« L’honnêteté est la meilleure politique. Si je perds mon honneur, je me perds. » William Shakespeare.

1999685423.JPGIl y a plusieurs façons de ne pas dire la vérité, notamment d’omettre de dire un certain nombre de choses.

 

Cela, notre collègue Catherine Morin-Desailly ne l’a pas souhaité.

 

Alors que depuis de nombreuses années elle mène un travail remarquable au Sénat et qu’elle était pressentie pour faire entendre nos idées aux prochaines élections en offrant aux Rouennais la possibilité d’une autre gestion municipale, elle a annoncé hier, que pour raisons de santé, elle ne pourrait pas porter la contradiction au Maire sortant.

 

La personnalisation à outrance de la vie politique sous la Ve République a beaucoup encouragé hommes et femmes politiques à mentir sur eux-mêmes ou leurs actions. On se souvient de la dissimulation de la maladie des présidents Pompidou et Mitterrand derrière de faux bulletins de santé attestant le caractère bénin d’un mal pourtant fatal. Catherine Morin-Desailly a su parler elle devant tous, de quelque chose d’intime, et avoir le courage de ne pas masquer et de promettre certaines choses qu’elle n’aurait peut-être pas pu tenir.

 

Au delà du combat personnel qu’elle mène aujourd’hui, sa vérité en appelle une autre : à ceux qui croiraient que parce qu’elle aurait quitté temporairement la scène, l’avenir leur serait plus radieux et les cieux plus prometteurs vers le siège du premier étage de l’Hôtel de Ville, ce n’est qu’unis que nous ne pourrons avoir la chance de nous mettre au service des Rouennais et conduire une autre politique plus solidaire, plus durable et plus proche des attentes de nos concitoyens. Toute autre voie ne serait que suicidaire et les Rouennais devraient nous en tenir tous pour responsables.

 

Pour le moment toutes nos pensées vont vers toi Catherine. On est avec toi aussi dans ce combat.

 

Nicolas Zuili.

 

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