Le sénateur-maire garde son immunité

Le sénateur-maire socialiste de Tours, Jean Germain, mis en cause dans l’affaire dite des « mariages chinois », entourés de malversations présumées dans sa ville, a échappé mercredi à la levée de son immunité parlementaire, réclamée par la justice. Une source parlementaire a indiqué que le bureau du Sénat avait refusé de lever l’immunité.

Un fondamentaliste « signalé »

Le jeune homme arrêté mercredi en banlieue parisienne pour l’agression d’un militaire à La Défense avait été « signalé » en février comme « se radicalisant », par un service de renseignement, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Monde.fr Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a confirmé sur RTL l’existence de cette note, qui « présentait cet individu comme un fondamentaliste musulman », mais ne décrivait « pas un profil jihadiste ».

Tapie : un des juges mis en examen

L’ancien haut magistrat Pierre Estoup, l’un des trois juges du tribunal arbitral qui avait décidé d’octroyer 403 millions d’euros à Bernard Tapie dans le litige l’opposant au Crédit Lyonnais, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée, a annoncé mercredi le parquet de Paris dans un communiqué. L’ancien président de la cour d’appel de Versailles, 86 ans, a été mis en examen à l’issue d’une garde à vue médicalisée à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu.

L’Etat partie civile

Procès Alexandre : le meneur à nouveau chargé

Après la personnalité des prévenus lundi, les experts (psychiatre et psychologue) et l’enquête mardi, la troisième journée du deuxième procès de l’affaire Alexandre devant le tribunal pour enfants de Dieppe aura été consacrée aux faits. Les deux frères aînés, condamnés samedi par la cour d’assises des mineurs de Rouen pour l’assassinat d’Alexandre en mars 2012, ont témoigné au procès de leurs deux frères cadets prévenus.

Encore un modèle social en péril….

Après une semaine d’affrontements entre jeunes et policiers, les banlieues suédoises ont retrouvé un calme relatif ce week-end. Encore sous le choc, les Suédois tentent désormais de comprendre ce qui a pu déclencher de telles violences. Au total, depuis le 19 mai, une centaine de voitures ont[…]

Viols sur un enfant de 10 ans : 2 ans avec sursis

Six années auront été nécessaires au jeune Havrais pour qu’il parvienne simplement à évoquer les viols qu’un homme lui a fait subir, enfant. « Un jour, il l’a recroisé et lui a dit : Tu te souviens ? À partir de là, il en a parlé », raconte Maître Anne-Sophie Dujardin, à l’audience du tribunal correctionnel du Havre, lundi.

Tout au long d’une année

Témoignage. Tentative d’immolation au Havre: « J’étais à bout, j’étais morte »

Elle s’est confiée à notre journal hier, une fois revenue dans son studio du quartier de Rond-point, après une nuit à l’hôpital. La Havraise qui a menacé de s’immoler par le feu dans le hall de l’Hôtel de ville du Havre, mardi vers 14 h 10, en tenant briquet et allumettes, a eu la peau abîmée, dit-elle, par l’essence dont elle s’est recouverte. Mais elle n’a pas commis l’irréparable grâce à des policiers.

Témoignage d’une sépienne

Santé : La sclérose en plaque

 

Témoignage d’une sépienne

Hier, c’était la journée mondiale de la sclérose en plaques, communément appelée
SEP.  De cette contraction est née le nom de sépien et sépienne, homme ou femme atteint de sclérose en plaques. Sachant que les femmes sont majoritairement touchées, ceci entre 20 – 40
ans.

 

La créatrice d’Eawy News est atteinte de sclérose en plaques. Et oui, j’ai une sacrée
veine… Je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières. Oserais-je dire que j’y suis habituée, oui mais pas à 100%.

 

J’ai cette pathologie depuis août 1995. Cette année, ma SEP va avoir 18 ans, en pleine
majorité la  coquine.

 

La SEP de l’un n’est pas celle de l’autre. Certains sont pris par les yeux, moi, c’est
ma mobilité qui me fait défaut. J’ai commencé par des paresthésies, fourmillement allant des doigts de pieds, jusqu’au épaules. Ce fut un moment sombre de ma vie. Le diagnostique a été long à
poser. D’ailleurs, je ne louerais jamais assez le Docteur Pouliquen, qui soignait ma mère et s’est démené pour rapatrier mon dossier du CHU de Rouen, à son Bureau de Dieppe. Lui a su me dire que
je faisais une myélite et que si je ne faisais pas de nouvelle poussée avant deux ans, j’échapperais à la sclérose en plaques. Dès  ce moment là, le docteur Pouliquen m’a suivi pour ma
SEP.

