Il frappe le contrôleur
A l’origine donc de ce « mouvement spontané », l’agression d’un contrôleur dans un train assurant la liaison Le Havre – Paris. Les faits sont survenus lundi 11 novembre, à 19 h 13, peu après que le train a quitté la gare du Havre. Un contrôleur a demandé son billet a un voyageur. Ce dernier en étant dépourvu il s’est vu alors signifier par l’agent qu’il allait être verbalisé. A cet instant, l’usager, un homme de 35 ans, s’est énervé et aurait donné un coup de poing au contrôleur.
L’agresseur a été interpellé en gare d’Yvetot, par les gendarmes. Il était toujours en garde à vue ce mardi à midi. Il devrait être déféré demain mercredi au parquet de Rouen pour être jugé en comparution immédiate.
Des bus mis en place
Au cours de son audition, l’agresseur présumé aurait « expliqué avoir ainsi réagi par peur d’être frappé par le contrôleur« , indique-t-on de source judiciaire. Une version contredite par la victime et les témoins de la scène qui ont été entendus par les enquêteurs.
Comme désormais à chaque fois, les contrôleurs de Haute et Basse-Normandie ont réagi immédiatement en exerçant leur droit de retrait. Ce matin, de nombreux trains ont eu des arrêts supplémentaires provoquant ainsi d’importants retards. « Tout le monde est mobilisé dans les gares pour essayer de conseiller les voyageurs », indique le porte-parole de la direction. La SNCF a mis en place des autobus afin de permettre aux usagers de se rendre à leur destination initiale. « Cette agression, que la SNCF condamne, a suscité une légitime émotion », souligne-t-il.
Reste à savoir combien de temps va durer ce mouvement ? « Il s’agit d’un mouvement spontané, nous n’avons aucune lisibilité », indique le porte-parole de la direction.
Un numéro spécial est mis en place pour tenir informé les usagers de l’évolution du trafic : 0825 000 276 (jusqu’à 20 heures)
Des informations sont également disponibles sur le site SNCF Direct ou sur TER mobile (application pour smartphone)