A Rouen, un agent ASVP pourrait-il bientôt en cacher un autre ?
Il se murmure en effet que d’ici quelques mois, la mairie souhaiterait expérimenter la vidéo-verbalisation. Autrement dit se servir des caméras de surveillance pour traquer voitures mal garées, conducteurs circulant dans les voies de bus ou encore automobilistes en train de griller un feu rouge. En gros, souriez, vous êtes verbalisés.
Le dispositif serait d’abord déployé au pourtour de la gare où il y a déjà des caméras de vidéosurveillance, mais ce qu’il y aurait de nouveau, c’est que dorénavant … il y aurait émission de PV. Quand on connait le refus de la Gauche municipale à installer de nouvelles caméras sur l’espace public pour ne pas froisser ses « alliés » EELV et à prendre en compte la sécurité des citoyens, on pourrait sourire à voir que pour faire rentrer de l’argent frais dans les caisses de la Ville, on serait prêt parfois à donner quelques coups de canif au contrat de PACS passé en mars 2008.
Concrètement, un agent assermenté constaterait l’infraction grâce à la vidéo et photographierait le véhicule afin d’identifier l’immatriculation et la marque. Les informations seraient ensuite transmises au Centre national de traitement de Rennes, qui dresserait un procès-verbal. Le propriétaire du véhicule recevrait l’amende quelques jours plus tard, un mois au maximum. La capture d’écran serait quant à elle conservée durant cinq ans, pour servir en cas de contestation». Le prix de l’amende «vidéo» devrait être identique aux PV classiques.
Avantage pour la municipalité : la mesure devrait permettre de simplifier et d’accélérer la procédure, donc de gagner en efficacité. Les fonctionnaires de police pourraient constater les infractions au Code de la route et verbaliser à distance les contrevenants, sans interception du conducteur.
Sans remettre en cause l’aspect sécurité routière de la mesure, on regrettera toutefois, si elle devait être confirmée, que l’on surverbalise une fois encore les conducteurs quand bien d’autres incivilités demeurent légion sur l’espace public et que cette municipalité est incapable d’y apporter remèdes au principe du fait qu’ils seraient liberticides.
En 2012, les recettes issues des amendes de polices ont augmentées de 300 000 € par rapport à 2011, les recettes de stationnement ont augmenté elles de 400 000 € en 2012 par rapport à 2011.