNB)

Osmunda regalis – Heurteauville

Espèces animales protégées

Pour la protection de la faune haut-normande, de nombreux textes s’appliquent, concernant de espèces variées, digne inventaire à la Prévert : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, escargots, poissons, écrevisses… Pas d’arrêtés régionaux pour la faune, mais la règlementation nationale s’applique.

 

 

Espèces menacées

Les listes rouges sont le préalable à la protection règlementaire des espèces. Elles sont, au niveau international, rédigées par l’UICN (Union internationale de conservation de la nature) selon des critères bien définis, mais peuvent être déclinées au niveau régional par les associations naturalistes, à la demande des institutions. Elles permettent de pointer les espèces à surveiller prioritairement dans une région car elles sont menacées et comporte un risque de disparition à court ou moyen terme.

La liste rouge des espèces menacées de France – UICN

Haute-Normandie

  •  Plans nationaux d’actions pour les espèces menacées

    En 2008, suite au Grenelle de l’environnement, le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) a initié des Plan Nationaux d’Actions (PNA), devant contribuer à stopper l’érosion de la biodiversité. Actuellement, six plans d’actions sont à l’oeuvre sur le territoire haut-normand (Liparis de Loesel, fluteau nageant, oiseaux paludicoles, sonneur à ventre jaune, odonates, chiroptères) :

    Les Plans nationaux d’actions pour les espèces menacées de Haute-Normandie

Connaissances naturalistes utiles

Pour mieux connaître la faune et la flore locales, rien  ne vaut les sorties terrain et les lectures !

Les sorties

 

Les interlocuteurs

Le Havre, meilleur port européen !

Le port du Havre, allié depuis début 2012 à ceux de Rouen et Paris au sein d’Haropa, vient de remporter pour la troisième année consécutive le titre de « Meilleur port européen » décerné par les professionnels asiatiques du transport et de la logistique, a-t-on appris mardi auprès de l’infrastructure portuaire.

La justice peut-elle être indépendante?

Et si l’on revenait, à tête reposée, au pied du mur des cons ? Le plus drôle dans l’affaire fut de voir comment ce débat de cons a (momentanément ?) transformé en cons tous ceux qui l’ont approché. Et en cons volubiles et péremptoires. Pour ou contre le Syndicat de la magistrature, pour ou[…]

Les voleurs foncent dans la voiture des policiers

Vers 0 h 45 hier, un homme domicilié rue Jean-Renoir à Bolbec, signale par téléphone à la police que deux individus viennent de lui voler sa Renault Twingo dans son garage. Au même moment, un riverain se présente au commissariat de Bolbec, donnant le signalement de deux jeunes hommes, qui ont manifestement cassé des voitures dans le quartier. La description concorde. Des policiers sortent immédiatement du commissariat dans une voiture banalisée.

Un ou deux porteurs de coups mortels ?

Le 10 décembre 2009 en fin d’après-midi, Doris Bienfait, 56 ans mais 7 d’âge mental depuis un coma prolongé dû à un accident, invite deux hommes croisés devant le supermarché Mutant de l’île Lacroix à Rouen à venir boire le café chez elle. Elle les connaît pour les croiser souvent là. L’un est SDF, Emmanuel Levesque, 37 ans. Décrit comme un enfant gâté instable par un membre de sa famille, il s’est écroulé après la mort de sa mère, se réfugiant dans l’alcool.

Torse nu, il brandit un sabre face aux policiers

Avertis d’un différend au 11 rue de Soquence, au Havre, les premiers policiers sur les lieux sont les spectateurs d’une scène digne d’un film d’action, le 29 septembre dernier. De la cage d’escalier, sort en trombe Mathieu, âgé de 22 ans. Torse nu, un sabre à la main, des traces de sang sur la poitrine et les bras.

Un hypermarché condamné pour mensonge à Fécamp

Leur procès pour « publicité mensongère ou de nature à induire en erreur » s’était déroulé le même jour, le 9 avril dernier, mais les hypermarchés Carrefour de Gruchet-le-Valasse et de Fécamp ont connu un sort différent, hier après-midi, à l’annonce des délibérés. Le premier connaîtra finalement son éventuelle sentence le 11 juin : les juges ont en effet décidé de proroger leur délai de réflexion.

Le pédophile à nouveau jugé

«Je n’arrive pas à comprendre qu’il n’est pas réellement avoué, reconnu les faits », débute Catherine E., seule des six victimes présente au procès de Marcel Lechien devant le tribunal correctionnel (lire notre édition du 12 mars). « C’est bien d’avoir une retraite paisible.