 

De cette première poussée, je n’ai gardé qu’une séquelle : les mains engourdies,
des fourmillements constants. Pour diminuer l’inflammation, j’avais des perfusions de cortisone, et ensuite, je la prenais en comprimé. Malgré tous mes efforts, j’ai grossi énormément. Il a fallu
racheter des jeans,. Pour les tees shirts et les pulls, je mettais déjà du XXL quand je pesais 49 kgs, je détestais et déteste toujours être serrée dans mes vêtements.


Quand le cap des 2 ans est passé, nous avons débouché le champagne. Finalement, j’ai
récidivé au bout de 3 ans. J’ai eu des traitements pour ralentir la progression de la maladie : ce fut une piqure toutes les semaines. J’ai appris à me faire mes intra musculaires, ensuite,
j’ai eu des sous cutanée, mais tous les jours. Cela ne me dérangeait pas de me piquer tous les jours. Et depuis septembre 2009, j’ai une perfusion tous les mois. Jusqu’à cette date, je marchais
correctement, je faisais de la randonnée. Toutefois, l’aspect psychologique joue énormément en la matière. Le premier semestre 2009 fut très difficile, et je l’ai payé cher avec une poussée de
SEP qui m’a véritablement secoué.


J’ai récupéré un peu, mais reprendre les randonnées était difficile, impossible. Je
prenais de plus en plus souvent une canne pour marcher. Je ne pouvais plus m’accroupir pour faire une photo…


J’avais toutefois la chance d’avoir un excellent kiné, d’ailleurs  j’ai toujours 2
séances par semaines. Cela m’aide énormément à m’assouplir. Je suis raide comme un bout de bois, il arrive que je me crispe en dormant, jusqu’à la crampe fatidique.


En juillet 2012, je me suis inscrite dans une salle de cardio training afin de reculer
l’échéance du moment où ce sera trop difficile de se déplacer sur une longue distance. En septembre, j’avais atteint un de mes objectifs : faire la distance Auffay Dieppe, sur tapis roulant,
vélo d’appartement et vélo couché. Ce fut difficile, mais je suis arrivée au bout de mes 27 kms. Ce fut une vraie gageure, mais purée, qu’est-ce que j’étais heureuse.

 

Toutefois, en octobre 2012, une grosse contrariété est venue gâcher tout ce travail de
fond, cette progression. Mon état a décliné au fil des mois, même si j’allais toujours en salle de sport. Toutefois, le tapis roulant ne voyait plus mes chaussures, et disait un gros ouf de
soulagement, et oui, il faut se les amortir tous ces kilos.


J’avais en ligne de mire un nouveau traitement qui améliore la marche. Je l’ai attendu
durant plus d’un an. Et oui, il y avait la guéguerre  des laboratoires, ensuite la sécurité sociale s’y est mise… Et ce médicament était à portée de main, il existe depuis moult années aux
USA, Canada, et comme d’habitude, la France est à la ramasse. Finalement, j’avoue avoir baissé les bras durant 3 semaines en avril dernier.

 

Enfin, j’ai commencé ce nouveau traitement. Il n’y a pas de miracle, je marche toujours
comme j’écris, c’est-à-dire que cela part dans tout les sens. Par contre, je gagne en vitesse, et j’arrive à nouveau à marcher 1 km, soit 500 mètres en extérieur et 500 mètres en tapis roulant.
Je roule mes 5 kms en vélo d’appartement et 1 kilomètre de vélo couché, Je fais le tout en 1h-1h 15. Les biens portants penseront que c’est minable. Mais je peux vous assurer que les sépiens
savent apprécier tout ce que cela représente.


Ai-je mal ? Je ne pourrais pas vous dire. Je suis tellement habituée  à mon
corps débile que je ne fais plus attention à mes mains malhabiles. J’évite désormais d’écrire manuellement, ou alors j’utilise un stylo très lourd afin de le sentir mieux, de l’avoir bien en
main. J’ai  plutôt de la chance, il existe tant d’autres maladies qui me terrorisent.

