Conférence de presse de lancement des primaires citoyennes de la Gauche au Havre

Les primaires citoyennes sont organisées les 13 et 20 octobre dans 4 villes en France : Le Havre, Béziers, Aix-en-Provence et Marseille. Les habitants du Havre vont donc pouvoir choisir leur candidat aux élections municipales de mars 2014. Les primaires qu’est ce que c’est ? Le PS donne aux citoyennes et au citoyens un droit nouveau, en […]

2013-Canotagne au temps des Impressionnistes – par cnar le 29/08/2013 @ 22:47

Canotage en bord de Seine au temps des Impressionnistes le dimanche 15 septembre

Dimanche 15 septembre 2013 se tient la Fête des Quais à Oissel. L’occasion pour les rameurs du CNAR de participer à cette manifestation et proposer une reconstitution du canotage en bord de Seine, avec des bateaux patrimoine et des costumes d’époque.

Le CNAR a déjà de l’expérience dans ces reconstitutions, puisque que le club avait déjà, lors de la première édition du festival Normandie Impressionniste en 2010, participé à deux évènements (Saint-Aubin-lès-Elbeufet Belbeuf).

Durant le dimanche après-midi, outre la reconstitution de régates sur l’eau, des peintres, des musiciens, une guinguette sauront animer les quais de Seine à Oissel. Venez nombreux admirer les équipages en skiff, skiff barré, deux de pointe barré, en yole et yolette bois !

Cette manifestation se tient dans le cadre du festival Normandie Impressionniste.

9ème festival international d’échecs de Dieppe

(Un article paru ce 29 août sur le site Chess Una Sumus )
echecs-istratescu
Le 9ème Festival international d’échecs de Dieppe se déroule chaque année à la fin août et rencontre désormais un beau succès, tant auprès des joueurs de l’hexagone qu’auprès des nombreux GMI et MI qui apprécient l’accueil et la qualité de l’organisation. Sous la baguette d’Olivier Delebarre et de son équipe le travail des organisateurs est en effet considérable et de grande qualité. Les joueurs et les accompagnateurs peuvent profiter d’excellentes conditions d’hébergement et d’animations originales et variées pendant la durée du festival. Le Casino de Dieppe et la Salle des Congrès réquisitionnés pour la tenue de l’événement permettent aux 284 joueurs répartis sur 3 tournois de jouer dans d’excellentes conditions. Vainqueur du tournoi en 2012 le GMI Français Andreï Istratescu, tête de série n° 1 n’était pas sûr de pouvoir défendre son titre en raison de la concurrence loyale de la Coupe du monde d’échecs à Tromso qui réunissait les 128 meilleurs joueurs mondiaux à quelques exceptions près. La finale entre Dmitry Andreïkin et Vladimir Kramnik commencera demain.

 

 

Concentration d’Istratescu pour conduire les Blancs à la victoire dans une Est-Indienne …

 

Donc le joueur de l’équipe de France est revenu sans doute un peu vite à son goût de Norvège (élimination après un duel serré au 1er tour) Mais cette élimination aura eu au moins un effet positif pour le festival et pour le joueur français puisqu’elle lui a permis de participer -dans les délais du calendrier- à l’open A, réservé aux plus de 2000 Elo et ainsi de défendre ses chances en compagnie de 17 GMI et MI. Parmi ceux-ci un invité « vedette » à quelques temps de la finale du Championnat du Monde, le GMI Simen Agdestein et ancien international de football qui est aussi l’entraîneur de Magnus Carlsen, en pleine préparation pour conquérir la couronne mondiale et détrôner Vishy Anand, le champion du monde en titre !

