S’engager pleinement contre le réchauffement climatique.

537521main_earth_pacific_full.jpg190 pays sont réunis à Varsovie pour la 19ème conférence climat de l’ONU qui vise à contenir le réchauffement de la planète.

 

un nouveau record de concentration des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote -, premiers responsables du réchauffement climatique, a été battu en 2012. Les émissions mondiales de GES atteindront environ 59 milliards de tonnes d’ici à 2020, soit 8 à 12 milliards au-dessus des objectifs. Or on estime qu’il faudrait réduire ces émissions de 14% avant cette date pour contenir la hausse sous les 2 °C d’ici à la fin du siècle.

 

La plupart des experts s’accordent pour estimer que le réchauffement climatique devrait s’accompagner d’un accroissement des catastrophes naturelles: cyclones plus puissants, multiplication des sécheresses et inondations. Le super typhon Haiyan qui s’est abattu sur les Philippines a atteint une intensité encore jamais mesurée à ce jour sur des cyclones ayant touché terre depuis qu’existent les relevés météorologiques

Varsovie lance deux années de négociations qui doivent déboucher en 2015, à Paris, à un accord global, ambitieux et légalement contraignant de réduction de GES, qui entrerait en vigueur à partir de 2020.
Pour l’heure, le seul texte limitant les GES est le protocole de Kyoto, mais il ne concerne que les pays industrialisés, à l’exception notable des Etats-Unis qui ne l’ont jamais ratifié, et ne couvre désormais que 15% des émissions totales. Le prochain accord, qui prendra le relais du Protocole de Kyoto en 2020, doit embarquer les Etats-Unis, et les grands émergents dont la Chine, premier pollueur au monde.

 

Alors que la crise économique a effacé l’enjeu climatique, nos collectivités locales ont leur rôle à jouer. Acteurs essentiels de la lutte contre l’effet de serre, leurs décisions d’équipement prises (aménagement, urbanisme, transport…) au titre du patrimoine qu’elles gèrent (bâtiments, éclairages publics…) comme les activités pour lesquelles elles assurent une compétence de gestion (transports, déchets, chauffages urbains…), ont pour effet de générer plus de 12% des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES), soit une soixantaine de millions de tonnes éq.CO2 par an. C’est dire qu’il y a là une marge de manoeuvre, comme un effet levier pour servir d’exemple aux particuliers.

Introduits par le Plan Climat 2004, les Plans Climat Territoriaux (PCT) permettent à chaque collectivité locale qui le souhaite d’établir sa stratégie climatique. Avant de définir ses actions, la collectivité doit commencer par quantifier les émissions faites depuis son territoire.

 

A Rouen, le seul et unique bilan carbone fait par l’actuelle municipalité date de février 2010 sur un comptage de 2008. Porté par notre collègue Guillaume Grima, débarqué depuis, aucune nouvelle étude n’a été mise en place pour voir l’évolution de nos pratiques et quantifier l’impact des rares décisions prises,  depuis son non remplacement par Christine Rambaud. Si nous l’avons régulièrement demandé, aucun chiffre ne nous a jamais été fourni, la municipalité se réfugiant derrière un agenda 21 plus que timide et peu imaginatif, plus axé sur la communication que sur l’action.

 

A la CREA, du retard également à l’échelle du territoire, puisque le Plan Climat Energie Territorial est toujours en construction, quand la loi Grenelle prévoyait que les agglomérations et villes  qui comptent plus de 50 000 habitants devaient se doter d’un plan climat-énergie territorial (PCET) avant le 31décembre 2012, avec pour objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

A l’heure où les compteurs s’affolent, lutter contre le réchauffement climatique devient plus que nécessaire et demande de l’action plutôt que de la communication avec deux objectifs :

– l’atténuation, en limitant l’impact du territoire sur le climat en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la perspective du facteur 4 (diviser par 4 ces émissions d’ici 2050) ;

 

– l’adaptation, en réduisant la vulnérabilité du territoire puisqu’il est désormais établi que les impacts du changement climatique ne pourront plus être intégralement évités.

 

Un sujet en tout cas qui ne pourra être absent des propositions qui seront faites pour la ville dans les années à venir, et pour lequel nous partageons une expérience et une conviction : la nécessité d’inventer une ville nouvelle et de réconcilier les Rouennais avec leur environnement et leur cadre de vie. Au travers de Rouen, et de l’agglomération, c’est participer à un défi mondial qu’il nous revient de relever ensemble, celui d’une nouvelle modernité, réconcilié avec la planète, en inventant dans l’urgence, un projet et une vision pour notre ville.

 

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