 

Là, je n’ai pas peur, je suis bien entourée par le personnel soignant : neurologue,
infirmières, aides soignantes (en passant, je fais un coucou à Corinne, merci de lui dire), et aussi Antoine le Kiné. J’ai la chance aussi de connaitre des gens qui ne me laissent pas tomber,
comme ma mère, même si on a des coups de Trafalgar de temps en temps. Par contre, je ne remercie pas tous ces gens de ma famille qui pensent que je fais du cinéma. Ces gens là, malheureusement je
les hais. Je regrette ce sentiment car c’est leur donner trop d’importance.

 

Je sais que 2 traitements oraux vont bientôt arriver dans nos pharmacies, mais
franchement, je ne suis pas pressée. J’aime bien ma perfusion, c’est un traitement confortable qui ne dure qu’une matinée. Tu te fais chouchouter par des infirmières super gentilles, tu te
reposes, … j’espère que je bénéficierais des perfusions le plus longtemps possible.

 

Sinon, je continue toujours de travailler, à mon rythme bien entendu. Je suis auto
entrepreneur depuis 2010. Mon emploi me permet de travailler à la maison, en évitant les gros déplacements en voitures, ceux qui m’épuisent désormais.

 

La sclérose en plaque, c’est aussi une fatigue insensée. Le matin, on se réveille et
l’on est déjà épuisé. En ce qui me concerne, je prends des médicaments pour ne pas dormir dans la journée. Néanmoins, il arrive qu’après le déjeuner, un oreiller m’attire irrépressiblement, et là
c’est foutu, il arrive à m’assommer de telle manière que je tombe dans un état semi comateux durant une bonne heure.


Pour revenir à la SEP, beaucoup me trouvent courageuse. Non, franchement, je n’ai pas
l’âme d’une « passionnata », je suis normale, avec mes joies, mes peines, comme vous tous. On tue la bête ou c’est la bête qui vous tue. La SEP n’est pas mortelle, mais si vous ne
réagissez pas positivement, il est évident qu’elle vous pourrira la vie.


Je n’ai pas de secret pour l’endurer, mis à part le fait de faire preuve d’empathie
envers les autres afin de ne pas s’appesantir sur sa petite personne. Faire du bénévolat peut être une bonne chose si vous le pouvez, ou s’inscrire  dans un club de loisirs, tel que le
scrabble, la photographie…


Si je devais donner une recette pour mieux accepter sa SEP, je conseillerais l’humour et
une bonne dose d’auto dérision.  Je m’en tire avec une bonne dose d’humour noir. A chacun sa façon de s’amuser… J’ai été nourrie à Guy Bedos et Pierre Desproges depuis ma plus tendre
enfance, alors ne me demandez pas d’avoir l’humour de Chantal Goyat.


Pour ceux et celles qui sont atteint de cette saleté de maladie, je vous souhaite
courage et force de continuer d’avancer. Quand aux valides, merci de ne pas nous juger quand on titube. Non, on n’a pas bu, c’est simplement que la SEP engendre des problèmes d’équilibre. Nous
pouvons avoir aussi des problèmes urinaires. J’ai un médicament qui m’aide à mieux retenir mes urines. Avant, je me pissais dessus régulièrement.


Il ne faut pas avoir la langue de bois. Parler directement, franchement, permet aux gens
de mieux nous comprendre. Mais attention, on n’a pas besoin de pitié. Nous apprécions quand on nous aide à remplir notre caddie dans les magasins. En passant, je remercie les agents de caisses
qui ont la délicate attention de m’aider. Malheureusement, tout le monde ne le fait pas. Je ne parlerais pas des places de parking pour les handicapés, qui sont squattées par des valides. Il vaut
mieux se taire, mais une violente colère se soulève en moi.


Je n’attends pas de guérison miracle. De toute façon, on ne pourra pas retrouver ce qui
est perdu…


En attendant, gardons tous le sourire, sépiens et valides.

Et comme dirais mon vieux frère Christophe : « la vie est
belle »….