 


9ème festival international d’échecs de Dieppe

(Un article paru ce 29 août sur le site Chess Una Sumus )
echecs-istratescu
Le 9ème Festival international d’échecs de Dieppe se déroule chaque année à la fin août et rencontre désormais un beau succès, tant auprès des joueurs de l’hexagone qu’auprès des nombreux GMI et MI qui apprécient l’accueil et la qualité de l’organisation. Sous la baguette d’Olivier Delebarre et de son équipe le travail des organisateurs est en effet considérable et de grande qualité. Les joueurs et les accompagnateurs peuvent profiter d’excellentes conditions d’hébergement et d’animations originales et variées pendant la durée du festival. Le Casino de Dieppe et la Salle des Congrès réquisitionnés pour la tenue de l’événement permettent aux 284 joueurs répartis sur 3 tournois de jouer dans d’excellentes conditions. Vainqueur du tournoi en 2012 le GMI Français Andreï Istratescu, tête de série n° 1 n’était pas sûr de pouvoir défendre son titre en raison de la concurrence loyale de la Coupe du monde d’échecs à Tromso qui réunissait les 128 meilleurs joueurs mondiaux à quelques exceptions près. La finale entre Dmitry Andreïkin et Vladimir Kramnik commencera demain.

 

 

Concentration d’Istratescu pour conduire les Blancs à la victoire dans une Est-Indienne …

 

Donc le joueur de l’équipe de France est revenu sans doute un peu vite à son goût de Norvège (élimination après un duel serré au 1er tour) Mais cette élimination aura eu au moins un effet positif pour le festival et pour le joueur français puisqu’elle lui a permis de participer -dans les délais du calendrier- à l’open A, réservé aux plus de 2000 Elo et ainsi de défendre ses chances en compagnie de 17 GMI et MI. Parmi ceux-ci un invité « vedette » à quelques temps de la finale du Championnat du Monde, le GMI Simen Agdestein et ancien international de football qui est aussi l’entraîneur de Magnus Carlsen, en pleine préparation pour conquérir la couronne mondiale et détrôner Vishy Anand, le champion du monde en titre !

 


TOURNOI OPEN LONDINIERES

Tennis Club Londinières Du spectacle en perspective Depuis vendredi 23 août 2013, les matchs du tournoi Open de Londinières s’enchainent sur les courts du TCL. Pour cette édition les organisateurs ont enregistré 90 inscriptions. Lors de la précédente édition, Julien […]

Xynthia : cinq prévenus, dont le maire de la Faute-sur-Mer, envoyés en correctionnelle

 

 

  28 août 2013  |  Actu-Environnement.com

Mis en examen en avril 2011 pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d’autrui, René Marratier, maire de la Faute-sur-Mer, est envoyé devant le tribunal correctionnel où il comparaîtra pour homicides involontaires. Cette ville vendéenne avait été très touchée lors de la tempête Xynthia, en février 2010, dénombrant 29 […]

Ségolène Royal «Réformer la France, réformer l’Europe» – Club Suisse de la Presse

Ségolène Royal «Réformer la France, réformer l'Europe» - Club Suisse de la Presse

Interview de Ségolène Royal

Par Luisa Ballin

Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes, est cette année l’invitée d’honneur de la Fête de la Communication au Club suisse de la presse à Genève. Celle qui fut ministre dans les gouvernements de Pierre Bérégovoy et de Lionel Jospin et première femme à accéder au second tour de l’élection présidentielle française en 2007, a reçu Luisa Ballin dans son fief de Poitiers, à la veille de son retour sur le devant de la scène politique, lors de l’université d’été du Parti socialiste français à La Rochelle. Entretien autour d’un livre, d’un engagement et d’une vision de l’Europe.

Madame la Présidente, peut-on changer les choses en n’étant plus ni au Gouvernement ni au Parlement ?
Comme disait Roosevelt et comme je l’écris dans mon livre, il faut faire les choses là où l’on est avec les moyens que l’on a. La gestion d’un territoire régional est très importante car elle permet de mettre en application les discours et les actes sur des sujets aussi importants que l’excellence environnementale et climatique, thématique sur laquelle j’ai été élue en 2004 et qui a anticipé les politiques nationales qui sont venues ensuite. Je considère la région que je préside comme un laboratoire dans lequel je peux expérimenter les modes d’actions politiques auxquels je crois, dans le domaine économique, écologique, culturel, social et démocratique. J’ai aussi des responsabilités internationales : je suis Vice-Présidente de l’Internationale socialiste, Présidente de l’Association internationale des régions francophones et Vice-Présidente de la Banque publique d’investissement, une de mes propositions politiques que j’ai le plaisir de voir être mise en application et à la réussite de laquelle je participe.

