Chaise musicale.

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Nous nous en étions déjà fait l’écho, et avions interpellé plus d’une fois la municipalité à ce sujet. Sans en faire aucun chou gras, comme le laisserait supposer Paris Normandie dans son édition d’hier, nous nous étions simplement interrogés sur une méthode et non pas sur le fond d’un litige opposant l’ancien directeur du Hangar 23 à son employeur, en l’occurrence la Mairie de Rouen.

 

Des faits précis ont été reprochés à Ahmed Merghoub, il ne nous appartient pas ici de juger d’une affaire tranchée par le la deuxième chambre de la Cour Administrative d’Appel de Douai qui a rendu son jugement le 3 juillet 2012 : La Ville a perdu en appel, la décision du Tribunal Administratif de Rouen du 15-03-11 est confirmée(à savoir l’annulation du licenciement) Le licenciement d’Ahmed Merghoub est annulé, et la ville de Rouen a été condamnée à lui verser des indemnités au titre de l’article L.761-1 du Code de Justice Administrative.
 

Pour autant, le harcèlement dont semblait faire part la Ville dans le suivi de cette affaire nous est apparu trouble et dangereux, et cela ne pouvait continuer plus avant, sauf à laisser planer l’odeur d’un règlement de comptes.

 

Pression oblige, ou la nécessité de calmer les nombreux soutiens d’Ahmed Merghoub qui sont aussi des électeurs, Paris Normandie nous apprend donc dans son édition d’hier, que l’ancien directeur placardisé au Centre Pélissier depuis plus d’un an à travailler sur une vague mission de coopération décentralisée avec la ville portuaire de Bejaia… en Algérie, glisserait donc de la rive gauche à la rive droite… comme conseiller artistique à l’Opéra de Rouen..

 

Une mission d’ailleurs pas très claire, puisque le directeur de l’Opéra lui même nous dit : « Nous n’avons pas concrétisé vraiment, … mais, je compte lui confier une mission de conseiller artistique, portant en particulier sur certains aspects de la programmation danse et sur une partie de la programmation de l’auditorium Corneille ». On sent dans cette histoire Frédéric Roels un peu pris de court. Un peu comme si on lui refilait via la Région une patate chaude qu’on ne sait plus gérer, et pour laquelle on ne voudrait pas essuyer les plâtres lors d’élections pas si lointaines.

 

Au delà d’un « coup », la ville qui continuera malgré tout à payer le salaire de son ancien directeur, rentre dans le rang et s’honore à lui trouver enfin une fonction dans ses cordes. Pour autant il aura fallu du temps, et on s’interroge à savoir comment elle compte expliquer cela aux salariés du Hangar derrière lesquels elle s’était réfugiée jusqu’ici pour justifier cette mise à l’écart et sa non réponse à nos interrogations. Pourtant tout aurait été tellement plus simple si on avait su accompagner le départ de l’ancien directeur vers d’autres cieux sans vouloir s’acharner…

 

Oui les élections ont leurs raisons, mais pas sûr qu’ils s’en contentent.

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