Le souvenir le plus lointain que j’aie de Friends c’est : je regarde France 2 et POUR UNE FOIS je concède à rester devant l’épisode (à cette époque je croyais que Friends était une série absolument navrante et c’est la faute de la VF y’a aucun doute là-dessus) ; c’est le double épisode final de la saison 5, à Vegas, où Monica et Chandler se lancent dans un délire mariage à l’arrache (pour mieux y renoncer à la fin parce que tu vois Monica c’est pas vraiment ça qu’elle veut :/) et où Ross et Rachel font leur nawak habituel de vont-ils vont-ils pas. Ainsi, quand je me suis décidé un peu plus tard à revoir la série dans son intégralité, eh bin, dans tout ce qui précède ces épisodes, les intrigues de couple n’ont pas trop fonctionné sur moi. J’avais vu le milieu avant d’avoir vu le début et ce genre d’intrigues ne résiste pas trop au spoil. On ne peut pas frémir comme la première fois devant les flirts de Jim et Pam de The Office une fois qu’on les a effectivement vus en couple dans les dernières saisons. Pour Buffy, que, comme je te disais j’ai vu de manière très bordélique jusqu’à 2011, c’est la même chose.
Comme Buffy est mon personnage favori, et même si j’aime beaucoup les couples Willow / Tara et Xander / Anya, ce sont ses histoires de coeur à elle qui m’ont le plus intéressé. Enfin… Disons que j’avais avec elle le même rapport qu’avec la gow que tu luv en secret. J’étais méga-attentif à quiconque s’approchait d’elle mais j’aimais pas trop ceux qui s’approchaient d’elle. Riley ? C’est un non définitif. Dans le genre falot, on peut pas faire mieux. En plus il est au centre d’une des moins bonnes saisons de la série et je crois pas que ce soit hasard. Angel ? Pourquoi pas ? En fait, le perso ne m’a jamais vraiment passionné dans Buffy – dans Angel, par contre, je l’aime beaucoup, et je garde un excellent souvenir de l’épisode où il devient humain et peut enfin baiser sa préférée tranquillos. Dans Buffy, Angel c’est l’archétype du chevalier servant avec un peu de dark side enfoui pour rehausser les couleurs, et ça ne m’intéresse pas beaucoup. En fiction, pour que j’adhère entièrement à un couple, il faut que je sois à la fois un peu amoureux de l’un, un peu amoureux de l’autre (JIM ET PAM C’ÉTAIT PARFAIT SUR CE POINT !). Dans sa période Riley, comme dans sa période Angel, je comprenais en gros ce que vivait Buffy mais n’y participais pas – c’était l’équivalent d’écouter sa BFF chialer à cause d’un type que t’avais dit dès le départ que c’était un gros con.

Bon, allez, mon couple préféré, on peut dire que c’est Spike et Buffy. J’ai pas trop shippé sur eux, mais leurs amours sont bien turbulentes comme il faut, et je trouve ça charismatique. Spike est toujours sur le fil, entre brutalité et tendresse, et ça ça peut me rendre un peu amoureux. Cette relation génère aussi un bon paquet de mauvaise foi autant d’un côté que de l’autre, et tu peux pas savoir comme j’aime la mauvaise foi. C’EST MA FIÈVRE, MON DROIT D’Y CROIRE.

Je savais que j’allais un peu être court sur la thématique des couples dans Buffy, alors j’ai demandé à une camarade du site Filmosaure, elle-même grande admiratrice de la série, de faire son Buffy Memories en version courte. Elle s’appelle Betty, et tu peux aller voir son blog perso, My Cinemabook, où elle ne parle jamais de David Lynch car elle l’aime trop.
Comment tu as découvert Buffy ?
Je regardais le trilogie du samedi sur M6, mais pas spécialement Buffy. Un samedi, j’ai lu la critique dans le magazine TV et ça parlait des loups garous, tellement kitsch que ça participait à la mise en place de ce qui était en passe de devenir une très bonne série… ça a attisé ma curiosité.
Qu’est-ce qu’il t’en reste aujourd’hui ?
Il m’en reste toute une mythologie autour de la magie, des vampires, qui pour moi est fondatrice de tout l’univers développé autour encore aujourd’hui. Au-delà de l’aspect fantastique, c’est un modèle du genre et le personnage féminin le plus intéressant jamais développé à la tv. Je continue à m’identifier à la Tueuse, lorsque je me confronte à des difficultés, parce que dans le fond, elle est comme nous toutes… La cohérence et l’imagination de toute la série est également pour moi une bible, un socle.
Ton personnage favori ?
Spike, pour son évolution, sa profondeur, sa complexité. Mais il semble illusoire de parler de personnage favori tellement le génie de la série se retrouve dans l’écriture des « groupes » par Joss Whedon et j’ai le sentiment un peu secret que le personnage central, c’est Xander, le seul qui n’a en apparence aucun pouvoir, mais qui a le plus puissant, celui de réunir tout le monde autour de lui… celui autour de qui tout se passe, il est toujours là, sans lui, plus rien ne serait possible.
Ton épisode favori ?
Très dur, il y en a tellement qui sont excellents, j’hésite entre l’épisode chanté, de par son aspect central aussi dans le scénario, c’est là où tout bascule, ou celui de la mort de la mère de Buffy, parce qu’il est profondément choquant. L’épisode muet est aussi un monument du genre.
La scène ou la phrase qui t’a le plus marquée ?
Je pense à l’après première fois de Buffy, quand Angel redevient Angelus, mythique ! Il y a aussi quand Buffy fait penser à Spike qu’elle est le Buffybot, elle l’embrasse car elle sait ce qu’il a fait pour elle, la réalité de ses sentiments.
Ton couple favori ?
Même si je n’ose pas les appeler un couple, je dirais Spike et Buffy, car ils sombrent, s’attirent, représentent l’un et l’autre la face de l’autre.
Quels sont d’après toi les pires moments de Buffy ?
Le serpent géant de la fin de saison 3 (il est trop moche), le « copain » de Buffy appartenant à la milice (il est trop stupide), et si le perso de Dawn est extrêmement bien amené et intéressant, qu’est-ce qu’elle devient chiante !
From Sunnydale, with love.