Vous êtes toujours sollicitée sur le plan national, notamment par les médias. Seriez-vous intéressée par un mandat ou une mission sur le plan international, comme l’a été votre amie Michelle Bachelet, l’ancienne Présidente du Chili, qui après avoir dirigé l’agence ONU Femme sera sans doute à nouveau candidate à l’élection présidentielle de son pays?
J’évite d’être candidate à quoi que ce soit. J’essaie de bien faire les choses là où je suis. Je continue en effet d’être écoutée et entendue et c’est ce qui importe. J’ai une cohérence politique qui continue à faire écho. J’ai ouvert des chemins et proposé des idées neuves qui se sont concrétisées et auxquelles je crois.

Dans votre livre « Cette belle idée du courage » (paru chez Grasset), en écho à votre parcours et à votre expérience, vous laissez percer des envies. Ce livre est-il une nouvelle étape pour aller au bout de vos rêves ?
Oui. Ce livre m’a permis de faire le récit d’événements auxquels j’ai participé et que je n’avais jamais écrit. Ce livre remet à niveau une densité politique sur la base d’une idée du courage. Je l’ai écrit après avoir observé des cheminements qui ont soutenu mon engagement politique.

Qu’est-ce que la politique pour vous ?
Je crois que la politique c’est d’être au service du plus grand nombre. Les énergies que j’ai trouvées dans les personnages que je décris, j’ai voulu les mettre à disposition du plus grand nombre. Ce qui me fait le plus plaisir ce sont les lettres que je reçois, les messages de toutes ces personnes qui me disent avoir retrouvé le courage à la lecture de ce livre.

Précisément, juste après le poème de Rudyard Kipling, vous citez Paulo Coelho et sa phrase : « Un guerrier sait bien qu’une guerre est faite de plusieurs batailles : il poursuit ». Vous allez donc poursuivre ?
En tous les cas je n’arrête pas ! Je poursuis tranquillement ma route. Je ne suis pas en manque de je ne sais quoi. C’est ce qui fait ma liberté et ma force. Je suis là. Si l’histoire doit repasser, elle repassera.

Et au fond de vous, vous avez la conviction que l’histoire repassera…
L’histoire est faite de tant de choses : ce sont des circonstances et une époque. Je ne suis pas en attente, je vis bien les choses que je fais en ce moment.

Vous avez dit et écrit : j’ai été à nouveau candidate parce que je ne voulais pas que l’on dise que je n’étais qu’un accident de l’histoire.
Oui. Je sentais bien que c’était difficile, mais je n’avais pas le choix. Il fallait que j’y retourne. D’ailleurs certains me poussaient à faire une annonce plus tôt dans ma région. Lorsque j’ai été réélue ici, dans ma région, avec 61% des voix, tout candidat qui comme moi avait tenté de conquérir la présidentielle aurait immédiatement dit : je repars !

Que dites-vous à ce moment-là ?
Je me protège, parce que je me dis que si je dois vivre pendant deux ans en état de candidate à la présidentielle, je vais devoir affronter tous ceux qui vont sortir leurs griffes. Je me protège et je dis : on verra. Alors que dans la dynamique politique il faut s’exprimer, il ne faut pas se protéger. Je ne dis pas cela pour refaire l’histoire, mais je ne voulais pas que l’on dise que ma présence au deuxième tour de l’élection présidentielle était un accident de l’histoire, une personne surgie de nulle part, un produit des sondages, un personnage secondaire de la vie politique et autres amabilités que j’ai entendues, y compris de la part de certains socialistes. Je ne pouvais pas arrêter. Cela m’a encouragée à rester, même si je savais que ce serait difficile et que les choses ne se déroulaient pas comme je l’avais voulu.

Comment l’expliquez-vous ? Etait-ce trop tôt d’avoir une femme au second tour de l’élection présidentielle en France?
C’est difficile à dire, mais si j’avais été un homme je n’aurais pas eu la majorité de l’appareil de mon parti contre moi. Et puis il y avait ce procès en incompétence que l’on faisait en permanence contre les femmes, qui a cessé depuis et qui a fait que les choses se sont retournées. En tant que femme, c’était plus dur d’ouvrir le chemin. Aux Etats-Unis, l’élection de Barak Obama a été une transgression extraordinaire. Peut-être que si Barak Obama avait été élu avant moi, la transgression de voter pour une femme en France aurait fait bouger les lignes.

