Lundi 11 novembre / Grand Quevilly – 11h15 : commémoration de l’Armistice de la Première Guerre mondialePlace Gabriel-Péri, puis devant le Monument aux Morts de la ville, Mémorial d’où surplombent les trois lettres de pax, j’ai retrouvé Marc Massion, les élus municipaux, les représentants des associations patriotiques, de nombreux habitants ainsi que les deux jeunes élèves de CM2 qui ont lu un poème d’Apollinaire et l’Ensemble vocal qui a interprété l’hymne national. Nous étions nombreux pour ce moment de recueillement en mémoire des victimes de la guerre 14-18 et de tous les morts pour la France. Jeudi dernier, le chef de l’État a ouvert l’année des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, « un grand moment de mémoire » et « une blessure à jamais inscrite dans notre récit national ». En cette journée et durant cette année, notre devoir collectif est d’honorer la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour la France et ses valeurs dans ce conflit qui se déclencha, à l’été 1914, entre les puissances de la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et celles de la Triple-Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie), avant de devenir le premier conflit mondial. À l’issue de la cérémonie, dans son discours à l’hôtel de ville, le maire a souligné avec force trois dates : « La mobilisation générale, le 1er août. La déclaration de guerre, le 3 août. Mais avant, le 31 juillet, la guerre avait fait sa première victime : Jean Jaurès ». Nous qui vivons en citoyens libres dans une Europe en paix sommes les débiteurs de ces aînés dont la bravoure, l’engagement, les sacrifices, l’héroïsme, méritent l’hommage de la nation rassemblée. Restitué dans le temps long, le conflit qui se déroula durant un peu plus de cinquante mois, entre le 3 août 1914 et le 11 novembre 1918, dévoile combien il a changé si profondément et si durablement la France et l’Europe. 9 millions de morts, 21 millions de soldats gazés ou mutilés et de gueules cassées. Dans notre pays, les familles furent frappées dans leur chair par les drames qui se nouaient dans la boue et les tranchées : plus d’un million et demi de tués, plus de trois millions de blessés, 800 000 veuves, un million d’orphelins. Ces données prennent toute leur réalité, concrète, effroyable, à la lecture des noms inscrits sur les Monuments aux Morts de nos communes, sur lesquels ils figurent parfois à plusieurs reprises pour évoquer le père, un ou plusieurs fils, un ou plusieurs oncles. Là se trouve pour une large part le ressort de la transmission, en particulier auprès des plus jeunes, dans la restitution de la vie vécue par les soldats au front, mais aussi par les femmes au rôle décisif, dont cette guerre modifia tout le temps qu’elle dura le rôle dans la vie économique et sociale, dans les usines ou à la tête des exploitations agricoles, mais qui, une fois achevés les combats, durent attendre près d’un quart de siècle pour disposer du droit de vote. Les nombreux événements, initiatives, expositions qui vont rythmer le centenaire national – telle la grande collecte d’objets et d’archives privés auprès de tous les Français lancée par les Archives nationales et la BNF – vont enrichir notre mémoire nationale et éclairer les générations futures. Parallèlement, il y a l’indispensable travail des historiens dont la rigueur des travaux et la profondeur des analyses sont un rempart face à la brume que déploie le temps qui passe : « [Le devoir de l’historien] n’est pas seulement de rectifier les erreurs qui peuvent être diffusées par les grands vecteurs de communication, dit Pierre Nora, qui dirigea « Les Lieux de mémoire » publiés entre 1984 et 1992, mais de faire comprendre la différence des temps et des mentalités. » C’est l’étude de l’histoire qui permet de restituer les ruptures fondatrices qui se décidèrent lors des batailles de la Marne, à Verdun ou sur le Chemin des Dames, comme l’idée d’une paix universelle dont la Société des Nations (SDN) sera la traduction. Elle aussi qui permet de comprendre les causes profondes d’un tel conflit, de sa démesure, depuis les braises toujours vives de 1870 à l’affrontement entre États-nations et Empires pour fixer la forme politique de l’âge qui vient. Oui, cette journée est celle de l’hommage de la nation à ceux qui ont combattu pour elle. C’est pourquoi les désordres commis par des extrémistes, notamment du « Printemps français », lors des cérémonies officielles du 11-Novembre à Paris sont une insulte inacceptable et injustifiable à notre mémoire nationale et à ceux qui ont donné leur vie pour la patrie. Tous les partis républicains ont le devoir de condamner ces actes lamentables de la façon la plus solennelle et la plus claire.
A chateaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, lors des cérémonies commémoratives, le député-maire Bernard Reynès, l’un de ses adjoints et un conseiller municipal ont été grièvement blessés par un individu. À ce collègue parlementaire et à ces élus victimes d’une agression intolérable, j’adresse tous mes voeux de prompt et complet rétablissement.