La Hollande l’autre pays des bibliothèques ou la fin d’un mythe

Comme je n’arrive pas à trouver un angle d’attaque pour le post sur les bibliothèques hollandaises je me suis dit que j’allais faire deux billets : un avec des étoiles dans les yeux et un autre plus réaliste et vous choisirez celui qui vous convient. 
Ce billet est un témoignage, il n’est que l’expression d’un ressenti peut être faussé par la barrière de la  langue, je suis prête à approfondir avec tout bibliothécaire hollandais et… francophone

La fin d’un mythe (part I)

Un peu comme les films dont on vous parle avec tant d’enthousiasme et qui font l’unanimité, lorsque vous allez les voir vous sortez déçus, c’est pour ça que je n’ai toujours pas vu Titanic ni lu Belle du seigneur 😉 Je me souviens la première fois que j’ai eu ce sentiment c’était il y a bien des années, à la fin de la lecture d’un roman de Pagnol, je ne sais plus lequel mais je me souviens parfaitement bien de l’idéal du gamin qui s’écroule quand il s’aperçoit de tous les défauts de ce qui l’entoure et des allers-retours aux toilettes de son amie en pleine gastro. Ca devait être ma première étude de texte… Et bien les bibliothèques hollandaises m’ont fait le même effet.
Et vous savez combien on peut être sévère avec ceux qu’on a aimé.

Bref, comme vous l’aurez compris, je viens de passer 4 jours en Hollande à visiter des bibliothèques, dans ce programme était prévu la visite de l’OBA, la célèbre bib d’Amsterdam,

et la DOK à Delft, l’autre bib mythique, plus quelques autres cerises sur le gâteau que je garde pour un autre billet.

Alors dire que j’ai été déçu oui, car cela fait des années que je bave devant les photos de ces bibliothèques, la blancheur de l’OBA, les innovations de la DOK, ont contribué à me faire une autre image des bibliothèques et … de mon métier.

Certes l’OBA est bien blanche, mais très froide aussi, elle est tellement immense qu’on si sent bien seul (28 000 m²) des plateaux de 2400 m² avec un bibliothécaire par plateau, autant dire que pour le renseignement… Bah le temps de trouver le bib vous avez oublié ce que vous vouliez lui demander  (ou comment exploiter le concept de la serendipité dans une bib 3e lieu c’est assez réussi 😉 
Les I-mac ont vieilli, nous n’avons pas vu de tablettes, de liseuses, pas de connexion wi-fi non plus, sauf pour les inscrits.

Les collections semblent figées, dépassées même, si bien rangées qu’on se demande si elles sont empruntées… (si quelqu’un a les volumes de prêt de l’OBA je suis preneuse) 


Oui c’est grand et très… aéré, si on compare c’est 500 000  documents alors que la bibliothèque de Bordeaux qui vient de réouvrir après travaux c’est 1 000 000  de documents et 27 000 m² !
Par contre le bâtiment de l’OBA est une magnifique vitrine sur et pour la ville.

L’approche des hollandais concernant les bibliothèques est très pragmatique certes, mais très mercantile aussi. Quand une bibliothécaire de la banlieue d’Amsterdam nous a annoncé que son salaire était composé pour 80% de fixe et 20% de part variable, on a senti un frémissement dans l’auditoire.
20% liés aux objectifs réalisés ou pas ! Cette bibliothèque d’ailleurs allait fermer 15 jours pour réorganiser ses collections afin de correspondre au plus près aux résultats d’une enquête sur le public (et aux objectifs fixés ?)



Mon coeur s’est serré en apercevant les bacs à CD vides, prêts à être retirés parce que « Le CD ça ne marche plus, vous savez avec Internet… ! » (heureusement la bib de Rotterdam viendra en contre exemple) 
Donc le CD ne marche pas mais tout comme chez nous l’offre des bibliothèques via le net est quasiment inexistante, cependant on n’hésite pas à supprimer une partie de l’offre que devrait proposer une bibliothèque.