En pensant à vous et à Hilary Clinton, on peut se demander si ce n’est pas un handicap ou en tout les cas une difficulté supplémentaire que d’être à la fois une femme politique de haut niveau et l’épouse ou la compagne d’un homme politique qui est au plus haut niveau ?
Non, parce que l’on partage beaucoup de choses et on comprend les contraintes. C’est plutôt un atout…

Dans votre livre, vous citez l’ancien Président du Brésil Lula, en soulignant le fait qu’il a persévéré à quatre reprises pour être élu, qu’il a analysé ce qui n’a pas marché et qu’il a beaucoup appris de ses erreurs jusqu’à la victoire. Et, vous, avez-vous fait des erreurs ?
Bien sûr et on apprend beaucoup de ses erreurs, notamment sur l’organisation d’une campagne. Si j’avais eu plus de soutien, ma capacité d’organisation en aurait été multipliée. Du moins cela a été utile pour la suite car le candidat socialiste de 2012, François Hollande en a fait l’analyse. Tout cela a été décrypté et a servi pour la victoire de 2012, et c’est tant mieux.

A Genève, votre intervention sera centrée sur le thème : « Réformer la France, réformer l’Europe ». Que faire pour réformer l’Europe qui est dans une impasse et pour réformer la France qui vit une période difficile ? Que manque-t-il à l’Europe et à la France ?
Il manque un désir d’avenir, une lisibilité de l’avenir et une espérance. C’est cela qu’il faut construire pour que les peuples d’Europe, dans leur diversité, se tournent collectivement vers un horizon commun. Il faut que cela soit encouragé, porté, fédéré, sur des thèmes comme l’écologie, l’énergie, l’esprit d’entreprendre, l’emploi, les biotechnologies et aussi sur la diversité, la culture et la jeunesse. Mais je vous en dirai plus lors de mon intervention !

La Suisse et la France traversent un moment difficile, sur le plan économique notamment. Comment faire pour que les relations entre nos deux pays soient moins tendues ?
Peut-être faut-il des projets culturels communs. Les peuples se comprennent mieux lorsqu’ils ont des projets communs qui les élèvent.

Et par rapport aux divergences en matière de fiscalité ?
Un rapprochement entre les deux pays peut se faire par l’esprit d’entreprendre.

Ségolène Royal prendra la parole au Club suisse de la presse, pour une intervention intitulée : « Réformer la France, Réformer l’Europe ». Villa La Pastorale, 106, route de Ferney, 1202 Genève. Jeudi 29 août à 16h30, dans le cadre de la Fête de la Communication.

Cet entretien sera également publié dans l’édition du 12 septembre 2013 du bimensuel suisse La Cité : www.lacite.info

Interview de Ségolène Royal
Par Luisa Ballin

Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes, est cette année l’invitée d’honneur de la Fête de la Communication au Club suisse de la presse à Genève. Celle qui fut ministre dans les gouvernements de Pierre Bérégovoy et de Lionel Jospin et première femme à accéder au second tour de l’élection présidentielle française en 2007, a reçu Luisa Ballin dans son fief de Poitiers, à la veille de son retour sur le devant de la scène politique, lors de l’université d’été du Parti socialiste français à La Rochelle. Entretien autour d’un livre, d’un engagement et d’une vision de l’Europe.

Madame la Présidente, peut-on changer les choses en n’étant plus ni au Gouvernement ni au Parlement ?
Comme disait Roosevelt et comme je l’écris dans mon livre, il faut faire les choses là où l’on est avec les moyens que l’on a. La gestion d’un territoire régional est très importante car elle permet de mettre en application les discours et les actes sur des sujets aussi importants que l’excellence environnementale et climatique, thématique sur laquelle j’ai été élue en 2004 et qui a anticipé les politiques nationales qui sont venues ensuite. Je considère la région que je préside comme un laboratoire dans lequel je peux expérimenter les modes d’actions politiques auxquels je crois, dans le domaine économique, écologique, culturel, social et démocratique. J’ai aussi des responsabilités internationales : je suis Vice-Présidente de l’Internationale socialiste, Présidente de l’Association internationale des régions francophones et Vice-Présidente de la Banque publique d’investissement, une de mes propositions politiques que j’ai le plaisir de voir être mise en application et à la réussite de laquelle je participe.