Samedi 9 novembre / Elbeuf – 11h : cérémonie d’hommage au Général de Gaulle En présence d’élus de plusieurs communes voisines, avec Djoudé Merabet, maire d’Elbeuf, nous nous sommes retrouvés en ce jour anniversaire de la disparition, le 9 novembre 1970, de l’homme de l’Appel du 18-Juin et du fondateur de la Vème République. Ensemble, nous avons déposé les gerbes et observé une minute de silence devant le Monument aux Morts sur la place Aristide-Briand, avant d’entendre le discours de M. Manteau, Président du Comité du souvenir du Général de Gaulle, d’entonner la Marseillaise, de saluer les porte-drapeaux.J
eudi 7 novembre / Grand Quevilly – 14h : pose de la première pierre résidence Les Villas Kennedy Le 25 octobre dernier, ici-même, j’effectuais une visite des chantiers en cours. Celui qui nous a réunis ce jeudi, en présence d’élus de la commune et d’habitants du quartier ainsi bien sûr que des responsables du bailleur, de l’architecte, de l’entreprise et des corps de métiers chargés du projet, a pour objectif de clore la rénovation du quartier Kennedy. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog cet ambitieux projet de démolition-reconstruction, mené depuis plusieurs années et qui s’inscrit dans la politique municipale pour le logement régulièrement entretenu et rénové, ainsi que l’a rappelé le maire. La fin du chantier est prévue pour fin 2014, mais d’ores et déjà 80% des logements ont trouvé preneurs. Il faut dire que le lieu de résidence, à proximité du métro et des commerces, est particulièrement attractif.
eudi 7 novembre / Grand Quevilly – 14h : pose de la première pierre résidence Les Villas Kennedy Le 25 octobre dernier, ici-même, j’effectuais une visite des chantiers en cours. Celui qui nous a réunis ce jeudi, en présence d’élus de la commune et d’habitants du quartier ainsi bien sûr que des responsables du bailleur, de l’architecte, de l’entreprise et des corps de métiers chargés du projet, a pour objectif de clore la rénovation du quartier Kennedy. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog cet ambitieux projet de démolition-reconstruction, mené depuis plusieurs années et qui s’inscrit dans la politique municipale pour le logement régulièrement entretenu et rénové, ainsi que l’a rappelé le maire. La fin du chantier est prévue pour fin 2014, mais d’ores et déjà 80% des logements ont trouvé preneurs. Il faut dire que le lieu de résidence, à proximité du métro et des commerces, est particulièrement attractif.
Lundi 4 novembre / Canteleu – 16h30 : « un-e artiste, un collège » Au collège du Cèdre, j’ai participé à la signature de la convention entre l’Etat, représenté par le préfet Maccioni, le Département par le président Marie et le Rectorat, représenté par M. Carrière, Directeur académique des services de l’Éducation nationale. L’idée est aussi belle que simple : permettre à un-e artiste de travailler avec les élèves d’une classe et à ceux-ci, avec un enseignant, de s’enrichir du regard sur le monde que procure l’art. Concrètement, en 2013-2014, 14 établissements seino-marins vont accueillir une résidence artistique. Celle-ci se déploiera au cours de l’année scolaire avec trois temps : la création dédiée à l’artiste et à son travail en lien avec un-e professeur-e, l’action avec les élèves et la communauté éducative, enfin le temps de l’ouverture à un plus large public, dans l’etablissement ou à l’extérieur. Par exemple, au collège de Canteleu, c’est Julie Barcilon de la compagnie Lisa Klax qui a présenté son projet artistique : un atelier théâtre sur le thème du sentiment amoureux en lien avec l’étude de Romeo et Juliette, complété par la réalisation d’un blog sur les clichés et les préjugés, ainsi que d’une boite à lettres pour recueillir témoignages et suggestions, dans la tradition de la correspondance, l’ensemble du projet se concevant et se concrétisant en lien avec l’enseignante de Lettres. C’est une belle initiative qui complète le CRED signé en 2006 entre l’Académie et le Département.
Lundi 4 novembre / Rouen – 9h30 : séance plénière du conseil régional De cette séance, la première présidée par le nouveau Président de la Région, Nicolas Mayer-Rossignol, et des orientations budgétaires pour 2014, que retenir concrètement et utilement pour les Haut-Normands ? L’engagement de ne pas augmenter la fiscalité régionale, qu’il s’agisse de la carte grise ou de la taxe sur le permis de conduire qui demeurera à zéro euro comme c’est le cas depuis douze ans. C’est un point important du budget 2014 qui sera débattu par l’assemblée régionale en décembre. La gestion sérieuse des finances régionales, la volonté de respecter les engagements pris avec les habitants en 2010 et la détermination de la majorité régionale à agir pour sortir de la crise en matière d’emploi, de soutien aux entreprises et aux infrastructures d’intérêt général se conjuguent en faveur des principales priorités suivantes : le ferroviaire avec la LNPN, l’entretien permanent du réseau TER et le développement de la nouvelle billetterie Atoumod ; les énergies nouvelles, notamment marines, avec un soutien de la collectivité aux aménagements nécessaires – surtout en matière portuaire -, à l’accueil des entreprises, à la formation et à l’anticipation des métiers en tension ; le soutien aux entreprises, et d’abord aux PME et aux ETI via le partenariat renforcé avec Bpifrance, et la structuration des filières économiques en activant les leviers de la recherche et de l’innovation (un pas de plus est franchi avec l’encouragement aux initiatives et projets inter-filières et avec l’élaboration d’un pôle d’excellence régional au coeur du technopôle du Madrillet) ; l’aménagement numérique du territoire avec une décision forte : la Région consacrera 225 millions d’euros sur quinze ans aux projets des territoires et notamment à leur accès au très haut débit. la mise en place d’un CPIER, contrat de projet inter-régional Etat-Régions pour la Vallée de la Seine EG ses projets, ainsi que l’anticipation du transfert de la gestion des fonds européens (FEDER, FEADER, une part du FSE) aux Régions dans le respect des priorités fixées pat l’Union européenne et pour une plus grande proximité-réactivité.