PARIS MANIF LE 15 MAI 2013: SAUVER LES LANGUES REGIONALES FRANCAISES

Il est encore des voyages tabous. Non! Il ne s’agit pas d’explorer à ses risques et périls l’enfer minable du « Dark Net » mais de revenir honoré et illuminé d’un beau voyage en « Francophonie de l’intérieur ». Les langues d’Oil qui sont aux racines du français de France ont des poètes qu’on ne lit pas ou qu’on n’entend pas… Le « cahier d’un retour au pays natal » des langues d’Oil (ou d’Oc) n’a pas encore été jeté à la figure du mépris hautain d’un locuteur francophone de Paris qui n’a pas encore compris qu’il se passait peut-être plus de choses intéressantes pour l’avenir du français à Bamako, Montréal, Dakar, La Martinique, la Réunion, Bricquebec, Toulouse, Marseille, Limoges ou Amiens… que sous les ors du VIe arrondissement d’une capitale qui n’est plus vraiment celle de la « République des lettres ». Les Parisiens et leurs éditeurs devraient se souvenir que bien souvent, le premier roman qui minaude d’une midinette du PAF (paysage audiovisuel français) est imprimé en Normandie: mais le temps est loin où la plupart des libraires de Paris étaient Normands comme les ramoneurs étaient Savoyards.

Ne parlons même pas des éléments les plus visibles de cet iceberg linguistique régional français qui devait se fondre définitivement dans l’eau du robinet insipide, aseptisé et bien mitigé du « français standard »: le breton, le flamand, l’alsacien, le niçois, le corse, le catalan et le basque qui campent fièrement « aux quatre coins de l’Hexagone » comme disait feu Guy Lux…

Le moment d’un printemps littéraire francophone au coeur même de l’Empire de France (je veux dire en « régions » ou en « métropole » pour ne pas dire « en province ») est peut-être venu: les salons du Livre en France sont d’un … chiant! Pas un auteur ou presque pour lire à voix haute ou pour gueuler la chanson d’une langue maternelle celle d’une patrie qu’elle soit grande ou petite mais toujours universelle!

Le candidat François Hollande devenu président de la République n’a que 25% de popularité après avoir laissé un catalogue de 60 promesses qu’il s’était engagé de réaliser, au cas où… Le 25% de popularité doit signifier qu’un quart desdites promesses ont été réalisées, semble-t-il… Or la 56 ème promesse du candidat Hollande était, si je ne m’abuse, la mise en oeuvre concrète de la ratification par la France de la Charte européenne des langues régionales votée en 2005.

Or on apprit fort discrètement dans le cours trop long de cet hiver que cette promesse ne sera pas honorée faute de moyens financiers notamment pour instituer les cours d’initiation aux langues régionales françaises dans les écoles primaires et secondaires (Collèges): il s’est trouvé des Jacobins (une variante de la connerie territoriale typiquement française) pour s’en réjouir alors que le Français de France est de plus en plus malmené (vocabulaire et syntaxe) par ceux mêmes qui font volontiers, la leçon aux « patoisants »: entre le « pidgin » avachi d’anglais des pubeux médiatiques de la Capitale, préférons le capiteux, le roccailleux, le savoureux des accents, des mots et expressions de tous les français régionaux…

La regénération du Français et de la littérature française passera par le « voyage en francophonie de l’intérieur »

Voici ci-après le texte d’un collectif de défenseurs des langues régionales françaises qui appelle à manifester MERCREDI 15 MAI 2013 11H00 à Paris devant le siège de l’UNESCO (place du Trocadéro : difficile après les blairaux casseurs du PSG…) pour demander L’ASILE CULTUREL POUR DES LANGUES REGIONALES TOUJOURS MALTRAITEES EN FRANCE malgré les promesses d’un candidat devenu président et les engagements de la signature internationale de la République française « une et indivisible » qui affirme toujours en sa constitution que le Français est la seule langue officielle de la République… française

Les défenseurs des langues « régionales » demandent l’asile politique à l’Unesco

Communiqué du collectif du 31 mars

 

Que va-t-il se passer mercredi 15 mai, à 11h, devant le parvis de l’UNESCO ?

Confrontés à la discrimination linguistique systématique de l’Etat français, les locuteurs des langues régionales
demanderont officiellement l’asile culturel auprès de l’Unesco. Chaque langue régionale présentera une délégation
composé d’un membre de la société civile et d’un parlementaire ou élu. Le texte officiel de la demande d’asile sera alors
prononcé par un représentant de la société civile de cette délégation. Il sera transmis à la presse. Un rendez-vous auprès
de la direction de l’UNESCO a été sollicité.