Vous êtes toujours sollicitée sur le plan national, notamment par les médias. Seriez-vous intéressée par un mandat ou une mission sur le plan international, comme l’a été votre amie Michelle Bachelet, l’ancienne Présidente du Chili, qui après avoir dirigé l’agence ONU Femme sera sans doute à nouveau candidate à l’élection présidentielle de son pays?
J’évite d’être candidate à quoi que ce soit. J’essaie de bien faire les choses là où je suis. Je continue en effet d’être écoutée et entendue et c’est ce qui importe. J’ai une cohérence politique qui continue à faire écho. J’ai ouvert des chemins et proposé des idées neuves qui se sont concrétisées et auxquelles je crois.

Dans votre livre « Cette belle idée du courage » (paru chez Grasset), en écho à votre parcours et à votre expérience, vous laissez percer des envies. Ce livre est-il une nouvelle étape pour aller au bout de vos rêves ?
Oui. Ce livre m’a permis de faire le récit d’événements auxquels j’ai participé et que je n’avais jamais écrit. Ce livre remet à niveau une densité politique sur la base d’une idée du courage. Je l’ai écrit après avoir observé des cheminements qui ont soutenu mon engagement politique.

Qu’est-ce que la politique pour vous ?
Je crois que la politique c’est d’être au service du plus grand nombre. Les énergies que j’ai trouvées dans les personnages que je décris, j’ai voulu les mettre à disposition du plus grand nombre. Ce qui me fait le plus plaisir ce sont les lettres que je reçois, les messages de toutes ces personnes qui me disent avoir retrouvé le courage à la lecture de ce livre.

Précisément, juste après le poème de Rudyard Kipling, vous citez Paulo Coelho et sa phrase : « Un guerrier sait bien qu’une guerre est faite de plusieurs batailles : il poursuit ». Vous allez donc poursuivre ?
En tous les cas je n’arrête pas ! Je poursuis tranquillement ma route. Je ne suis pas en manque de je ne sais quoi. C’est ce qui fait ma liberté et ma force. Je suis là. Si l’histoire doit repasser, elle repassera.

Et au fond de vous, vous avez la conviction que l’histoire repassera…
L’histoire est faite de tant de choses : ce sont des circonstances et une époque. Je ne suis pas en attente, je vis bien les choses que je fais en ce moment.

Vous avez dit et écrit : j’ai été à nouveau candidate parce que je ne voulais pas que l’on dise que je n’étais qu’un accident de l’histoire.
Oui. Je sentais bien que c’était difficile, mais je n’avais pas le choix. Il fallait que j’y retourne. D’ailleurs certains me poussaient à faire une annonce plus tôt dans ma région. Lorsque j’ai été réélue ici, dans ma région, avec 61% des voix, tout candidat qui comme moi avait tenté de conquérir la présidentielle aurait immédiatement dit : je repars !

Que dites-vous à ce moment-là ?
Je me protège, parce que je me dis que si je dois vivre pendant deux ans en état de candidate à la présidentielle, je vais devoir affronter tous ceux qui vont sortir leurs griffes. Je me protège et je dis : on verra. Alors que dans la dynamique politique il faut s’exprimer, il ne faut pas se protéger. Je ne dis pas cela pour refaire l’histoire, mais je ne voulais pas que l’on dise que ma présence au deuxième tour de l’élection présidentielle était un accident de l’histoire, une personne surgie de nulle part, un produit des sondages, un personnage secondaire de la vie politique et autres amabilités que j’ai entendues, y compris de la part de certains socialistes. Je ne pouvais pas arrêter. Cela m’a encouragée à rester, même si je savais que ce serait difficile et que les choses ne se déroulaient pas comme je l’avais voulu.

Comment l’expliquez-vous ? Etait-ce trop tôt d’avoir une femme au second tour de l’élection présidentielle en France?
C’est difficile à dire, mais si j’avais été un homme je n’aurais pas eu la majorité de l’appareil de mon parti contre moi. Et puis il y avait ce procès en incompétence que l’on faisait en permanence contre les femmes, qui a cessé depuis et qui a fait que les choses se sont retournées. En tant que femme, c’était plus dur d’ouvrir le chemin. Aux Etats-Unis, l’élection de Barak Obama a été une transgression extraordinaire. Peut-être que si Barak Obama avait été élu avant moi, la transgression de voter pour une femme en France aurait fait bouger les lignes.

