(fil-fax 10/09/13)
La direction de l’entreprise de maintenance aérienne Revima à Caudebec-en-Caux et les représentants du personnel ont convenu lundi d’organiser un referendum qui légaliserait dès cet automne le principe du travail non rémunéré afin de sauvegarder le site industriel. Cette consultation serait organisée « sous 10 jours », a indiqué lundi le directeur Olivier Legrand. Par ce moyen, il souhaite obtenir des « efforts » des 340 salariés pour redresser les comptes de l’entreprise. Majoritaire, la CGT refuse cette consultation qualifiée de « supercherie », a répliqué Joël Choulant, secrétaire du syndicat à Revima. Ce referendum ne devrait pas intervenir avant le jeudi 19 septembre.
Pour que l’accord soit validé les propositions de la direction devront recueillir 51% des voix. En échange d’heures supplémentaires non payées, de l’abandon de RTT ou de jours de congés, la direction propose des hausses garanties de salaires dans les trois années à venir (+1,6% en 2014, +2,5% en 2015, +2% en 2016) et des primes sur objectifs. L’entreprise n’a « pas de problème de trésorerie » et l’état de ses carnets de commandes « progresse depuis 2012 », insiste Olivier Legrand. Les pertes pourraient néanmoins atteindre 4,5 à 5M€ en 2013 alors que l’entreprise, dont le chiffre d’affaires devrait atteindre 50M€ en 2013, s’est engagée à les limiter à 3,4M€. L’accord sur les propositions permettrait selon la direction, de respecter un plan de redressement « déjà approuvé » en mars par la CGT et la CFE/CGC.