Rentrée scolaire 2013 : Pour les syndicats, le ton a changé mais la prudence reste de mise

(fil-fax 06/09/13)

1097. CDEN archive - copieDans le primaire, le SNUipp-FSU de Seine-Maritime ferraille comme chaque année avec la Direction académique pour obtenir l’ouverture de classes dans des écoles élémentaires ou maternelles. « On ne nous annonce plus de fermetures mais des ouvertures, le ton a changé, mais le changement se fait attendre », commente la secrétaire du syndicat Sabine De Almeida. La Direction académique a donné pour l’instant son feu vert pour 31 ouvertures de postes pour 500 élèves supplémentaires inscrits dans les écoles de Seine-Maritime, souligne le SNUipp. A Saint-Etienne-du-Rouvray les deux classes de maternelles « débordent » avec 31 élèves chacune tandis que « 13 autres enfants sont à la porte », illustre la syndicaliste. Le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) devrait trancher vendredi sur ces tensions. L’UNSA Education de Haute-Normandie et son secrétaire régional Thierry Patinaux se félicitent quant à eux d’aborder cette rentrée « de l’apaisement après cinq années de sarkozysme ». Concernant la réforme des rythmes scolaires le syndicat reste prudent sur la qualité des activités périscolaires proposées. « Cette année et sans doute au cours des deux ou trois ans qui viennent le meilleur côtoiera le moins bon », prévoit le secrétaire. L’UNSA parie sur « un lissage des pratiques » vers des activités plus qualitatives « sous la pression des familles ». Pour scolariser les enfants de moins de trois ans le rectorat a alloué cette année 13 postes (dont 9 en Seine-Maritime et 4 dans l’Eure). Par ailleurs 19 postes (dont 13 en Seine-Maritime et 6 dans l’Eure) sont dédiés au dispositif “plus de maîtres que de classes“. « Il va falloir nécessairement aller plus loin », ajuste sur ce point Thierry Patinaux. En un mot, la réussite de la refondation repose largement pour l’UNSA sur la confiance faite au terrain. « Les modifications structurelles changeront peu les choses, si l’on ne rentre pas enfin dans une logique différente de l’injonction, de la consigne venue d’en haut, ou de la caporalisation », invite le responsable.

C’est un conflit de cette nature qui est semble-t-il à l’origine d’une grève au lycée Blaise Pascal à Rouen. Débutée jeudi, la grève est justifiée par une « impossibilité d’établir un dialogue constructif depuis un an avec la nouvelle direction », souligne sur place un professeur de mathématiques. Le mouvement ne surprend pas le secrétaire académique du SNES, Florian Lascroux. « Dans le secondaire, on est dans la continuité des années précédentes, sans aggravation mais sans amélioration non plus », estime-t-il. Et de pointer du doigt pêle-mêle le trop faible nombre de professeurs remplaçants, le trop petit nombre d’heures de travail en petits groupes dans les collèges, ou ces enseignants en poste à la fois sur deux ou trois établissements.

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