En pensant à vous et à Hilary Clinton, on peut se demander si ce n’est pas un handicap ou en tout les cas une difficulté supplémentaire que d’être à la fois une femme politique de haut niveau et l’épouse ou la compagne d’un homme politique qui est au plus haut niveau ?
Non, parce que l’on partage beaucoup de choses et on comprend les contraintes. C’est plutôt un atout…

Dans votre livre, vous citez l’ancien Président du Brésil Lula, en soulignant le fait qu’il a persévéré à quatre reprises pour être élu, qu’il a analysé ce qui n’a pas marché et qu’il a beaucoup appris de ses erreurs jusqu’à la victoire. Et, vous, avez-vous fait des erreurs ?
Bien sûr et on apprend beaucoup de ses erreurs, notamment sur l’organisation d’une campagne. Si j’avais eu plus de soutien, ma capacité d’organisation en aurait été multipliée. Du moins cela a été utile pour la suite car le candidat socialiste de 2012, François Hollande en a fait l’analyse. Tout cela a été décrypté et a servi pour la victoire de 2012, et c’est tant mieux.

A Genève, votre intervention sera centrée sur le thème : « Réformer la France, réformer l’Europe ». Que faire pour réformer l’Europe qui est dans une impasse et pour réformer la France qui vit une période difficile ? Que manque-t-il à l’Europe et à la France ?
Il manque un désir d’avenir, une lisibilité de l’avenir et une espérance. C’est cela qu’il faut construire pour que les peuples d’Europe, dans leur diversité, se tournent collectivement vers un horizon commun. Il faut que cela soit encouragé, porté, fédéré, sur des thèmes comme l’écologie, l’énergie, l’esprit d’entreprendre, l’emploi, les biotechnologies et aussi sur la diversité, la culture et la jeunesse. Mais je vous en dirai plus lors de mon intervention !

La Suisse et la France traversent un moment difficile, sur le plan économique notamment. Comment faire pour que les relations entre nos deux pays soient moins tendues ?
Peut-être faut-il des projets culturels communs. Les peuples se comprennent mieux lorsqu’ils ont des projets communs qui les élèvent.

Et par rapport aux divergences en matière de fiscalité ?
Un rapprochement entre les deux pays peut se faire par l’esprit d’entreprendre.

Ségolène Royal prendra la parole au Club suisse de la presse, pour une intervention intitulée : « Réformer la France, Réformer l’Europe ». Villa La Pastorale, 106, route de Ferney, 1202 Genève. Jeudi 29 août à 16h30, dans le cadre de la Fête de la Communication.

Cet entretien sera également publié dans l’édition du 12 septembre 2013 du bimensuel suisse La Cité : www.lacite.info

4 h de bénévolat pour un concert

Initié par l’opérateur de téléphonie Orange, l’événement Orange RockCorps propose aux jeunes, dès 16 ans, d’offrir quatre heures de leur temps libre pour effectuer un travail bénévole de nettoyage, création, décoration ou de rénovation auprès d’associations locales ou de collectivités. Comme récompense, ils recevront une place pour assister au concert des artistes Youssoupha et DJ […]

Le feu de poubelles avait endommagé la façade d’une école : les incendiaires interpellés

MALAUNAY (Seine-Maritime). Le 9 juillet dernier, des feux de poubelles sur la voie publique avaient endommagé la façade de l’école Olivier Miannay, rue du docteur Leroy, à Malaunay. L’hypothèse d’un acte criminel avait été immédiatement retenu par les policiers lors des constatations. Le montant de la remise en état était évalué à 5000 euros par les services de la ville.

L’enquête confiée au groupe d’appui judiciaire du poste de police de Maromme n’a pas permis d’identifier les auteurs de ces feux de poubelles. Mais alors qu’ils travaillaient sur une autre affaire de vol par effraction commis dans un garage au Houlme où un scooter et deux vélos ont été volés (le scooter a été retrouvé incendié), les enquêteurs sont parvenus, par recoupements, à identifier un suspect.