Rijkmuseum

J’ai tenté la question : « et si le livre numérique prenait le pas sur le livre papier vous supprimeriez le livre ? » Et  là même réponse que chez nous : « jamais le livre ne disparaîtra ! »
Si j’en suis convaincue aussi, j’ai toujours ce sentiment qu’on prend le problème à l’envers : Penser support avant de réfléchir d’abord à l’offre.
Et si cela devait arriver ne serait-ce pas la fin des bibliothèques ? Avec le même argument : vous avez supprimé la musique, vous pouvez bien supprimer aussi la presse, puis les docs, puis les romans, puis… On trouve tout sur Internet
Bref je m’éloigne à nouveau, je me suis quand même dit à ce moment que leur politique était vraiment différente plus proche du clientélisme, bien loin de la notre si militante. Par exemple l’enquête sur le public hollandais a démontré qu’il pouvait être intéressant de disposer des romans sentimentaux à proximité des livres pour enfants car cela permettrait aux mamans d’emprunter.
Oui,je sais là vous me dites et les papas ? Evidemment, sauf que, d’après les enquêtes, statistiques et autres en Europe du Nord et en Allemagne ce sont essentiellement les mamans qui arrêtent de travailler pour élever les enfants, c’est culturel, on alimente des clichés et pis c’est tout !
Mouais… Une de mes voisines me suggérait : ce serait nous on tenterait un « osez le féminisme », « comment reprendre le travail après bébé » ou encore « comment se débarrasser de bébé » ! Je ne cite pas « 50 nuances de Grey », qui pour moi est une forme de roman sentimental, et qui de toutes façons ne pose aucun problème aux hollandais totalement décomplexés eux sur le sujet.

Il faut savoir que toutes les bibliothèques hollandaises dépendent de « NDB Biblion », sorte d’entité fantasmée par les bibliothécaires français à travers le brouillard de la langue, comme une nébuleuse semi-privée avec des ramifications partout et dans tous les domaines un peu comme si l’ABF s’acoquinait avec le SLL et la SFL.

Tout passe entre leur mains, du design des bibliothèques, à l’organisation des collections (façon librairie), à l’équipement des documents (de la cote, couverture, à la puce RFID), la communication (de fait toutes les bibliothèques ont la même signalétique, ce qui ne laisse aucune place au folklore 😉 


Jusqu’à la politique documentaire pour les bibliothèques qui le souhaitent (ou ne peuvent faire autrement ?): Vous pourriez me livrer 30 romans sentimentaux, 10 polars, 5 albums… J’ai toujours envie de dire dans ce cas là : « y ‘en a un peu plus je vous le mets quand même ? »
Je n’ai pas compris si c’était une généralité mais il n’y a pas l’air d’y avoir de spécialisations, jeunesse, musique, adultes… En même temps si on ne choisit pas ses collections, ce n’est pas nécessaire non ?
 Il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça : ce sont des emplois précaires qui rangent les livres (en écrivant cela je me demande si tout compte fait, c’est vraiment une bonne nouvelle ?)
L’autre chose qui m’a chiffonné mais qui en même temps me plait c’est justement le rangement des collections, je n’ai vu personne se balader avec un chariot pour ranger, le peu de bibliothécaire s’emmerde est donc TOTALEMENT disponible.

 D’ailleurs le bibliothécaire est tellement disponible qu’on arrive même à se passer de lui : le reste du groupe a visité une bibliothèque qui ouvre sans personnel ! Oui zéro personne, nobody ! Mais ça je n’ai pu le constater moi même car ce jour-là je suis allée visiter le Rijkmuseum. D’ailleurs c’est un autre paradoxe : autant les horaires des bibliothèques sont larges autant ceux des musées sont restreints, à l’inverse de la France (question de choix, priorités ?)

Le retour des livres m’a fait pensé à  un acte honteux : on glisse les livres dans une fente et des machines cachées dans des pièces fermées au public s’occupent du tri. Bon j’exagère la Dok et la  bib de Rotterdam ont aménagé une vitrine (c’est culturel chez eux les vitrines 😉 pour les voyeurs curieux.

Cette visite s’est  faite dans un contexte économique particulier les bibliothèques hollandaises sont victimes de la crise et subissent de plein fouet les rigueurs budgétaires : il est ainsi prévu de fermer des bibliothèques de quartier à Amsterdam.

Je tiens aussi à couper court à une autre légende : non on ne mange pas où on ne boit pas partout dans les bibliothèques !