Pourquoi à cette date ?

Depuis le printemps, en dépit des promesses de la campagne présidentielle, les locuteurs de langues régionales
déplorent une série de décisions gouvernementales défavorables à leur transmission et à leur usage dans la vie
quotidienne. Ainsi, la loi de Refondation de l’école, présentée par le ministre de l’Éducation Vincent Peillon élude
complètement le sujet ; or, celle-ci est examinée par le Sénat à partir du 14 mai. D’ici quelques semaines, les
parlementaires français examineront également le projet de loi de modification de la Constitution et le projet de loi de
décentralisation, lesquels font également l’impasse sur les langues régionales. Or, François Hollande, candidat à la
présidence de la République avait pris l’engagement n° 56 de faire ratifier la Charte européenne des langues
régionales.

Pourquoi l’Unesco ?

Agence des Nations Unies chargée de l’éducation, de la culture, l’Unesco promeut la diversité linguistique et le
multilinguisme. Or, la France, qui a pris une part essentielle à l’élaboration de plusieurs conventions internationales
relatives à la diversité linguistique et culturelle est en contradiction avec l’Unesco et avec ses engagements internationaux.

• Ainsi, la France a signé la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948, dont l’article 2
institue que « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et toutes les libertés proclamés dans la présente déclaration, sans
distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion… »

• De même, selon la Déclaration universelle de 2001 de l’Unesco sur la diversité culturelle, signée par la France,
l’État s’engage à « sauvegarder le patrimoine linguistique de l’humanité » et « encourager la diversité linguistique – dans le
respect de la langue maternelle – à tous les niveaux de l’éducation, partout où c’est possible ».

• La France a ratifié la Convention de 2003 pour la sauvegarde patrimoine culturel immatériel qui précise que
dans le domaine des traditions et expressions orales, « la langue n’est pas seulement un vecteur du patrimoine immatériel,
elle constitue son essence même. »

• La France a ratifié la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions
culturelles dont le préambule dit que « la diversité linguistique est un élément fondamental de la diversité culturelle. »

Pourquoi modifier la Constitution et ratifier la Charte des langues régionales ?

Parce que le droit français n’accorde aucun statut aux langues régionales, les dispositions législatives ou les initiatives
locales favorisant le plurilinguisme sont systèmatiquement attaquées et annulées par les plus hautes juridictions de l’État
que sont le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel.
Considérant que « le français est la langue de la République » (article 2 de la Constitution), leurs juges censurent
automatiquement toute disposition favorable à la pratique ou à la transmission des langues régionales. Se fondant sur le
principe transcendant « d’unicité du peuple français », ils dramatisent les enjeux, faisant de ces langues les ferments
d’une dislocation nationale.

Seule une modification de la Constitution permettrait la ratification de la Charte européenne des langues régionales,
pourtant signée par la France en 1999 et assurerait enfin une sécurité juridique minimale aux multiples initiatives locales
favorables à la pratique des langues vernaculaires de France.

Quelle discrimination dénoncent les locuteurs des langues régionales ?

L’état actuel du droit permet aux juges administratifs d’interdire l’usage d’une langue régionale sur les panneaux d’entrée
des villes (Villeneuve-les-Maguelonnes, Hérault) ou sur les documents administratifs comme un livret de famille (Carhaix,
Finistère). Dans ce dernier cas, l’administration française a même invoqué un arrêté consulaire du 24 Prairial an XI (1805),
datant de l’époque où la France, occupante en Allemagne, en Suisse et en Italie imposait l’usage exclusif du français pour
les actes de droit.

De plus, l’actuel projet de loi Peillon imposerait que les parents d’élèves signent une autorisation écrite permettant aux
professeurs de recourir aux langues régionales dans leurs enseignements. En matière éducative, le soutien des
collectivités locales à l’enseignement immersif, pourtant loué par les linguistes et les pédagogues est régulièrement mis
sous la menace du juge administratif (Hendaye, Pyrénées-Atlantiques). De même, il est récurrent que les rectorats
entravent l’émergence et le développement des filières bilingues. Ce pouvoir administratif s’exerce sans aucune
considération envers la scolarité des enfants concernés ni envers l’efficacité de ces parcours pédagogiques dont
l’efficacité a pourtant été démontrée par de nombreux linguistes, en France comme à travers le monde.

