A l’origine, une erreur humaine. C’est ce que pointe la synthèse du ministère de l’Ecologie chargée de faire la lumière sur la fuite de gaz malodorant à l’usine Lubrizol de Rouen le 21 janvier dernier. Mis en ligne jeudi, le rapport établit trois séries de causes, humaines et techniques. Les émanations de ce gaz nauséabond, le mercaptan, avaient été ressentis à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde, jusqu’en région parisienne. Profitant de vents porteurs, le nuage gazeux avait même traversé la Manche et atteint le sud de l’Angleterre. Les opérations de neutralisation avaient duré plusieurs nuits.