Avec la résidence Louis-Pergaud livrée au printemps à La Houssière, plus de 80 nouvelles familles viennent renforcer la dynamique d’un quartier en plein développement. Des salons de jardin au soleil, des plantations, des premières rencontres entre voisins… la résidence Louis-Pergaud ouverte en juin dernier est déjà bien vivante. Les maisons individuelles et logements superposés, en location ou en location-accession, ont très vite trouvé preneurs."Tout est loué, confirme Sébastien Métayer d’Habitat 76. Seul reste à attribuer un des neufs pavillons proposés en location-accession." Avec cette résidence, construite aux normes bâtiment basse consommation (BBC), La Houssière compte 83 nouvelles familles, venues d’autres quartiers stéphanais ou de villes alentours.
Comme Julie Cocagne qui a quitté son appartement au 4e étage à Grand-Couronne pour un rez-de-chaussée, rue de l’Argonne. C’est agréable d’avoir un bout de jardin quand trois enfants vivent à la maison. Petite, elle fréquentait l’école André-Ampère. Elle reconnaît qu’elle a un peu hésité à revenir dans ce quartier, "mais il a beaucoup changé, franchement ça me plaît bien".
Rue du Rouergue, Patricia Girard et Tony Jovelin avaient besoin d’un pavillon pour faciliter la vie de leur fils handicapé. "C’est calme", apprécie Tony Jovelin. Il travaille dans l’industrie et vient de Sotteville-lès-Rouen mais connaît bien le quartier où il avait des amis quand il était plus jeune. Il se souvient des terrains vagues, et d’un grand repas entre voisins. "Il faudrait en refaire", espère-t-il. Sa compagne juge qu’ "à Saint-Étienne-du-Rouvray, les tarifs sont accessibles" mais regrette la faible desserte en bus : "Le 42 passe toutes les demi-heures, ce n’est pas suffisant." Sylvie, qui s’est installée au lotissement du Pré de la Roquette l’an dernier, voit le quartier se développer : "À mon avis, cela décharge le centre-ville. Ici, on n’est pas les uns sur les autres."
Depuis juin, de nouveaux enfants ont pris le chemin de l’école Louis-Pergaud. "Cela nous a apporté beaucoup d’enfants, se réjouit Sylvie Dehornois, la directrice. C’est agréable d’avoir toutes ces nouvelles familles." À la rentrée, une classe a été ouverte en élémentaire dans cette école qui perdait des élèves il y a quelques années. Il en faudrait encore une autre en maternelle : "Toutes les classes sont au maximum des effectifs, explique la directrice. Et nous avons une liste d’attente d’enfants de 3 ans et 2 ans."
Avec tous ces enfants, nul doute que l’aire de jeux, ouverte par la Ville dans la cour de l’école et accessible aussi en dehors des temps de classe, sera bien fréquentée.
Le développement du quartier se mesure aux effectifs de l’association du centre social de La Houssière : chaque année, elle enregistre de nouveaux enfants inscrits à l’accompagnement scolaire, et de nouveaux parents dans les activités. "Les gens viennent par le bouche à oreille, note Emmanuel Sannier, le directeur. Mais il y a aussi des événements, la Fête du Sud, ou la foire à tout que nous avons faite en juin, qui permettent de prendre contact."