Des lieux sont identifiés, souvent l’espace presse comme à l’OBA et à la DOK ou les limites sont moins claires, nous avons d’ailleurs étaient témoins de la chute d’une tasse de thé , notre bib-guide s’est précipitée  pour aller chercher de quoi nettoyer ! Je tiens à préciser que cela ne me choque pas, c’est moins pire que du vomi ! J’aimerais bien offrir un café ou un thé de temps en temps aux lecteurs installés dans ma bib pour lire la presse ou écouter de la musique.
L’OBA et la DOK étaient pour moi deux bibliothèques mythiques, aujourd’hui elles ont vieilli

et n’ont plus ce côté innovant, la DOK met à disposition des tablettes et liseuses mais tout comme le ferait une FNAC et sans applications spécifiques ou connexions internet (pas de free wi-fi non plus à la dok)

Les usagers peuvent les tester prendre un petit descriptif et aller acheter le modèle qui leur convient.

Au moment de notre visite l’espace musique était lui aussi en réorganisation mais apparemment la musique ne semblait pas menacer, elle cohabite avec les jeux vidéo qui aujourd’hui eux aussi non plus cet aspect innovant.

Mais heureusement il y a eu la bibliothèque de Rotterdam et quelques autres surprises…
A suivre…

La bataille des européennes est lancée


Les européennes de 2014 viennent enfin de débuter. Samedi dernier, Debout La République (DLR) a lancé sa campagne pour 2014 à laau Bellevilloise. Accompagné par quelques uns de ses alliés européens (le britannique Paul Nuttal, le bulgare Slavi Binev et le finlandais Timo Soini), Nicolas[…]

Le goûter avec abonnement.

réforme-des-rythmes-scolaires.jpgLe projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République comporte un volet sur l’organisation des temps scolaires.

 

Le décret 2013-77 du 24 janvier 2013, relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaire, en a fixé le cadre national en organisant la semaine en 24 heures d’enseignement, réparties en 4 jours et demi. La classe aura lieu le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi toute la journée et le mercredi matin, avec dérogation possible, pour le samedi matin, chaque demi-journée ne devant pas excéder 3 heures 30.

 

A Rouen, l’envie d’être le premier de la classe a pris le pas sur toute décision raisonnable. Malgré un climat de fronde des enseignants et des parents pourtant bien réel, le Maire de Rouen et son adjointe aux affaires scolaires sont passés en force, délayant la pseudo-négociation dans un zeste de concertation où le scénario était déjà écrit à l’avance.

Nous l’avions déjà dénoncé lors du vote du budget : absence de projet éducatif concret, si ce n’est à vouloir remplir les heures d’une façon ou d’une autre pour être en phase avec le Ministère, et surtout, une inconnue majeure en terme de coût sur les finances municipales. Le Maire de Rouen et son adjointe vont vite…trop vite, et au final, au nom du dogme, ce sont les enfants et les équipes éducatives de l’ecole publique (et oui, le Privé n’est pas concerné par le texte ministériel) qui risquent de payer le prix fort. Des parents d’élèves, inquiets de ne pas être entendus, ont mis en ligne une pétition, demandant un projet éducatif ambitieux, et un report à 2014 de l’application de la réforme dans les écoles rouennaises.

 

Qu’importe aux élus en charge. A Rouen, la décision a été prise d’un choix de classe le mercredi matin, ce qui conduira à une organisation de la semaine scolaire selon le rythme suivant :

 

– lundi, mardi, jeudi, vendredi :

. 7 h 45 / 8 h 30 : accueil du matin,

. 8 h 30 / 11 h 30 : classe,

. 11 h 30 /13 h 30 : pause méridienne,

. 13 h 30 / 15 h 45 : classe,

. 15 h 45 / 16 h 15 : pause goûter,

. 16 h 15 / 18 h : accueil du soir,

 

– mercredi :

. 7 h 45 / 8 h 30 : accueil du matin,

. 8 h 30 / 11 h 30 : classe,

. 11 h 30 / 13 h : pause méridienne,

. 13 h / 18 h : accueil de loisirs.

 

La classe se terminant à 15 h 45, le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi, la Ville a donc prévu de proposer une pause goûter sur place aux enfants. Une nouvelle prestation appelée « goûter avec abonnement ».

 

Un simple goûter à 70 centimes d’euro en guise de réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2013.

 

Mais quand on veut être le premier de la classe au pays des socialistes, c’est vrai qu’il faut savoir innover….

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut