Voici maintenant plus de six mois que Rouen et son agglomération subissent les conséquences de l’incendie du pont Mathilde : un camion citerne se renversant à une heure de grand trafic, et des caravanes stationnées en dessous du tablier auront eu raison d’une voie majeure, la rendant impraticable sur au moins une année, puisqu’au plus tôt, le pont ne sera ré ouvert que fin 2014, et depuis, embouteillages chroniques, paralysie de la ville centre, sont devenus notre lot quotidien. Seule bonne nouvelle, aucune victime dans l’incendie.
La semaine dernière, c’est encore un camion qui perdait 800 litres de gasoil sur le Pont Guillaume. Heureusement là aussi, plus de peur de mal. Une succession d’accidents qui rend autant plus flagrant le manque d’un contournement pour notre agglomération.
Pourtant, qu’arriverait-il si une nouvelle fois, un autre axe majeur devait lui aussi être touché ?
Telle est la question que chacun est en droit de se poser, que ce soit en terme de prévention des accidents, de remise en état des ouvrages endommagés ou vieillissants, mais aussi en terme de réponse rapide des pouvoirs publics à une situation de crise.