Ainsi, le 3 mars 2008, l’experte indépendante des Nations unies pour le droit des minorités, Madame Gay McDougall
a apporté un éclairage très révélateur sur le cas français : « Les membres des communautés minoritaires témoignent
fréquemment de la frustration qu’ils ressentent en constatant qu’il ne suffit pas de devenir français pour être complètement
accepté par le reste de la société. Ils ont le sentiment que la condition de l’acceptation n’est rien moins que l’assimilation
totale. Il leur semble qu’à cause d’une vision rigide de l’identité nationale française, ils ont dû rejeter des aspects essentiels
de leur propre identité ». La République française ne peut plus, sous peine d’être en contradiction totale avec ses
engagements internationaux ne fonder son identité que sur la seule langue française, devenue langue unique de la
République par l’article 2 de la Constitution et langue de « sa personnalité » par l’article 1 de la loi du 4 août 1994 qui
institue le privilège du seul français au détriment des autres langues des différents territoires. Langue commune ne signifie
pas langue unique ni monolinguisme appauvrissant.

A quoi ça sert de parler une langue régionale ?

Une langue dite « régionale » est, comme toute langue, transmise de génération en génération, par les parents, la communauté
environnante, un élément de l’identité de la personne. Il est criminel de priver par la contrainte la personne humaine de ses liens
avec son environnement, avec un territoire qui, à travers une langue, porte une culture séculaire. De même c’est cette culture qui
permet d’intégrer les nouveaux arrivants qui en deviennent souvent eux-mêmes les plus ardents défenseurs. L’UNESCO affirme que
par leurs implications complexes sur le plan de l’identité, de la communication, de l’intégration sociale, de l’éducation et du
développement, les langues ont une importance stratégique pour les peuples et pour la planète. Elle est un facteur de créativité,
sur tous les plans, culture, économie, vie sociale dans le territoire. La préservation de la diversité des langues constitue un enjeu pour
le respect des droits de l’homme, de la dignité humaine, le pluralisme démocratique. Elle ancre l’expression dans ce qu’elle a
d’intime. Enfin, une langue n’est ni moderne ni archaïque, c’est aux sociétés humaines de décider ce qu’elles font de leurs langues, de
cette richesse. Comme le français, l’anglais ou le chinois, le breton, l’occitan ou le corse disposent des mêmes potentialités
d’adaptation, du travail agricole d’autrefois jusqu’à la conceptualisation des usages de la nouvelle société numérique. Une langue, ça
relie les humains et ça ne tombe pas en panne.

Quelles sont les langues régionales de France ?

Il n’est pas aisé de classifier toutes les langues régionales, certaines ayant des variantes selon le territoire où elles sont parlées et
l’État s’étant plutôt attaché à les occulter pour mieux les faire disparaître. Pour sa part, l’Atlas de l’Unesco a recensé, en France, 26
langues en danger, notamment les langues régionales d’Alsace et de Moselle, le basque, le breton, le catalan, le flamand occidental,
l’occitan, les langues d’oïl. (ndlr: le Normand, le Gallo, le Picard, le Poitevin …)

L’observatoire de l’Université Laval au Québec, évalue le nombre de locuteurs dans leurs territoires traditionnels ainsi :

– La langue régionale d’Alsace et de Moselle (groupe germanique) : 1 300 000 sur 4 millions d’habitants,
– Le basque : 80 000 sur 260 000 habitants dans la moitié du département des Pyrénées-Atlantiques.
– Le breton (groupe celtique) : 172 000 sur 1 500 000 de la Bretagne occidentale
– Le catalan (groupe des langues romanes) : 126 000 sur 370 000 habitants,
– Le corse (groupe des langues romanes) : 150 000 sur 250 000,
– Le flamand occidental (groupe germanique) : 20 000 à 40 000 sur 1 400 000 habitants,
– L’occitan (groupe des langues romanes) : 3 millions sur 13 millions,
– Les langues d’oïl (groupe des langues romanes, dont le gallo, le poitevin -Saintongeais, …) : 204 000 sur 35 millions,

Structure de la coordination et contact:

ELEN-France (affilié à European Language Equality Network) siège social : 5 bd de la Victoire à Strasbourg. Fondée en 1984 sous
le nom d’EBLUL-France, l’association regroupe la plupart des grandes coordinations des langues régionales en France. Elle a le statut
spécial de consultatif auprès du Conseil Économique et Social des Nations Unies et auprès du Conseil de l’Europe en tant qu’ONG.


Les Normands étaient bien présents au rassemblement devant le siège parisien de l’UNESCO, mercredi 15 mai pour défendre une langue normande en sursis ou en … renaissance:

 

Drapeau UNESCO 1

Drapeau UNESCO 2

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