Il dénonce ses camarades

Convoqué le 23 août, au commissariat de Maromme, l’adolescent âgé de 16 ans et demeurant à Malaunay a nié farouchement être l’auteur de ce vol par effraction. En revanche, il a indiqué aux policiers qu’il connaissait ceux qui ont mis le feu aux poubelles le 9 juillet. Selon lui, il s’agit de deux demi-frères âgés de 16 ans et domiciliés à Malaunay également. Ces deux-là ont été convoqués pour être auditionnés à leur tour et ont reconnu les faits. Ils ont précisé que celui qui les a dénoncés était avec eux ce jour-là. L’adolescent n’a pas nié.

Tous les trois sont convoqués devant le juge des enfants le 12 novembre.

Les policiers, eux, continuent leur enquête pour tenter de découvrir les auteurs du vol par effraction.

La voiturette percute un engin agricole : un blessé

Alors qu’elle dépassait un tracteur à l’arrêt sur la RD 22 au lieudit Les Mares à Saint-Victor-de-Chrétienville (Eure), une voiturette a percuté une machine à lin qui arrivait en sens inverse. Le conducteur de l’engin agricole a bien tenté d’éviter la petite voiture sans permis, mais il n’a pu éviter la collision.

Le conducteur de la voiturette âgé de 55 ans s’en sort pas trop mal, avec quelques blessures sans gravité. Il a été conduit à l’hôpital de Bernay tandis que les gendarmes de la communauté de brigades de Bernay ont procédé aux constatations d’usage.

La rentrée littéraire

Livres aux poids

Plus de 500 livres présentés pour cette rentrée littéraire ! Une spécificité bien française qui suscite l’indifférence chez nos voisins
européens. Des tonnes de papiers imprimés expédiés chez les libraires pour revenir dans quelques semaines au pilon. Ce petit voyage permet aux éditeurs de dégager de la trésorerie et par ce jeu
continuel d’aller et retour de la garder à fond perdu. Devant cette montagne de papier transpirant la sueur d’un petit ou grand écrivain, le lecteur ne peut se fier qu’aux critiques littéraires
ou à l’intuition magique de son libraire. En cette rentrée scolaire, les vendeurs sont plus préoccupés de vendre les manuels scolaires que de lire les aventures de Marie la douce sous sa douche.
On le comprend bien vite, seuls une dizaine d’ouvrages passera la barrière des cent. Pourquoi les éditeurs ne font plus leur travail de filtre et de recherche de talent ? Pour ne pas passer
à côté du nouveau Céline ? Pendant que la profession de libraire se mue progressivement en marchand de lessive et de papier, les écrivains se rêvent un avenir doré sous les cocotiers. Il
n’en sera malheureusement jamais rien, une fois achetés quelques livres pour l’entourage, ils auront peut être un jour l’immense bonheur de retrouver leur œuvre dans une solderie pour l’euro
symbolique. « Cette histoire n’est pas un conte. Je la tiens du très véridique M.C., le rédacteur en chef d’une publication qui se vend comme de petits pains dans tous les kiosques de France. Nous venions de parler d’un monsieur connu qui a eu sur ses vieux jours l’idée
originale de se prendre pour une boîte d’allumettes suédoises de sorte qu’il fuit tous les frottements de peur d’enflammer ses voisins » Alexandre Vialatte.
Ne cherchez pas dans la
pile, il n’y a pas en cette rentrée de nouveau Vialatte dans la production littéraire. La quantité ne donne pas toujours de la qualité.

Igor Deperraz

Les gagnants de Fleurissons Rouen 2013

Chaque année, la Ville organise le prix « Fleurissons Rouen » qui a pour but d’inciter les habitants à embellir leurs jardins, terrasses et balcons.

Ce concours a connu, une fois encore, un franc succès auprès des Rouennais que le jury a eu du mal à départager.

Les grands gagnants des sept prix sont :

  • Françoise Morin (prix de la diversité végétale)
  • Paul Ballue (1er prix catégorie Façades),
  • Jean-Luc Stravaux (2e prix catégorie Façades)
  • Jocelyne Delaval (3e prix catégorie Façades)
  • Françoise Morin (1er prix catégorie Jardins)
  • Marie-Thérèse Fournier (2e prix catégorie Jardins)
  • Pierre Schaller (3e prix catégorie Jardins)

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